Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

14 avril 2014

À l'inverse

  • Elle cible les personnes à faible revenu vivant dans la capitale du Massachusetts et qui, bien souvent, doivent composer avec une surcharge pondérale inversement proportionnelle à leur sédentarité et à la qualité des aliments qu’ils mettent dans leurs assiettes.
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 14 avril 2014.)

Que la surcharge pondérale de certaines personnes soit inversement proportionnelle à la qualité des aliments qu'elles mettent dans leurs assiettes, je n'ai aucun mal à le croire; mais qu'elle soit inversement proportionnelle à leur sédentarité, ce serait on ne peut plus surprenant, puisque la sédentarité s'entend ici du manque d'exercice. Pour éviter le contresens, le chroniqueur aurait pu écrire, par exemple :

Elle cible les personnes à faible revenu vivant dans la capitale du Massachusetts et qui, bien souvent, doivent composer avec une surcharge pondérale attribuable à leur sédentarité et à la mauvaise qualité des aliments qu'elles mettent dans leurs assiettes.

* * * * *

  • [...] pour qu’ils soient plus éclairés, pour les empêcher de s’enfermer dans ces pensées circulaires dans lesquels la peur trouve toujours des terreaux fertiles.

[...] pour qu’ils soient plus éclairés, pour les empêcher de s’enfermer dans ces pensées circulaires dans lesquelles la peur trouve toujours des terreaux fertiles.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La prescription » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/405440/-chroniquefd-la-prescription

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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13 avril 2014

On y déploit son venin

Déployer à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif; il déploit, il déploie; grammaire française; orthographe; conjugaison du verbe déployer.

  • Les médias sociaux sont remplis de commentaires négatifs à propos des autres. On y déploit son venin.
    (Stéphane Laporte, dans La Presse du 13 avril 2014.)

Déployer est un verbe du premier groupe, comme aimer et envoyer, et non pas du troisième groupe, comme voir. À la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, il ne se termine donc pas par un t, mais plutôt par un e :

Les médias sociaux sont remplis de commentaires négatifs à propos des autres. On y déploie son venin.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Parler contre les autres » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201404/12/01-4756896-parler-contre-les-autres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_stephane-laporte_3270_section_POS1

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11 avril 2014

Les soulager d'avoir à devoir...

  • Il est trop tard pour changer quoi que ce soit à l’effet produit. À moins qu’une fois partis, nous décidions dans la même démarche et pour soulager les citoyens et citoyennes d’avoir à réfléchir un peu, donner leur opinion et devoir faire le voyage jusqu’à l’isoloir à quelques reprises durant leur vie, on pourrait envisager de garder les 70 députés libéraux à vie et de mettre tous les autres à la porte.
    (Lise Payette, dans Le Devoir du 11 avril 2014.)

Trois observations :

  1. À moins que nous décidions quoi? On ne peut pas à la fois décider quelque chose et seulement l'envisager.
  2. Pour soulager les citoyens et citoyennes d'avoir à devoir faire le voyage jusqu'à l'isoloir?
  3. La deuxième phrase serait plus claire si les trois verbes à l'infinitif qui marquent ce que les citoyens ont à faire étaient introduits par la préposition à.

Je proposerais :

Il est trop tard pour changer quoi que ce soit à l’effet produit. À moins qu’une fois partis, nous décidions dans la même démarche, et pour soulager les citoyens et citoyennes d’avoir à réfléchir un peu, à donner leur opinion et devoir à faire le voyage jusqu’à l’isoloir à quelques reprises durant leur vie, on pourrait envisager de garder les 70 députés libéraux à vie et de mettre tous les autres à la porte.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Une élection "à l’aveugle" » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/405236/une-election-a-l-aveugle

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10 avril 2014

Qu'elles fonctions il va occuper

  • Une infirmière pivot lui aurait organisé un rendez-vous rapide pour des examens diagnostiques et une rencontre avec un médecin spécialiste, lequel aurait conservé à son horaire des plages horaires d’urgence.
    (Amélie Daoust-Boisvert, dans Le Devoir du 10 avril 2014.)

... lequel aurait conservé à son horaire des plages horaires d'urgence.

* * * * *

  • Une portion des hausses salariales promises était liée à ses mesures.

Il s'agit des mesures dont on vient de parler :

Une portion des hausses salariales promises était liée à ces mesures.

