Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 1 novembre 2007

L'abîme dans laquelle...

Une abîme ou un abîme; genre du nom abîme; nomenclatura ou nomenklatura; accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir; grammaire; orthographe.

  • ... cela nous a permis de constater la profondeur de l’abîme dans laquelle la nomenclatura du gouvernement du Québec nous a entraîné. (Michel Vastel.)

Abîme est un nom masculin :

Il y a un abîme entre ces deux opinions. (Petit Robert.)

Dans quoi avons-nous été entraînés? dans l'abîme, qui est profond.

* * * * *

D'origine russe, le nom nomenklatura est admis dans le Petit Robert (2007), sans variante orthographique.

* * * * *

Le participe passé employé avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct, si celui-ci précède le verbe. Le gouvernement du Québec a entraîné qui? nous, masculin pluriel parce qu'il représente l'ensemble de la population : nous a entraînés.

La phrase à l'étude aurait donc dû se lire :

... cela nous a permis de constater la profondeur de l’abîme dans lequel la nomenklatura du gouvernement du Québec nous a entraînés.

Line Gingras
Québec

«Quel boulet, cette ministre!» : http://blogues.lactualite.com/vastel/?p=52

Posté par Choubine à 06:07 - Langue et traduction - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    abime ou abîme

    Je vois, Line, que vous conservez l'accent circonflexe sur le i de abîme.

    Que pensez-vous de l'application de la (pas le, j'ai lu) nouvelle orthographe ?

    Posté par papistache, mercredi 29 avril 2009 à 13:34
  • J'avoue, Papistache, que je ne sais trop quoi penser de la réforme de l'orthographe. Sera-t-elle utile? Est-elle cohérente? Va-t-elle assez loin? trop loin? Je n'ai pas suffisamment approfondi le sujet pour exprimer là-dessus une opinion fondée. Disons que, personnellement, je n'ai pas envie de chercher à désapprendre ce qu'on m'a enseigné; je répugne aussi à utiliser une orthographe différente de celle qui est admise dans le corps d'un dictionnaire usuel comme le «Petit Robert». J'ai pris cependant l'habitude, avant de signaler une faute d'orthographe, de vérifier dans «Le millepatte sur un nénufar : Vadémécum de l'orthographe recommandée» si la graphie en question ne s'y trouve pas.

    Posté par Choubine, mercredi 29 avril 2009 à 16:13
  • En 1990 j'avais 26 ans, en 1998 j'avais 34 ans et à chaque fois je ne voulais rien savoir de ces réformes de l'orthographe, je ne comprenais pas qu'on impose des changements dictés par le politique et tout ça en faveur du nivèlement par le bas. Aujourd'hui, le temps a suffisamment passé pour que ce soit l'usage qui dicte mes choix de modification dans la graphie ancienne de certains mots (les accents graves sont pertinents, ils correspondent à la prononciation donc j'ai adopté cette partie de la réforme quand je le jugeais utile). En revanche, je ne veux pas toucher à mes beaux accents circonflexes ni au double L de corolle, par exemple... L'orthographe représente plus qu'une manière scripturaire de rendre les sons.

    Posté par Assia, vendredi 22 octobre 2010 à 18:02

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