Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

02 mai 2015

Peu convainquant

  • Comment les détenus ont-ils pu avoir eu accès à des ordinateurs et des téléphones cellulaires aussi facilement à l’intérieur de la prison?
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 11 juin 2014.)

Comment les détenus ont-ils pu avoir eu accès à des ordinateurs et des téléphones cellulaires aussi facilement à l’intérieur de la prison?

Comment les détenus ont-ils pu avoir eu accès à des ordinateurs et des téléphones cellulaires aussi facilement à l’intérieur de la prison?

  • L’interdiction de vol, obtenue par la ministre, au-dessus de certains établissements semble un expédient peu convainquant.

Convainquant est le participe présent du verbe convaincre; nous n'avons pas affaire ici à un verbe, toutefois, mais à l'adjectif convaincant, qu'il est possible de mettre au féminin ou de remplacer par un autre adjectif :

L'interdiction de vol semble une mesure peu convaincante.

L'interdiction de vol semble un expédient peu efficace.

Il fallait écrire :

L’interdiction de vol, obtenue par la ministre, au-dessus de certains établissements semble un expédient peu convaincant.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Dur atterrissage » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/410593/lise-theriault-et-l-evasion-d-orsainville-dur-atterrissage

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 16:11 - Langue et traduction - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 avril 2015

Il visait de renforcer...

  • Quand le gouvernement Marois a présenté le projet de loi 14, qui visait notamment à étendre la francisation aux entreprises de 26 à 49 employés, de renforcer l’utilisation du français dans les organismes gouvernementaux ou encore de retirer aux militaires francophones le droit d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise, les libéraux s’y sont opposés catégoriquement.
    (Michel David, dans Le Devoir du 30 avril 2015.)

Le projet de loi 14 visait notamment à étendre..., à renforcer... et à retirer... À mon avis, la conjonction ou n'a pas sa place ici, un projet de loi ne proposant pas un choix de mesures :

Quand le gouvernement Marois a présenté le projet de loi 14, qui visait notamment à étendre la francisation aux entreprises de 26 à 49 employés, à renforcer l’utilisation du français dans les organismes gouvernementaux et à retirer aux militaires francophones le droit d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise, les libéraux s’y sont opposés catégoriquement.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Une occasion en or » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/438750/une-occasion-en-or

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 avril 2015

Dans les semaines suivantes au drame

  • Le président de cette entreprise nationalisée dans les semaines suivantes au drame a formulé un acte de contrition pour accompagner la confidence suivante : 400 tonnes d’eau contaminée entamaient quotidiennement les entrailles du Pacifique.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 8 août 2013.)

Deux observations :

  1. On peut très bien écrire dans les semaines suivantes, sans complément, ou dans les semaines suivant le drame, mais la construction dans les semaines suivantes au drame me semble pour le moins inusitée. De toute manière, il faudrait éviter la répétition.
  2. Une confidence ne se fait pas en public, mais sous le sceau du secret.

Je proposerais :

Le président de cette entreprise, nationalisée quelques semaines après le drame, a formulé un acte de contrition pour accompagner l'aveu suivant : 400 tonnes d’eau contaminée entamaient quotidiennement les entrailles du Pacifique.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« L'eau contaminée de Fukushima dans la mer – Les irresponsables » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/384615/les-irresponsables

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 avril 2015

Difficile

  • La situation est tout aussi difficile dans de nombreux villages difficiles d’accès qui attendent toujours l’arrivée de secouristes ralentis par des glissements de terrain.
    (Karl Rettino-Parazelli, dans Le Devoir du 28 avril 2015.)

Je suggérerais :

La situation est tout aussi difficile dans de nombreux villages peu accessibles qui attendent toujours l’arrivée de secouristes ralentis par des glissements de terrain.

  • Ce nouvel engagement du gouvernement s’ajoute aux mesures annoncées au cours de la fin de semaine, soit une aide humanitaire initiale de 5 millions de dollars et l’envoi de l’équipe d’intervention en cas de catastrophe dans la région touchée par la catastrophe naturelle.