* * * * *

  • « Nous allons attendre de voir qu’elles fonctions il va occuper. » [C'est la Dre Diane Francœur qui parle.]

Nul besoin d'analyser longuement la phrase pour déterminer quelle fonction, justement, peut bien avoir le pronom elles; il n'en a aucune, pour la bonne raison que nous avons plutôt affaire à l'adjectif interrogatif quelles :

« Nous allons attendre de voir quelles fonctions il va occuper. »

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Pas de hausse salariale, pas de nouvelles mesures d’accès » : http://www.ledevoir.com/societe/sante/405131/pas-de-hausse-salariale-pas-de-nouvelles-mesures-d-acces

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09 avril 2014

Que la banlieue est vote

  • Rappelons que sur l'ensemble de la Rive-Nord de Québec, les libéraux ont obtenu 39 % des voix, la CAQ 34 % et le PQ 19 %. Que la banlieue est vote à l'avenant n'est donc que normal.
    (Jean-François Cliche, dans Le Soleil du 9 avril 2014; texte mis à jour à 19 h 21.)

Rappelons que sur l'ensemble de la Rive-Nord de Québec, les libéraux ont obtenu 39 % des voix, la CAQ 34 % et le PQ 19 %. Que la banlieue ait voté* à l'avenant n'est donc que normal.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 10 avril à 18 h 13, je vois que l'on a apporté la correction.

« Pauline Marois victime de "rapiéçage" de la carte électorale » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201404/09/01-4756123-pauline-marois-victime-de-rapiecage-de-la-carte-electorale.php

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08 avril 2014

L'égo portait malheur

  • Il ne se passe plus guère une heure sans qu’un selfie, cet égoportait imputable à la fatuité humaine, fasse le tour du monde pour toutes sortes de mauvaises raisons.
    (Jean Dion, dans Le Devoir du 5 avril 2014.)
  • À un moment donné, David Ortiz a élu de prendre un égoportait en sa compagnie.

Il s'agit bien sûr d'un égoportrait.

Qu'il manque une malheureuse petite lettre une fois, c'est une coquille; mais deux fois? C'est un coup du sort.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le compte est bon » : http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/404732/c-est-du-sport

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07 avril 2014

Ça fait mal

  • La circonscription a voté libéral depuis 1998. Son député sortant, André Drolet, a toujours été très présent et le vote pour Québec solidaire et Option nationale font mal au PQ.
    (François Bourque, dans Le Soleil du 5 avril 2014.)

D'après la construction de la phrase, ce ne sont pas Québec solidaire et Option nationale qui font mal au PQ, mais le vote pour ces deux partis :

La circonscription a voté libéral depuis 1998. Son député sortant, André Drolet, a toujours été très présent et le vote pour Québec solidaire et Option nationale fait mal au PQ.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le pouls de Québec à la veille du vote » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/elections-quebecoises/201404/04/01-4754692-le-pouls-de-quebec-a-la-veille-du-vote.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_francois-bourque_3257_section_POS1

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06 avril 2014

Aux abonnés absents

  • On sait quelle importance ont eu les dérapages des robocalls dans de récentes campagnes fédérales et municipales.
    (Stéphane Baillargeon, dans Le Devoir du 5 avril 2014.)

Le participe passé employé avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct (c.o.d.), si celui-ci précède le verbe. Mais pour découvrir le c.o.d. dans la phrase à l'étude, il faut voir que l'importance n'a pas eu les dérapages; ce sont plutôt les dérapages qui ont eu une importance :

On sait quelle importance ont eue les dérapages des robocalls dans de récentes campagnes fédérales et municipales.

* * * * *

  • Le jour où le parti faiblit par ses promesses ou ses actions sur la cause, le militant l’abonne et adieu, plus rien ne va [...]

Disons plutôt que le militant se met aux abonnés absents :

Le jour où le parti faiblit par ses promesses ou ses actions sur la cause, le militant l’abandonne et adieu, plus rien ne va [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« L'envol des bénévoles » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404743/l-envol-des-benevoles

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05 avril 2014

Ceux que personne n'intéresse

  • Fasciste, le candidat Robert Ménard (soutenu par le FN), fondateur de Reporter sans frontières et qui veut créer une mutuelle pour les plus pauvres de Béziers où, en passant, 50 % de la population a voté pour lui!
    (Christian Rioux, dans Le Devoir du 4 avril 2014.)

