Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

vendredi 2 décembre 2016

Deux jours d'affilés

  • Pour Mathieu Bertrand, c’en est trop. « Le gérant a eu le culot de me demander, Noël dernier, de fermer deux jours d’affilés. »
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 1er décembre 2016.)

L'expression d'affilée est une locution adverbiale; elle reste donc invariable :

Il a débité plusieurs histoires d'affilée. (Petit Robert.)

Il fallait écrire :

Pour Mathieu Bertrand, c’en est trop. « Le gérant a eu le culot de me demander, Noël dernier, de fermer deux jours d’affilée. »

Line Gingras
Québec

« Renaissance, la vertu et le commerce » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/485984/renaissance

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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jeudi 1 décembre 2016

Dans les nuages

  • « Depuis mon arrivée à Montréal en 2006, j’ai passé pas mal de temps à Montréal-Nord. L’OSM a donné un concert en plein air, on ne savait pas combien de temps allait venir et on a eu plus de 10 000 personnes dans la rue. »
    (Propos de Kent Nagano rapportés par Jessica Nadeau dans le site du Devoir, le 30 novembre 2016 à 14 h 12.)

La personne qui a transcrit les propos du chef de l'OSM devait être dans les nuages... De toute évidence, il faudrait lire :

« Depuis mon arrivée à Montréal en 2006, j’ai passé pas mal de temps à Montréal-Nord. L’OSM a donné un concert en plein air, on ne savait pas combien de gens allaient venir et on a eu plus de 10 000 personnes dans la rue. »

Line Gingras
Québec

« De la musique classique à la maternelle » : http://www.ledevoir.com/societe/education/485965/la-maternelle-en-musique

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mardi 29 novembre 2016

Il a été conseillé du ministre

Conseillé, conseiller; orthographe.

  • Il a aussi, dans les quelques années qui ont précédé son retour en politique québécoise en 2013, été conseillé du ministre saoudien responsable de la Santé [...]
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 29 novembre 2016.)

Être conseillé (ou conseillée) par le ministre et être conseiller (ou conseillère) du ministre, ce n'est pas exactement la même chose. Il fallait écrire :

Il a aussi, dans les quelques années qui ont précédé son retour en politique québécoise en 2013, été conseiller* du ministre saoudien responsable de la Santé [...]

Line Gingras
Québec

* Le 29 novembre à 13 h 40, je vois que la correction a été apportée.

« Couper les ponts » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/485832/arabie-saoudite-l-oif-et-couillard-couper-les-ponts

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dimanche 27 novembre 2016

Le choix de laisser choisir

  • [...] compte tenu du choix fait par le gouvernement de donner aux parents l’entière liberté de choisir où ils feront garder leurs enfants.
    (Isabelle Paré, dans Le Devoir du 26 novembre 2016.)

[...] compte tenu de la décision prise par le gouvernement de donner aux parents l’entière liberté de choisir où ils feront garder leurs enfants.

Line Gingras
Québec

« La déconfiture d’une bonne idée » : http://www.ledevoir.com/societe/education/485674/la-deconfiture-d-une-bonne-idee

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vendredi 25 novembre 2016

Ah! ces journalistes

Ah! ces journalistes
c'est tenace comme le chiendent
et en plus ça mord

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mardi 15 novembre 2016

Relations entre...

  • À l’heure aujourd’hui d’un durcissement possible des relations entre le Cuba de Raoul Castro et des États-Unis de Donald Trump, Justin Trudeau s’apprête-t-il à offrir une suite à cette politique dont son père se faisait en 1976 le porte-voix?
    (Jean-François Nadeau, dans Le Devoir du 15 novembre 2016.)

Ne perdons pas le fil :

À l’heure aujourd’hui d’un durcissement possible des relations entre le Cuba de Raoul Castro et les* États-Unis de Donald Trump [...]

Line Gingras
Québec

* À 22 h 10, je vois que la correction a été apportée.