La précision est superflue dans le contexte :

[...] et l'envoi de l'équipe d'intervention en cas de catastrophe dans la région touchée par la catastrophe naturelle.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Chaos humanitaire à Katmandou » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/438503/chaos-humanitaire-au-nepal

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 avril 2015

Ça compte

  • Le secteur compte quelque 750 élèves qui sont admissibles à l’éducation de langue française. L’école en compte 350, alors que le bâtiment aurait une capacité de moins de 200 inscrits.
    (Philippe Orfali, dans Le Devoir du 25 avril 2015.)

On pouvait éliminer la répétition :

Le secteur compte quelque 750 élèves qui sont admissibles à l’éducation de langue française. L’école en reçoit 350, alors que le bâtiment aurait une capacité de moins de 200 inscrits.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Un cas qui fera école » : http://www.ledevoir.com/societe/justice/438389/droits-linguistiques-un-cas-qui-fera-ecole

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]


26 avril 2015

Lilian Renault et... l'opéra

  • [...] Lilian Renault, un jeune fromager français âgé de 23 ans, dont la voix se prête très bien à l'opéra [...]
    (Le Soleil, texte mis à jour le 26 avril 2015 à 16 h 7.)

J'avais un souper de famille hier soir, et au cours de la conversation quelqu'un a mentionné qu'un jeune homme de Saint-Raymond, David Thibault, participait à la finale du concours The Voice, en France. Passons rapidement sur le ridicule d'une émission française affublée d'un titre anglais. Je suis originaire de Saint-Raymond de Portneuf, et de même que je suis fière de Luc Plamondon sans aimer particulièrement ses chansons, je suis fière de David Thibault, 17 ans, dont je ne connais l'existence que depuis quelques heures.

Il est plutôt beau garçon, tout comme le vainqueur du concours. Mais j'aimerais faire deux observations : tout d'abord, le gagnant ne s'appelle pas Lilian Renault, mais Lilian Renaud, ainsi qu'on peut le voir, entre autres, en se rendant à son site Facebook. Ensuite, même si le candidat couronné a une jolie voix (j'ai profité de ma visite pour écouter son enregistrement d'Octobre, de Francis Cabrel), il faut vraiment, d'après ce que j'ai entendu, ne rien connaître à l'opéra pour oser le rapprochement que s'est permis le ou la journaliste. Je n'émets pas ici de jugement de valeur, mais la voix de Lilian Renaud, comme celle de David Thibault d'ailleurs, n'est pas celle d'un chanteur d'opéra. Foi d'une ancienne choriste d'Opera Lyra.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« David Thibault s'incline en finale de The Voice » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/television-et-radio/201504/25/01-4864445-david-thibault-sincline-en-finale-de-the-voice.php

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 17:33 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 avril 2015

Attaques virulentes d'un journaliste virulent

  • Toutes ces femmes se sont tenues debout [...] devant les attaques virulentes des journalistes mâles, dont le fondateur du Devoir, Henri Bourassa, était peut-être le plus virulent [...]
    (Lise Payette, dans Le Devoir du 25 avril 2015.)

On aurait pu écrire, par exemple :

Toutes ces femmes se sont tenues debout [...] devant les attaques mordantes des journalistes mâles, dont le fondateur du Devoir, Henri Bourassa, était peut-être le plus virulent [...]

  • Ces meneurs — tous mâles — de la farouche opposition au droit de vote des femmes n’ont pas hésité à encourager un autre groupe de femmes, plus conservatrices et plus soumises, à s’opposer farouchement à la lutte des suffragettes de l’époque, ces méchantes féministes qui faisaient si peur au monde.

Je suggérerais peut-être :

Ces meneurs — tous mâles — de l'opiniâtre opposition [ou de l'opposition opiniâtre] au droit de vote des femmes n’ont pas hésité à encourager un autre groupe de femmes, plus conservatrices et plus soumises, à contrecarrer farouchement la lutte des suffragettes de l’époque, ces méchantes féministes qui faisaient si peur au monde.

