Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

vendredi 2 novembre 2007

Interraction, interragir

Interraction ou interaction; interragir ou interagir; qu'elle ou quelle; orthographe.

  • «Maintenant, j'interragis avec eux, au moyen de questions et réponses», se félicite Fazeelat Rasool.  (Hélène Buzzetti.)
  • Toutes font valoir les vertus d'un plan de classe en U qui favorise les interractions.

Dans le Petit Robert, le Multidictionnaire, le Lexis, le Girodet et le Trésor de la langue française informatisé, je ne trouve que les graphies interagir, interaction.

* * * * *

  • Lorsqu'on leur demande qu'elle est leur matière préférée, c'est sans hésitation qu'elles répondent presque toutes «islamyat», le cours de religion.

Bien entendu, il fallait employer l'adjectif interrogatif quelle. On pourrait dire, en effet :

On leur demande laquelle est leur matière préférée.
On leur demande quel est leur cours préféré.

Mais non :

* On leur demande qu'il est leur cours préféré.

Line Gingras
Québec

« "De l'amour, pas des châtiments" » : http://www.ledevoir.com/2007/11/02/162841.html

Posté par Choubine à 04:39 - Langue et traduction - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est tout de même incroyable que vous trouviez matière à exploiter tous les jours que Dieu fait! Et dire qu'on mène une vie pas possible à Pauline Marois qui veut exiger des immigrés la maîtrise de la langue française avant qu'ils puissent se présenter aux élections! Et si elle étendait le champ d'application de la loi aux Québécois pure laine??? Et en particulier à tous ceux qui s'adressent au public...

    Posté par Protolapon, samedi 3 novembre 2007 à 03:38
  • D'un autre côté, les journalistes font un métier difficile et doivent souvent travailler à toute allure, dans des conditions où je trouverais bien difficile de me concentrer... En fait, lorsque je lis «Le Devoir» (ou certains journalistes de «La Presse»), je suis frappée, en général, par l'élégance du style et la richesse du vocabulaire. Cela dit, personne n'est parfait tout le temps, et on ne peut pas tout savoir - ce qui me permet d'aborder ici des difficultés que le commun des mortels est susceptible de connaître.

    J'ai beaucoup aimé, soit dit en passant, l'article cité plus haut, en dépit des quelques fautes que j'ai relevées.

    J'ai hâte, par ailleurs, que les «Québécois pure laine» se rendent compte que nous mettons nous-mêmes en danger notre survie par notre laisser-aller en matière linguistique. Les commentaires qu'on peut lire dans certains blogues de journalistes ne sont que trop éloquents à cet égard.

    Posté par Choubine, samedi 3 novembre 2007 à 04:33

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