« Du Cuba de Diefenbaker aux Castro des Trudeau » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/484685/du-cuba-de-diefenbaker-aux-castro-des-trudeau

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samedi 12 novembre 2016

Mettre sur le même pied

  • On a ainsi mis sur le même pied la seule histoire des courriels non sécurisés d’Hillary Clinton à l’ensemble des scandales visant Donald Trump, et ce, par souci d’équité…
    (Pierre Duchesne, ancien journaliste et ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans Le Devoir du 12 novembre 2016.)

On met sur le même pied deux choses, une chose et une autre :

On a ainsi mis sur le même pied la seule histoire des courriels non sécurisés d’Hillary Clinton et l’ensemble des scandales visant Donald Trump, et ce, par souci d’équité…

Line Gingras
Québec

« Trump dévore les médias » : http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/484558/trump-devore-les-medias

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vendredi 4 novembre 2016

Ils s'obsèdent à comprendre

S'obséder à faire quelque chose; s'obséder à suivi d'un infinitif; s'obséder, verbe pronominal; grammaire française; syntaxe.

  • Les bons terminologues, qu’ils soient professeurs ou fonctionnaires, s’obsèdent tous à comprendre l’insaisissable usage.
    (Jean-Benoît Nadeau, dans Le Devoir du 3 novembre 2016.)

C'est la première fois, je crois bien, que je vois le verbe obséder à la forme pronominale. D'ailleurs cette construction ne se trouve pas dans les dictionnaires que j'ai sous la main. Une chose ou une personne obsède quelqu'un, on est obsédé par ou de quelque chose :

La peur d'une agression l'obsède. (Multidictionnaire.)

Il était si obsédé par le froid qu'il parlait de voler les lampions de l'église. (Blais, dans le Lexis.)

L'idée fixe qui l'obsède depuis plusieurs jours. (Petit Robert.)

Sa mémoire est obsédée par ce souvenir, de ce souvenir. (Grand Robert.)

Il était obsédé par le désir de commencer enfin son travail [...] (R. Rolland, dans le Grand Robert.)

Dès son enfance il [Byron] est obsédé par son pied bot, que ses parents lui reprochent constamment. (Mounier, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Peut-être le chroniqueur a-t-il confondu obséder et obstiner; on peut en effet s'obstiner, s'acharner ou s'attacher à faire quelque chose. Dans le cas qui nous occupe, toutefois, je proposerais plutôt :

Les bons terminologues, qu’ils soient professeurs ou fonctionnaires, ont tous l'obsession de comprendre l’insaisissable usage.

Line Gingras
Québec

« Les anglicismes » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483752/les-anglicismes

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mardi 1 novembre 2016

Un prix Nobel à Borduas?

  • [...] dont les cris et hurlements, rétrospectivement, ne font que renforcer la valeur d’un Nobel de littérature attribué en 1997 à un dramaturge — oh, scandale, a-t-on dit à l’époque! —, Dario Fo, pour le nommer, ou à des gouaches d’un Borduas exposées en 1942 dans le Foyer de l’Ermitage à Montréal [...]
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 31 octobre 2016.)

Je ne pense pas qu'un Nobel de littérature ait été attribué à des gouaches de Borduas. Le chroniqueur voulait parler plutôt de la valeur de ces œuvres et de l'intérêt que présentait leur exposition :

[...] dont les cris et hurlements, rétrospectivement, ne font que renforcer la valeur d’un Nobel de littérature attribué en 1997 à un dramaturge — oh, scandale, a-t-on dit à l’époque! —, Dario Fo, pour le nommer, ou celle* des gouaches d’un Borduas exposées en 1942 dans le Foyer de l’Ermitage à Montréal [...]

Line Gingras
Québec

* Le 1er novembre à 17 h, je vois que la correction a été apportée.

« Éloge de l'audace » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483474/chroniquefd-eloge-de-l-audace

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lundi 31 octobre 2016

Il a paradé des accusatrices

Parader quelqu'un; parader, transitif ou intransitif; parader et le complément d'objet direct; anglicisme; calque de l'anglais; calque de construction; grammaire française; syntaxe.