Ces meneurs — tous mâles — de la farouche opposition au droit de vote des femmes n’ont pas hésité à encourager un autre groupe de femmes, plus conservatrices et plus soumises, à contrecarrer avec opiniâtreté la lutte des suffragettes de l’époque, ces méchantes féministes qui faisaient si peur au monde.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« 75 ans de lutte continue » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/438349/75-ans-deja

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 avril 2015

Il signale qu'on y recoure...

Il recoure, il recourt; recourir, troisième personne du singulier du présent de l'indicatif; grammaire française; conjugaison; orthographe.

  • Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), on signale que cette arme est utilisée depuis 2010 et qu’on y recoure dans plusieurs autres corps municipaux.
    (Isabelle Porter, dans Le Devoir du 28 mars 2015.)

La forme recoure correspond à la première ou à la troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe recourir; c'est cependant la troisième personne du présent de l'indicatif qu'il fallait employer ici :

Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), on signale que cette arme est utilisée depuis 2010 et qu’on y recourt dans plusieurs autres corps municipaux.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« "Il ne faut pas leur donner raison" » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/435777/titre-il-ne-faut-pas-leur-donner-raison?utm_source=infolettre-2015-03-28&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 avril 2015

En contradiction de

En contradiction de, en contradiction avec.

  • Au fond, il s’agissait d’une suspension de la démocratie française comparable à celle de Nicolas Sarkozy, en 2007, lorsqu’il a signé le Traité de Lisbonne en contradiction de la volonté d’un électorat qui avait nettement rejeté la Constitution européenne en 2005.
    (John R. MacArthur, dans Le Devoir du 2 mars 2015.)

Je ne trouve pas en contradiction de dans les dictionnaires, mais en contradiction avec :

Être en contradiction avec soi-même, avec ses principes. (Petit Robert, à l'article « contradiction ».)

Doctrine, institution, pratique nouvelle (religieuse, morale, politique) en contradiction avec la tradition, les idées reçues. (Petit Robert, définition de « nouveauté ».)

Toutefois cette décision est en contradiction avec l'usage des meilleurs écrivains. (Littré dans le Grand Robert, à l'article « davantage ».)

Menacés de chômage par la « force de frappe », les militaires traditionnels ont réclamé et obtenu leur petite panoplie nucléaire en contradiction avec la doctrine de la dissuasion, puisqu'elle ne peut servir qu'à l'escalade. (Science et Vie dans le Grand Robert, à l'article « escalade ».)

Invariablement le fond de l'air est en contradiction avec la température : si elle est chaude, il est froid, et l'inverse. (Flaubert dans le Grand Robert, à l'article « fond ».)

[...] ils ne resteraient pas, trois jours, sur leurs trônes, s'ils étaient en contradiction avec cet état moral. (Goncourt dans le Grand Robert, à l'article « souverain ».)

C'était l'époque où je t'accablais de mes moqueries, où je m'acharnais à te mettre en contradiction avec tes principes... (Mauriac dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « contradiction ».)

En inventant, je risquais de me mettre en contradiction avec des faits matériels connus, et de me discréditer... (Romains dans le Trésor, à l'article « inventer ».)

À votre âge, il ne déplaît pas de se trouver en contradiction avec la lettre, au nom de l'esprit. (Bernanos dans le Trésor, à l'article « lettre ».)

D'après le résultat de mes recherches, il fallait écrire :

Au fond, il s’agissait d’une suspension de la démocratie française comparable à celle de Nicolas Sarkozy, en 2007, lorsqu’il a signé le Traité de Lisbonne en contradiction avec* la volonté d’un électorat qui avait nettement rejeté la Constitution européenne en 2005.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 26 avril à 20 h 45, je vois que la correction a été apportée.

« Démocratie de gare » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/433230/democratie-de-gare

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2015

La journée qu'ils ont pris

  • La Fraternité des policiers et policières de Montréal est restée muette dimanche, au lendemain de la journée de maladie qu’ont pris plus d’une centaine de policiers.
    (Laura Pelletier, dans Le Devoir du 28 juillet 2014.)

