Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

samedi 17 septembre 2005

À peu de chose près

À peu de chose près; à peu de choses près.

Je lisais hier l'éditorial de Bernard Descôteaux, dans Le Devoir, lorsque je suis tombée en arrêt devant cette phrase :

  • Le 16 novembre, ce parti sera à peu de chose près le parti qu'on connaît aujourd'hui [...] (C'est moi qui souligne.)

Voilà un singulier qui m'a paru... bien singulier. Ne devrait-il pas se trouver deux ou trois chosettes dans ce peu, si peutit qu'il soit, me suis-je demandé?

Ah. Ce n'est pas ainsi qu'il fallait voir les choses - la chose. Le Petit Robert, à l'article "peu", m'apprend en effet, tout d'abord, que peu de chose veut dire "une petite chose, qqch. d'insignifiant"; ensuite, que l'expression à peu de chose près signifie "presque exactement". Le singulier s'impose donc.

Ç'a ben d'l'allure.

Et comme si ce n'était pas suffisant, Jean Dion écrit aujourd'hui, à propos d'une simple question dont la longueur n'a rien à envier à une phrase de Marcel Proust, qu'elle est "recopiée à peu de chose près à la demande générale".

Ça va ça va, hein, on avait compris.

Line Gingras

"Le PQ tel qu'il est" : http://www.ledevoir.com/2005/09/16/90492.html

Posté par Choubine à 23:23 - Langue et traduction - Commentaires [0] - Permalien [#]

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