  • « [...] il a décidé de riposter contre Bill Clinton, paradant quatre accusatrices passées pour une conférence Facebook. » (Texte original : « [...] he decided to retaliate against Bill Clinton, parading four past accusers for a Facebook news conference. »)
    (Jennifer Rubin, du Washington Post, citée par François Lévesque dans Le Devoir du 11 octobre 2016.)

Le verbe parader est intransitif; au contraire de son équivalent anglais, il n'admet donc pas de complément d'objet direct. Une personne ou un groupe parade :

Les militaires paradent en uniforme. (Multidictionnaire.)

Des viveurs, des gens connus viennent là, parader devant les belles filles. (Vallès, dans le Lexis.)

[Les occasions] de parader au milieu de gens fort titrés et de jolies femmes lui procuraient les plus vives jouissances. (Romains, dans le Petit Robert.)

Le Petit Chose en profite pour aller parader au soleil sur l'esplanade et se montrer à ses compatriotes. (A. Daudet, dans le Grand Robert.)

Je paradais, fière de mes onze ans, de ma chevelure de petite Ève et de ma robe rose. (Colette, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Il fallait écrire :

« [...] il a décidé de riposter contre Bill Clinton, faisant parader quatre accusatrices passées pour une conférence Facebook. »

Les quatre accusatrices sont le sujet implicite du verbe parader.

Line Gingras
Québec

« Lendemain de veille républicain » : http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/481920/revue-de-presse-lendemain-de-veille-republicain

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mercredi 26 octobre 2016

À mourir

  • Plus de 120 patients Québécois ont demandé l’aide à médicale mourir depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les soins de fins de vie en décembre 2015, mais un peu moins du tiers n’a pu y avoir accès, révèlent les données compilées par Le Devoir.
    (Isabelle Paré, dans Le Devoir du 22 juin 2016.)

Il ne s'agit pas de Québécois patients, mais de patients québécois :

Plus de 120 patients québécois ont demandé l’aide médicale à mourir depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les soins de fin de vie en décembre 2015, mais un peu moins du tiers n’a pu y avoir accès, révèlent les données compilées par Le Devoir.

Line Gingras
Québec

« Aide à mourir : le tiers des demandes sont refusées » : http://www.ledevoir.com/societe/sante/473980/aide-mourir-le-tiers-des-demandes-sont-refusees

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dimanche 23 octobre 2016

Qui gagne perd

  • Mais, au-delà des réactions que suscite la prise de parole de femmes inspirantes telles que Louise Arbour, Pauline Marois (sa défaite fut soulignée par un événement sanglant), la médecin Joanne Liu, l’avocate Sonia Lebel [...]
    (Encadré accompagnant la chronique de Josée Blanchette dans Le Devoir du 21 octobre 2016.)

C'est plutôt la victoire de Pauline Marois qui a été marquée par l'attentat du Métropolis.

Line Gingras
Québec

« Touche pas à mon zipper! » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/482737/touche-pas-a-mon-zipper

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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samedi 22 octobre 2016

Avoir et être

  • Tu as 28 ans, inscrite au certificat en journalisme à l’université, déjà mère d’une petite fille de deux ans, et tu veux exercer ce métier qui fouette ta curiosité, te permet de faire du militantisme à ta façon, de renverser les pouvoirs.
    (Josée Blanchette, dans Le Devoir du 14 octobre 2016.)

Tu as inscrite? Tu as déjà mère? On pouvait écrire :

Tu as 28 ans, tu es inscrite au certificat en journalisme à l’université, déjà mère d’une petite fille de deux ans, et tu veux exercer ce métier qui fouette ta curiosité, te permet de faire du militantisme à ta façon, de renverser les pouvoirs.

Tu as 28 ans; inscrite au certificat en journalisme à l’université, déjà mère d’une petite fille de deux ans, et tu veux exercer ce métier qui fouette ta curiosité, te permet de faire du militantisme à ta façon, de renverser les pouvoirs.

Line Gingras
Québec

« Les médias, qu’ossa donne? » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/482221/les-medias-qu-ossa-donne

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 21 octobre 2016

Injonction de fonds

Injonction de fonds, injection de fonds; injonction ou injection; paronymes.