Ce n'est pas la journée de maladie qui a pris les policiers, mais les policiers qui ont pris une journée de maladie. Le participe passé employé avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct lorsque celui-ci est placé devant le verbe :

La Fraternité des policiers et policières de Montréal est restée muette dimanche, au lendemain de la journée de maladie qu’ont prise plus d’une centaine de policiers.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Un geste "totalement irresponsable" » : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/414519/coderre-accuse-mais-la-fraternite-des-policiers-reste-muette

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [4] - Permalien [#]

21 avril 2015

Le SPVM ou sa crédibilité?

  • De son côté, le SPVM [Service de police de la Ville de Montréal] a perdu une telle crédibilité aux yeux d’une grande partie de la population depuis le printemps érable qu’il lui faut prouver qu’elle n’a pas pour seule jauge le deux poids, deux mesures.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 30 août 2014.)

Ce n'est pas la crédibilité perdue ni la population qui ne doit pas avoir pour seule jauge le deux poids, deux mesures :

De son côté, le SPVM a perdu une telle crédibilité aux yeux d’une grande partie de la population depuis le printemps érable qu’il lui faut prouver qu’il n’a pas pour seule jauge le deux poids, deux mesures.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Bravo, mais... » : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/417235/saccage-a-l-hotel-de-ville-bravo-mais

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 avril 2015

Citations

  • [...] l’hymne national du Canada est aussi religieux. Son bras, du moins en français, ne fait pas que porter l’épée, « il sait aussi porter la croix ».
    (Jean-Claude Leclerc, dans Le Devoir du 20 avril 2015.)

L'hymne national dit « Il sait porter la croix », et non pas « Il sait aussi porter la croix ». On pouvait conserver l'adverbe, mais à condition de supprimer les guillemets*.

  • L’État démocratique doit rester neutre pour favoriser, écrivent les juges [de la Cour suprême], la « libre participation de tous à la vie publique », ce à quoi on applaudira volontiers. Mais un espace public libre de contraintes en matière de spiritualité, ajoutent-ils, « favorise la préservation et la promotion du caractère multiculturelle** de la société canadienne ».

La faute d'accord ne se trouve pas dans le texte du jugement. Bien entendu, il fallait lire :

Mais un espace public libre de contraintes en matière de spiritualité, ajoutent-ils, « favorise la préservation et la promotion du caractère multiculturel de la société canadienne ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 21 avril à 23 h 15, je vois que l'on a résolu le problème en mettant aussi entre crochets.

** Le 21 avril à 23 h 15, je vois que la faute a été corrigée.

« L’affaire de Saguenay interpelle tout le pays » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/437782/l-etat-et-la-priere-l-affaire-de-saguenay-interpelle-tout-le-pays

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 avril 2015

Il roulait à sens inverse

À sens inverse, en sens inverse; sur la rue, dans la rue; prépositions.

  • Une autre version soutient que le policier a reculé pour intercepter le cycliste qui roulait à sens inverse sur la rue Saint-François.
    (Jean-François Néron, dans Le Soleil du 3 septembre 2014.)

Deux observations :

1. Il y a des rues à sens unique, mais on roule en sens inverse :

Faire le même trajet en sens inverse. (Petit Robert, « inverse ».)

Machine composée de deux cylindres d'acier tournant en sens inverse entre lesquels on fait passer le métal à laminer. (Petit Robert, définition de « laminoir ».)

Disposer ou faire mouvoir en sens inverse, en mettant avant ce qui était après. (Petit Robert, définition de « renverser ».)

Qui va en sens inverse de son sens initial, qui revient vers son point de départ. (Petit Robert, définition de « rétrograde ».)

Accident de la circulation dans lequel deux véhicules roulant en sens inverse se heurtent de front. (Grand Robert, définition de « collision frontale », à l'article « frontal ».)

Messieurs, faisons volte-face et tournons en sens inverse! C'est en cherchant les Indes par la route de l'ouest que Colomb a découvert l'Amérique. (Romains dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « inverse ».)

2. Sauf dans des constructions du genre donner sur la rue ou avec vue sur la rue, il faut employer la préposition dans, et non sur, devant le nom rue :

Porte qui donne sur la rue, sur un jardin. (Petit Robert, à l'article « donner ».)