L'organisme s'appelle Reporters sans frontières :

http://fr.rsf.org/

  • [...] ces zones souvent situées à 50 km des villes où se réfugie une population de « petits Blancs » qui vivote souvent repoussée par les quartiers immigrants de la proche banlieue. On trouve là les vrais perdants de la mondialisation. Ceux que personne n’intéresse. Surtout pas l’extrême gauche qui ne recrute que parmi les bobos des grandes villes.

Personne n'intéresse les vrais perdants de la mondialisation? Je pense que monsieur Rioux a plutôt voulu dire :

On trouve là les vrais perdants de la mondialisation. Ceux qui n'intéressent personne. Surtout pas l’extrême gauche, qui ne recrute que parmi les bobos des grandes villes.

On trouve là les vrais perdants de la mondialisation. Ceux à qui personne ne s’intéresse. Surtout pas l’extrême gauche, qui ne recrute que parmi les bobos des grandes villes.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Ciel, le peuple! » : http://www.ledevoir.com/international/europe/404636/ciel-le-peuple

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04 avril 2014

L'UMP est tiraillé

UMP, masculin ou féminin; UMP, genre; genre des sigles; grammaire française.

  • Cela étant, l’UMP étant encore et toujours tiraillé par les ambitions de ces mandarins, sa ligne politique est peu lisible.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 1er avril 2014.)

Deux observations :

  1. Il serait souhaitable d'éviter la répétition de étant.
  2. L'UMP, c'est l'Union pour un mouvement populaire. Le sigle est féminin, tout comme le mot principal de la désignation du parti. (J'ai consulté le Multidictionnaire.)

On pourrait écrire :

Cela dit, l’UMP étant encore et toujours tiraillée par les ambitions de ces mandarins, sa ligne politique est peu lisible.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Raclée infligée au PS » : http://www.ledevoir.com/international/europe/404215/Elections-municipales-en-france-raclee-infligee-au-ps

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03 avril 2014

Les détenteurs d'une maîtrise ou de doctorat

  • Depuis la réforme Chagnon il y a 20 ans, il est difficile pour les détenteurs d’une maîtrise ou de doctorat en chimie, en français, en histoire, etc. d’accéder au métier d’enseignant au secondaire.
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 1er avril 2014.)

Les deux compléments doivent être introduits de la même façon :

Depuis la réforme Chagnon il y a 20 ans, il est difficile pour les détenteurs d’une maîtrise ou d'un doctorat en chimie, en français, en histoire, etc. d’accéder au métier d’enseignant au secondaire.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Cruciales disciplines » : http://www.ledevoir.com/societe/education/404216/Education-en-campagne-cruciales-disciplines

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02 avril 2014

Deux corps

  • Le corps de sa mère, Nancy Samson, et du nouveau conjoint de cette dernière, Benoît Daigle, ont été trouvés une demi-heure plus tard dans un chalet de Sainte-Croix.
    (Pierre-Olivier Fortin, dans Le Soleil du 8 février 2014.)

On a trouvé deux corps :

Le corps de sa mère, Nancy Samson, et celui du nouveau conjoint de cette dernière, Benoît Daigle, ont été trouvés une demi-heure plus tard dans un chalet de Sainte-Croix.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Drame à Saint-Isidore : les dernières heures de Béatrice » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201402/07/01-4736868-drame-a-saint-isidore-les-dernieres-heures-de-beatrice.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4738754_article_POS3

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01 avril 2014

Il aura fallut

Fallu, fallut; participe passé du verbe falloir; grammaire française; orthographe.

  • Il aura fallut un peu plus de 10 ans pour qu'on commence à la prendre au sérieux.
    (Stéphane Laporte, dans La Presse du 30 mars 2014.)

On écrit fallut au passé simple, mais fallu au participe passé : il a fallu, il avait fallu, il aurait fallu... :

Il aura fallu un peu plus de 10 ans pour qu'on commence à la prendre au sérieux.

* * * * *

  • On allait au baseball pour voir les Expos gagner. Et si ils ne gagnaient pas, on n'y allait pas.

On fait l'élision lorsque la conjonction si est suivie des pronoms il ou ils :

On allait au baseball pour voir les Expos gagner. Et s'ils ne gagnaient pas, on n'y allait pas.

* * * * *

  • Pourtant, les Expos était le meilleur instrument promotionnel de la ville.