  • « Des lits ont été coupés partout dans les hôpitaux, ç’a été très dur pour les soins palliatifs. Le ministre a promis une injonction de fonds [...] »
    (Le docteur Bernard J. Lapointe, cité par Isabelle Paré dans Le Devoir du 21 octobre 2016.)

Une injonction, nous dit le Petit Robert, c'est un « ordre exprès » :

Recevoir l'injonction de faire qqch.

Il ne s'agit évidemment pas de ce genre de remède dans la phrase à l'étude :

« Des lits ont été coupés partout dans les hôpitaux, ç’a été très dur pour les soins palliatifs. Le ministre a promis une injection de fonds [...] »

Line Gingras
Québec

« Le milieu des soins palliatifs va-t-il devenir invivable? » : http://www.ledevoir.com/societe/sante/482791/le-milieu-des-soins-palliatifs-va-t-il-devenir-invivable

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 14 octobre 2016

Prêcher par excès de confiance

Prêcher par excès de confiance, pécher par excès de confiance; prêcher ou pécher; paronymes.

  • Il est confiant, mais il n'est pas non plus un gars qui prêche par excès de confiance.
    (Richard Labbé, dans La Presse du 13 octobre 2016.)

On prêche par l'exemple, mais on pèche (présent de l'indicatif du verbe pécher) par excès de confiance :

Elle a péché par omission. (Multidictionnaire.)

Il a péché par excès d'optimisme. (Lexis.)

Pécher par orgueil, par ignorance. (Petit Robert.)

[...] les artistes de notre temps pèchent le plus souvent par grand défaut de patience. (Gide, dans le Grand Robert.)

Quand elle mentait son récit péchait soit par insuffisance, omission, invraisemblance, soit par excès au contraire de petits faits destinés à le rendre vraisemblable. (Proust dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « omission ».)

Il fallait écrire :

Il est confiant, mais il n'est pas non plus un gars qui pèche par excès de confiance.

Line Gingras
Québec

« Après un long été, la récompense de Mikhail Sergachev » : http://www.lapresse.ca/sports/hockey/201610/13/01-5030049-apres-un-long-ete-la-recompense-de-mikhail-sergachev.php

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jeudi 6 octobre 2016

Exhortation

  • [...] une déclaration exhortant les libéraux fédéraux à tenir compte de l’intérêt de l’enfant lorsque leurs parents sont détenus pour des questions d’immigration.
    (Lisa-Marie Gervais, dans Le Devoir du 5 octobre 2016.)

L'adjectif ou déterminant possessif leurs ne peut renvoyer qu'à un possesseur pluriel; je suis pourtant bien certaine que ce ne sont pas les parents des libéraux fédéraux qui sont détenus pour des questions d'immigration. On pouvait écrire :

[...] une déclaration exhortant les libéraux fédéraux à tenir compte de l’intérêt des enfants lorsque leurs parents sont détenus pour des questions d’immigration.

[...] une déclaration exhortant les libéraux fédéraux à tenir compte de l’intérêt de l’enfant lorsque ses parents sont détenus pour des questions d’immigration.

[...] une déclaration exhortant les libéraux fédéraux à tenir compte de l’intérêt de l’enfant dont les parents sont détenus pour des questions d’immigration.

Line Gingras
Québec

« Haro à la détention des enfants en instance d’expulsion » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/481576/haro-a-la-detention-des-enfants-en-instance-d-expulsion

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mercredi 5 octobre 2016

Les sondages

  • Les sondages, dont celui de Public Policy Polling, donne Clinton gagnante dans plusieurs États clés [...]
    (Élisabeth Vallet, dans Le Devoir du 1er octobre 2016.)

L'essentiel du message qu'exprime la phrase ci-dessus, c'est Les sondages donnent Clinton gagnante dans plusieurs États clés. L'ajout d'un élément accessoire, inséré entre virgules, ne change rien à l'accord du verbe.

Il fallait écrire :

Les sondages, dont celui de Public Policy Polling, donnent Clinton gagnante dans plusieurs États clés [...]

