Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

mercredi 10 octobre 2007

Absence de remord

Remord ou remords; absence de remord; un remord ou un remords; le remord ou le remords; orthographe.

  • «La demande d'emprisonnement était motivée par le besoin de dissuasion et par l'absence de remord», a-t-elle brièvement commenté. (Rémi Nadeau, Presse Canadienne.)

Que l'on ait un ou des remords, ou que l'on soit sans remords, cela ne change rien à l'orthographe du nom : on écrit remords, au singulier comme au pluriel :

Un remords le harcelait. (Maupassant, dans le Petit Robert.)

J'arrivais inéluctablement et sans remords à ce méfait. (Giraudoux, dans le Lexis.)

C'est l'ombre d'un remords qui passe! (Privas, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Paris, depuis plus de quatre ans, était le remords du monde libre... (De Gaulle, dans le Trésor.)

Line Gingras
Québec

«Myriam Bédard évite la prison, mais a besoin d'aide» : http://www.cyberpresse.ca/article/20071009/CPACTUALITES/71009024/6730/CPACTUALITES

Posté par Choubine à 03:35 - Langue et traduction - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Pourquoi ?

    C'est amusant de voir que le remords a toujours un S... pour moi, c'est comme s'il était toujours au pluriel sans l'être ! Cela m'inquiéterait moins de voir "remords" sans S, ce serait moins pesant...
    Enfin, tout de même, je suis contente parce que ça, je le savais ! L'air de rien, tous les jours, sur votre blog, on met à jour ses connaissances en français... et, même pas mal...
    Merci.

    Posté par gballand, mercredi 10 octobre 2007 à 07:14
  • Première visite

    Bonjour Choubine,
    C'est ma première visite. J'apprécie beaucoup les découvertes que j'y ai faites. Je reviendrai sûrement régulièrement. La langue française est tellement massacrée que ton blogue est très pertinent. En fait il devrait être publicisé auprès des enseignants et des élèves de nos immenses polyvalentes.
    À la prochaine

    Posté par Lux, jeudi 11 octobre 2007 à 01:19
  • Bonjour et merci à vous deux.

    Justement, Lux, j'ai eu, à l'école secondaire publique, un merveilleux professeur de français qui nous disait, chaque fois qu'un doute était soulevé : «Allons voir ce qu'en dit Larousse» ou «Allons voir ce qu'en dit Laurence» - c'était selon. Tous les élèves avaient alors un dictionnaire et une grammaire; je ne suis pas certaine que ce soit le cas aujourd'hui...

    Posté par Choubine, jeudi 11 octobre 2007 à 02:02

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