Pourtant, les Expos étaient le meilleur instrument promotionnel de la ville.

  • Qui connaîtrait la ville de Green Bay à Montréal, si les Packers n'existaient pas? Qui connaîtrait la ville de Montréal à San Diego, si les Expos n'avait pas existé?

Qui connaîtrait la ville de Green Bay à Montréal, si les Packers n'existaient pas? Qui connaîtrait la ville de Montréal à San Diego, si les Expos n'avaient pas existé?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Ils s'appelaient les Expos de Montréal » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201403/29/01-4752609-ils-sappelaient-les-expos-de-montreal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_stephane-laporte_3270_section_POS1

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31 mars 2014

Ce projet de loi légiférera que...

Légiférer que; légiférer, verbe transitif ou intransitif; grammaire française; syntaxe.

  • [...] à l’aide d’un tout nouveau projet de loi qui légiférera précisément qu’un droit de passage sera imposé aux automobilistes de la métropole.
    (Marie Vastel, avec Marco Bélair-Cirino et Guillaume Bourgault-Côté, dans Le Devoir du 29 mars 2014.)

Légiférer, c'est faire des lois ou, au sens figuré, dicter des règles. Je ne pense donc pas qu'un projet de loi légifère, cette fonction relevant plutôt d'une autorité. Par ailleurs, légiférer est admis uniquement comme verbe intransitif dans le Petit Robert, le Multidictionnaire, le Lexis, le Grand Robert et le Girodet; c'est dire que, d'après ces ouvrages, il ne s'utilise jamais avec un complément d'objet direct. Le Trésor de la langue française informatisé signale quant à lui, comme rare, un emploi transitif; dans les deux exemples qu'il donne, légiférer semble signifier « faire des lois concernant » :

L'esclavage est, aux yeux de l'auteur [de l'Exode], la première chose qui demande à être légiférée. (Renan. Légiférer est employé ici à la forme passive : aux yeux de l'auteur de l'Exode, la première chose qu'il faut légiférer, c'est l'esclavage.)

Chaque année, chaque séance des corps qui légifèrent les sociétés constitutionnelles [...] (Sand.)

Cet emploi ne correspond cependant pas à celui que nous avons dans la phrase à l'étude, où le verbe, suivi d'une proposition subordonnée introduite par la conjonction que, n'a pas le même sens général.

On aurait pu écrire :

[...] à l’aide d’un tout nouveau projet de loi qui prévoit précisément qu’un droit de passage sera imposé aux automobilistes de la métropole.

[...] à l’aide d’un tout nouveau projet de loi qui prévoit précisément l'imposition d'un droit de passage aux automobilistes de la métropole.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Ottawa officialise le péage du futur pont Champlain » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/404068/nouveauprojetdeloimammouth-ottawa-officialise-le-peage-du-futur-pont-champlain

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30 mars 2014

Une question d'attitude

  • Rien dans le propos de Philippe Couillard ne laisse croire qu’il pourrait rompre avec cet attentisme pour revenir à une attitude défensive du français comme l’était le Parti libéral sous Robert Bourassa.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 29 mars 2014.)

Deux observations :

  1. Un parti politique n'est pas une attitude; à mon avis, on ne saurait non plus le comparer à une attitude.
  2. Je ne vois pas, dans les dictionnaires que j'ai sous la main (j'ai consulté le Petit Robert, le Multidictionnaire, le Lexis, le Grand Robert et le Trésor de la langue française informatisé), l'adjectif défensif suivi d'un complément indiquant ce qu'il s'agit de défendre. Cette construction me paraît peu idiomatique; je n'ai pas la certitude qu'elle soit incorrecte, mais il me semblerait prudent de l'éviter.

On aurait pu écrire, selon l'idée à exprimer :

Rien dans le propos de Philippe Couillard ne laisse croire qu’il pourrait rompre avec cet attentisme pour revenir à une attitude de défense du français comme celle du Parti libéral sous Robert Bourassa.

Rien dans le propos de Philippe Couillard ne laisse croire qu’il pourrait rompre avec cet attentisme pour revenir à une attitude de défense du français comme celle qu'avait adoptée le Parti libéral sous Robert Bourassa.