Aborder quelqu'un dans la rue. (Petit Robert, à l'article « aborder ».)

Vous ressemblez à une espèce de cloche, on vous donnerait deux sous dans la rue. (C. Simon dans le Petit Robert, à l'article « cloche ».)

C'est l'heure de payer ton terme, ou d'aller crever dans la rue. (Bloy dans le Petit Robert, à l'article « crever ».)

Lorsque je le croise dans la rue, il m'ignore. (Petit Robert, à l'article « ignorer ».)

Gamins qui jouent dans la rue. (Petit Robert, à l'article « jouer ».)

Il fallait écrire :

Une autre version soutient que le policier a reculé pour intercepter le cycliste, qui roulait en sens inverse dans la rue Saint-François.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Cycliste écrasé par la police dans Saint-Roch » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201409/03/01-4796957-cycliste-ecrase-par-la-police-dans-saint-roch.php

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 avril 2015

Tout ce qui bouge

  • Le huis clos, c'est un énorme exercice auquel sont conviés les médias au Centre des congrès de Québec et auquel sont admis tout ce qui bouge et parlotte dans le monde syndical, patronal, communautaire, politique, etc., du Québec.
    (Gilbert Lavoie, dans Le Soleil du 28 mars 2015.)

Tout ce est un singulier :

Le huis clos, c'est un énorme exercice auquel sont conviés les médias au Centre des congrès de Québec et auquel est admis tout ce qui bouge et parlotte dans le monde syndical, patronal, communautaire, politique, etc., du Québec.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Le huis clos du budget, c'est du théâtre! » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201503/28/01-4856250-le-huis-clos-du-budget-cest-du-theatre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_gilbert-lavoie_3276_section_POS1

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 avril 2015

Sommes toutes

Sommes toutes, somme toute; orthographe.

  • En vertu de la loi conservatrice, déplore la juge, même dans ces cas sommes toutes banals, les personnes devraient passer un minimum de trois ans derrière les barreaux [...]
    (Hélène Buzzetti dans le site du Devoir, le 14 avril 2015 à 19 h 49.)

D'après le résultat de mes recherches, la locution adverbiale somme toute ne prend jamais la marque du pluriel :

[...] une sagesse souriante; assez semblable, somme toute, à celle de Montaigne. (Gide dans le Petit Robert, à l'article « semblable ».)

Somme toute, et pour tout résumer d'un mot, le gamin est un être qui s'amuse, parce qu'il est malheureux. (Hugo dans le Grand Robert, à l'article « gamin ».)

Je me réveillais en sursaut, pensant que j'avais perdu ma vie, que je la perdais encore, que je travaillais comme un forçat, pour un loyer somme toute médiocre […] (G. Duhamel dans le Grand Robert, à l'article « loyer ».)

S'il avait moins de sévérité que son frère pour le monde actuel, s'il s'en accommodait, somme toute, assez bien [...] (Martin du Gard dans le Grand Robert, à l'article « opportunisme ».)

Je vous cache les blessures secrètes, sans nombre, infinies; elles n'étaient rien, si je les compare aux consolations qui aussitôt les guérissaient. Somme toute, j'étais heureux... (Fromentin dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « somme ».)

Il fallait écrire :

En vertu de la loi conservatrice, déplore la juge, même dans ces cas somme toute banals, les personnes devraient passer un minimum de trois ans derrière les barreaux [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Revers important pour le gouvernement conservateur » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/437138/peines-minimales-revers-majeur-au-programme-de-loi-et-d-ordre-au-gouvernement-conservateur

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 avril 2015

Distractions

  • Pour un politicien, peu de choses sont aussi désagréables que de retrouver son nom dans une phase contenant le mot « fraude », même s’il n’y est pour rien.
    (Michel David, dans Le Devoir du 16 avril 2015.)

Dans une phrase*.

  • [...] on a appris cette semaine qu’il siégeait également à celui de la minière Canadian Ressources, qui a bénéficié récemment d’un prêt de 100 millions d’Investissement Québec.