Line Gingras
Québec

« Le soir où le vent a tourné... » : http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/481312/etats-unis-le-soir-ou-le-vent-a-tourne

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dimanche 2 octobre 2016

Choix de cours

  • Les jeunes poursuivirent alors l’État pour ne pas avoir appliqué sa propre loi qui stipulait que chaque enfant israélien devait suivre des cours de mathématiques, d’histoire ou d’anglais.
    (Jessica Nadeau, dans Le Devoir du 1er octobre 2016.)

Je doute que la loi ait donné le choix entre ces trois matières :

Les jeunes poursuivirent alors l’État pour ne pas avoir appliqué sa propre loi qui stipulait que chaque enfant israélien devait suivre des cours de mathématiques, d’histoire et d’anglais.

Line Gingras
Québec

« Écoles hassidiques – Israël : quand l'État subventionne l'ignorance » : http://www.ledevoir.com/documents/special/16-09_ecoles-juives/israel-ecoles-hassidiques.html

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samedi 1 octobre 2016

Ça m'irritite

  • « Les Québécois, plus que n’importe quel autre peuple, devrait comprendre ce besoin... »
    (Jessica Nadeau citant Abraham Ekstein, dans Le Devoir du 1er octobre 2016.)

« Les Québécois, plus que n’importe quel autre peuple, devraient* comprendre ce besoin... »

  • [...] Abraham Ekstein y va de nombreuses comparaisons entre les Québécois, qui se sont dotées de lois pour préserver leur langue et leur culture distincte en Amérique du Nord, et les juifs hassidiques [...]

[...] Abraham Ekstein y va de nombreuses comparaisons entre les Québécois, qui se sont dotés* de lois pour préserver leur langue et leur culture distinctes en Amérique du Nord, et les juifs hassidiques [...]

  • « C’est en ayant la même éducation que nos ancêtres nous ont donné [...] »

« C’est en ayant la même éducation que nos ancêtres nous ont donnée* [...] »

  • « [...] affirme le spécialiste de l’Université d’Ottawa, Pierre Anctil, en entrevue au Devoir. Ça heurte, ça irritite certaines personnes. »

« [...] affirme le spécialiste de l’Université d’Ottawa, Pierre Anctil, en entrevue au Devoir. Ça heurte, ça irrite* certaines personnes. »

  • « [...] on apprend à les fondements de la loi, la logique, les mathématiques, l’histoire et la géographie. » (La journaliste cite à nouveau monsieur Ekstein.)

Évidemment, la préposition à est de trop : on apprend les fondements*.

  • « Les demandeurs ont terminé leur éducation secondaire en ignorant ce qu’était le fleuve St-Laurent ou la théorie de l’évolution [...] Le fait d’avoir été maintenus si longtemps ignorant du monde qui les entoure a sérieusement compromis leur développement social et affectif. »
    (La journaliste cite le texte d'une poursuite. J'ignore si l'original est en anglais ou en français.)

Ignorant est employé comme adjectif dans la deuxième phrase; il est attribut du sujet implicite de l'infinitif passif, les demandeurs. (Comparer avec Ces jeunes femmes ont été maintenues ignorantes du monde qui les entoure.) Il fallait écrire :

« Le fait d’avoir été maintenus si longtemps ignorants* du monde qui les entoure a sérieusement compromis leur développement social et affectif. »

Line Gingras
Québec

* Le lundi 3 octobre 2016 à 12 h 45, je vois que la correction a été apportée.

« Écoles hassidiques – La survie d’une culture se joue-t-elle sur les bancs d’école? » : http://www.ledevoir.com/documents/special/16-09_ecoles-juives/index.html

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 30 septembre 2016

Une culture radicale

  • En juin, après les révélations en commission de deux ex-employées du ministère des Transports, Philippe Couillard promettait un « changement de culture » radicale.
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 24 septembre 2016.)

Ce n'est pas la culture qui est radicale, mais le changement promis :

En juin, après les révélations en commission de deux ex-employées du ministère des Transports, Philippe Couillard promettait un « changement de culture » radical.

Line Gingras
Québec

« Confiance ébranlée » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/480770/le-cas-du-ministre-lessard-confiance-ebranlee

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