Rien dans le propos de Philippe Couillard ne laisse croire qu’il pourrait rompre avec cet attentisme pour revenir à une attitude de défense du français, comme l’avait fait le Parti libéral sous Robert Bourassa.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Bilinguisme libéral » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404027/Elections2014-bilinguisme-liberal

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29 mars 2014

Notes

  • Un astérisque du répertoire renvoie à des notes, celle-ci énumère les critères de sélection des œuvres : qualité de la langue, valeurs pluralistes, respect des valeurs à l'égard de la violence, du sexisme, de la discrimination...
    (Pierre Foglia, dans La Presse du 27 mars 2014.)

On (le chroniqueur ou le correcteur?) semble avoir oublié de se relire après une correction :

Un astérisque du répertoire renvoie à des notes, celles-ci énumèrent [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le sirop de maïs » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/201403/27/01-4751835-le-sirop-de-mais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_pierre-foglia_3264_section_POS1

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27 mars 2014

La tendance démontre une augmentation

  • Pour Daniel H. Levine, professeur de sciences politiques à l’Université du Michigan, il demeure cependant incorrect d’affirmer que « le pape puisse inverser la tendance » qui démontre une augmentation du nombre de fidèles inférieur à l’accroissement de la population.
    (AFP, dans Le Devoir du 17 mars 2014.)

Deux observations :

  1. Il me semble que la tendance n'est pas une preuve ni un signe d'une augmentation plus ou moins forte; je ne dirais donc pas que la tendance démontre ni qu'elle montre une augmentation.
  2. Ce n'est pas le nombre de fidèles qui est inférieur à l'accroissement de la population, mais l'augmentation du nombre de fidèles.

On aurait pu écrire :

Pour Daniel H. Levine, professeur de sciences politiques à l’Université du Michigan, il demeure cependant incorrect d’affirmer que « le pape puisse inverser la tendance » à ce que l'augmentation du nombre de fidèles soit inférieure à l’accroissement de la population.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le pape François face au défi évangélique » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/402825/unandepontificat-le-pape-francois-face-au-defi-evangelique

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22 mars 2014

Branle le bas de combat

  • En mettant à la porte des milliers de personnes, dont 4500 employés des commissions scolaires, vous créerez un « branle le bas de combat » au sein de l’administration publique, a fait valoir Mme Marois.
    (Robert Dutrisac, Guillaume Bourgault-Côté et Marco Bélair-Cirino, dans Le Devoir du 21 mars 2014.)

Le bas de combat serait-il un signe ostentatoire? une sorte de drapeau?

Madame Marois a sans doute parlé – ou voulu parler – d'un branle-bas de combat.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Marois et Couillard croisent le fer » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403290/d

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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21 mars 2014

Elles

  • Elles savent cependant qu’elles doivent parler poliment, ne jamais perdre le contrôle de leur calme, même si on les insulte sans sourciller.
    (Lise Payette, dans Le Devoir du 21 mars 2014.)

Elles savent cependant qu’elles doivent parler poliment, ne jamais perdre le contrôle de leur calme, même si on les insulte sans sourciller.

  • Françoise David, sous ses dehors distingués, est une sorte de chat de gouttière très bien élevé, mais avec des griffes qu’elles gardent rentrées autant qu’elle peut.

Françoise David, sous ses dehors distingués, est une sorte de chat de gouttière très bien élevé, mais avec des griffes qu’elle garde rentrées autant qu’elle peut.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Alors, ce fameux débat? » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403250/alors-ce-fameux-debat

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18 mars 2014

Des questions et des réponses

  • La magnifique profession de reporter consiste pour l’essentiel à poser la même question de 36 façons différentes afin d’obtenir une réponse satisfaisante, mais l’exercice est fréquemment voué à l’échec.

    Cela dit, même si les réponses ne s’avèrent pas satisfaisantes du fait qu’elles sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire, on les publie quand même parce qu’il faut bien nourrir cette bête qu’est l’information.
    (Jean Dion, dans Le Devoir du 18 mars 2014.)

Il me semble que ce ne sont pas les réponses qui sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire (en l'occurrence une vedette du sport), mais plutôt les questions :

La magnifique profession de reporter consiste pour l’essentiel à poser la même question de 36 façons différentes afin d’obtenir une réponse satisfaisante, mais l’exercice est fréquemment voué à l’échec.

Cela dit, même si les réponses ne s’avèrent pas satisfaisantes du fait que les questions sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire, on les publie quand même parce qu’il faut bien nourrir cette bête qu’est l’information.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Dans la tête » : http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/402920/c

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