Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

vendredi 28 avril 2006

Sur la colline...

Colline parlementaire; colline du Parlement; Parliament Hill; usage.

  • Dès que des manifestants se pointent sur la colline parlementaire ou qu'un groupe de pression formule une demande au gouvernement conservateur [...] les journalistes d'Ottawa sortent la blague à la mode... (Alec Castonguay.)

Lorsqu'on entre au Bureau de la traduction de l'administration fédérale, on apprend vite que Parliament Hill, désignant le lieu où se trouvent les principaux édifices du gouvernement du Canada, doit se rendre par colline du Parlement, et non par colline parlementaire. Ce qui ne veut pas dire que l'appellation à éviter soit absente de la langue des fonctionnaires, loin de là...

Dans une capsule de la série Le français au micro, de Radio-Canada, je lis par ailleurs que l'on appelle colline Parlementaire, en revanche, «l’emplacement où est érigé l’immeuble du Parlement à Québec». (C'est moi qui souligne.)

Line Gingras

«Perspectives - Séduire au Tim Hortons» : http://www.ledevoir.com/2006/04/26/107610.html?338

Posté par Choubine à 00:05 - Langue et traduction - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    Bon... Mais ce n'est pas normal malgré tout cet emploi de parlementaire pour nommer le lieu. On a affaire non pas à un adjectif qualificatif proprement dit, mais à un adjectif de relation. Je veux bien qu'il y ait beaucoup d'exemples précédents dont le plus célèbre me semble être le Quirinal (de Quirinus) devenu depuis le nom du palais du chef de l'État en Italie, mais en général on ne les analyse plus et cela ne s'est pas fait en français classique ou contemporain.
    Une salle capitulaire, une salle municipale, je veux bien, l'hôtel municipal ou communal ou syndical cela commence déjà à me choquer parce que je suis Français et que ces usages étrangers me sont étrangers, mais pourquoi pas ? Cependant, on passe ici par plusieurs catachrèses : de la salle à l'immeuble et de l'immeuble à la colline, pourquoi pas bientôt le quartier ?

    Posté par Dominique, vendredi 28 avril 2006 à 17:13
  • Bien entendu, je me contente ici de signaler des appellations officielles; il ne m'appartient pas de les changer.

    Mais cet emploi de l'adjectif de relation me paraît abusif à moi aussi. Que dire encore d'une "visite papale", d'un "déjeuner parisien", d'un "voyage washingtonien"...

    Posté par Choubine, vendredi 28 avril 2006 à 17:30
  • Je grince déjà quand on parle du président français ou américain ou russe, je ne parle même pas du roi belge parce que là on atteint le sommet du comique si on tente de rectifier puisqu'il n'y a pas de roi de Belgique...

    Posté par Dominique, vendredi 28 avril 2006 à 18:04
  • Je grince aussi... C'est qu'un organisme international peut très bien avoir un président américain, par exemple, qui ne soit pas le président des États-Unis.

    Posté par Choubine, vendredi 28 avril 2006 à 23:31

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