Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

mercredi 26 avril 2006

Notre méfiance de la France

Méfiance de; grammaire française; syntaxe du français.

  • Notre historique méfiance de la France, mauvaise mère patrie aux yeux de trop nombreux Québécois... (Denise Bombardier.)

D'après les dictionnaires consultés, l'objet de la méfiance est amené généralement par les prépositions ou locutions prépositives à l'égard de, à l'endroit de, contre, envers, pour :

Elle éprouve de la méfiance à l'égard de cette personne trop aimable : elle ne lui fait pas confiance. (Multidictionnaire.)

Cette hostilité [au suffrage universel] est attribuée à un esprit de méfiance et de crainte à l'égard des masses populaires... (Bainville, dans le Trésor.)

Au fond, il y avait toujours en elle la méfiance d'une femelle pour une femelle d'une autre race. (Simenon, dans le Lexis.)

Elle avait pour le papier noirci une méfiance de paysan... (Rolland, dans le Trésor.)

On peut aussi, en principe, employer la préposition de; cette construction figure dans le Trésor, mais avec la mention «rare» :

Ma méfiance de moi demeurait profonde. (Maurois.)

En Allemagne, dès qu'on s'écarte des milieux militaires, on constate une méfiance assez générale de l'armée et du nationalisme. (Martin du Gard.)

Line Gingras

«Démériter» : http://www.ledevoir.com/2006/04/22/107328.html?338

Posté par Choubine à 05:12 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

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