Cela m'étonnerait qu'une entreprise porte le nom de Canadian Ressources, étant donné qu'on écrit ressources en français, mais resources en anglais. Monsieur David ne voudrait-il pas parler de la société minière Canadian Royalties*?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 17 avril à 12 h 30, je vois que la correction a été apportée.

« Le distrait » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/437447/le-distrait

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 14:44 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 avril 2015

Coups de butoir

Coups de butoir, coups de boutoir; butoir, boutoir; paronymes.

  • Protéger le système de justice en arrêtant de lui asséner des coups de butoir rendrait un bien meilleur service.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 15 avril 2015.)

C'est plutôt de coups de boutoir qu'il s'agit :

Les pertes et le trouble causés à la VIIIarmée par les coups de boutoir [attaques brusques et répétées] de l'ennemi [...] (De Gaulle dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « boutoir ».)

Les coups de boutoir [traits d'humeur, paroles rudes et blessantes] de Flaubert. (E. et J. de Goncourt, même source.)

Les coups de boutoir de mon cœur. (Sagan, même source.)

Il fallait écrire :

Protéger le système de justice en arrêtant de lui asséner des coups de boutoir rendrait un bien meilleur service.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« La rebuffade » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/437331/peines-minimales-la-rebuffade

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 avril 2015

Francophonie organisée

  • Le Conseil soutient donc, entre autres, les Journées de découverte de la Francophonie, organisée* par la Société japonaise de didactique du français [...]
    (Jean-Benoît Nadeau, dans Le Devoir du 13 avril 2015.)

Ce sont les Journées de découverte de la Francophonie qui sont organisées par la Société japonaise de didactique du français.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 14 avril à 13 h 55, je vois que la faute a été corrigée.

« Un rôle pour le Québec » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/436995/un-role-pour-le-quebec?utm_source=infolettre-2015-04-13&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 avril 2015

On a qu'à...

  • Aujourd’hui, on a qu’à jeter un coup d’œil du côté de la contestation étudiante pour voir combien les forces vives s’éparpillent et la vision s’embrouille.
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 8 avril 2015.)

Aujourd’hui, on n'a qu’à jeter un coup d’œil du côté de la contestation étudiante pour voir combien les forces vives s’éparpillent et la vision s’embrouille.

  • Selon un ancien secrétaire des communications de l’ASSÉ lors du printemps 2012, Ludvic Moquin Beaudry, en proposant un repli stratégique, l’ancien exécutif ne pêchait ni par le fond ni par la forme.

L'ancien exécutif n'allait pas à la pêche? Personne ne dira le contraire :

Selon un ancien secrétaire des communications de l’ASSÉ lors du printemps 2012, Ludvic Moquin Beaudry, en proposant un repli stratégique, l’ancien exécutif ne péchait ni par le fond ni par la forme.

Il y a pêcher et pécher.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Nous » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/436553/nous

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 23:50 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 avril 2015

Répétitions

  • Jeudi soir, au comptoir d’un restaurant [...] Une scène semblable s’est répétée l’après-midi dans une pharmacie [...]
    (Marco Fortier, dans Le Devoir du 11 avril 2015.)

Sauf dans les milieux de la musique et du théâtre, la scène de l'après-midi ne saurait être une répétition de celle du soir. On aurait pu écrire qu'une scène semblable s'était produite ou avait eu lieu l'après-midi.

  • Vous devez d’abord affronter de grosses voitures prêtes à foncer sur vous dans le stationnement. Ben quoi, il faut bien stationner le véhicule.

Il faut bien, mais on peut changer de verbe :

Vous devez d’abord affronter de grosses voitures prêtes à foncer sur vous dans le stationnement. Ben quoi, il faut bien garer le véhicule.

Vous devez d’abord affronter de grosses voitures prêtes à foncer sur vous dans le stationnement. Ben quoi, il faut bien se garer.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Quelques incivilités au quotidien » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/436929/quelques-incivilites-au-quotidien-employes-accros-au-telephone

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 14:11 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]