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Choux de Siam
10 juin 2006

En mal de jouer à l'opposition

Être en mal de; crypto-libéraux; syntaxe; graphie.

  • Devant la querelle entre M. Stephen Harper et la presse parlementaire, un député néo-démocrate, M. Charlie Angus, s'est étonné que le chef conservateur, élu après avoir promis un gouvernement transparent, barricade les portes de son cabinet. Venant du NPD, la critique n'aura pas impressionné M. Harper, qui tient ces journalistes pour des crypto-libéraux en mal de jouer à l'opposition. (Jean-Claude Leclerc.)

Donques, si je comprends bien le point de vue de M. Harper, les membres de la tribune parlementaire, partisans occultes des libéraux - noter que le composé cryptolibéraux, par ailleurs correctement formé sur le modèle de cryptocommuniste, devrait s'écrire sans trait d'union selon ce que je vois dans le Petit Robert -, aimeraient qu'on les laisse se comporter, plus ou moins, comme des représentants de la loyale opposition de Sa Majesté. Mais la question qui se pose alors, c'est : peut-on dire qu'ils sont en mal de jouer à l'opposition?

Le Trésor de la langue française informatisé et le Robert - Dictionnaire historique de la langue française signalent tous deux l'expression être en mal d'enfant, qui veut dire «être dans les douleurs de l'accouchement». Cette expression, toutefois, est vieillie, et je ne lui connais pas de descendance légitime.

Dans la langue moderne, être en mal de quelque chose, c'est «souffrir de son absence» (Lexis); par extension, d'après le Trésor, c'est aussi «désirer, avoir besoin de» :

Journaliste en mal de copie, écrivain en mal de sujet, d'imagination. (Petit Robert.)

Être en mal d'inspiration. (Hanse-Blampain.)

Être en mal d'amour, de poésie, de promenade, d'espace. (Trésor.)

Ce grand flot parfumé, satiné, voluptueux, des femmes de Lima en mal de frivolités, de liberté, de plaisirs défendus. (Morand, dans le Trésor.)

Dans tous les exemples que j'ai vus, la locution est suivie d'un nom plutôt que d'un infinitif.

Line Gingras

«Les journalistes et le gouvernement - Harper menace-t-il la liberté de presse?» : http://www.ledevoir.com/cgi-bin/ledevoirredir.cgi?http://www.ledevoir.com/2006/06/05/110842.html?338

5 juin 2006

Outre de l'agresser...

Outre de; grammaire française; syntaxe du français.

  • Car [...] pouvait-on, dans un tel cas, imaginer pire?
    Oui, vient de rétorquer la juge Lise Côté, de la Cour d'appel : outre de l'agresser [sexuellement], le père aurait pu «bâillonner, menacer, frapper l'enfant». (Josée Boileau.)

On trouve aisément, dans les dictionnaires généraux et les ouvrages de difficultés, des exemples d'emploi de la préposition outre avec un nom ou un pronom :

Outre leurs photographies, les deux jeunes gens avaient échangé leurs confidences. (Romains, dans le Petit Robert.)

Outre leurs enfants et une cousine, ils logent une amie de la famille. (Lexis.)

Outre son salaire, il a un pourcentage sur les bénéfices. (Girodet.)

La vérité scientifique veut qu'on avoue son ignorance et qu'on conclue qu'il y a, outre ce qu'on sait, d'autres conditions qui nous échappent... (Cl. Bernard, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

On rencontre aussi la locution prépositive en outre de - «inutile et critiquée, mais bien installée dans le meilleur usage», selon Hanse et Blampain. Le Petit Robert la consigne d'ailleurs sans réserves :

En outre de la modique pension qu'il touchait, il continuait de récolter quelques petites sommes. (R. Rolland.)

Aucun des douze ouvrages que j'ai consultés, cependant, ne reçoit la locution outre de. Dans la phrase à l'étude, j'emploierais simplement outre : ... outre l'agresser, le père aurait pu...

À vrai dire je n'ai pas vu d'exemple de cette préposition introduisant un infinitif, mais cette construction ne me choque pas. On pourrait sans doute la remplacer par la locution conjonctive outre que suivie d'un verbe conjugué : ... outre qu'il l'a agressée, le père aurait pu «bâillonner, menacer, frapper l'enfant». J'avoue ma préférence pour la formulation précédente, plus légère.

Line Gingras

«Justice désincarnée» : http://www.ledevoir.com/2006/06/03/110798.html

3 juin 2006

Ni fleurs ni couronnes - En générale

  • Il ajoute que la population en générale leur fait de moins en moins confiance. (Site de l'émission Indicatif présent, de Radio-Canada.)

En règle générale, mais en général.

* * * * *

  • Le nom de M. Alexis, qui n'a pas pu faire le voyage avec M. Préval au Canada début mai, apparaît sur une «liste noire» établie par le gouvernement canadien, dont fait également partie, ce que certains s'expliquent mal, un ancien ministre de la Santé, Rudolph Mallebranche, et un ancien conseiller de M. Préval, Philippe Rouzier, aujourd'hui haut fonctionnaire au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). (Guy Taillefer.)

J'ai déjà parlé de l'accord du verbe avec plusieurs sujets inversés.

Je me demande par ailleurs s'il faut écrire Rudolph Mallebranche ou Rudolph Malebranche. La graphie Malebranche me paraît plus plausible, mais cet argument ne vaut pas bien cher, et une recherche au moyen de Google ne donne pas de résultat concluant. J'espère que c'est la bonne orthographe qui figure sur la liste...

Line Gingras

«Entrevues - Le Québec est-il figé?» : http://www.src.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/73804.shtml
«Un premier ministre interdit de séjour au Canada - Le Canada a-t-il erré?» :
http://www.ledevoir.com/2006/06/02/110654.html

2 juin 2006

Ni fleurs ni couronnes - Une pêche moyenne

  • L'arc-en-ciel, contrairement à la mouchetée, utilise ces espèces concurrentes et indésirables comme autant de nouvelles variétés de frites, dont elles se régalent pour prendre du poids. (Louis-Gilles Francoeur.)

* * * * *

  • En moyenne, ces écoles demeurent largement accessibles à la classe moyenne. (Christian Rioux.)

«La truite arc-en-ciel, invasion ou nécessité?» : http://www.ledevoir.com/2006/06/02/110684.html?338
«La paix scolaire» : http://www.ledevoir.com/2006/06/02/110691.html?338

31 mai 2006

Choisir entre une chose ou une autre

Entre une chose ou une autre; entre une chose et/ou une autre; choisir entre une chose et/ou une autre; grammaire française; syntaxe du français.

  • Lors des prochaines élections, les Québécois auront à choisir entre le courage de la saine gouvernance ou les déchirements d'une nouvelle campagne référendaire, a lancé le premier ministre Charest dimanche à Sainte-Marie-de-Beauce. (Michel David.)

La préposition entre «indique un ensemble dont fait partie un être ou une chose que l'on distingue», d'après le Lexis :

Entre deux routes offertes, il eut cette impression vague d'avoir choisi la mauvaise... (Bernanos, dans le Lexis.)

Hésiter, choisir entre plusieurs solutions. (Petit Robert.)

C'est dire qu'ils ont suivi des chefs, qu'ils ont choisi entre deux politiques, qu'ils ont pris parti contre la collaboration... (Mauriac, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Les onze ouvrages que j'ai consultés - aux articles «entre», «choisir» et «choix» - n'abordent pas le problème de la conjonction de coordination; cependant, il me semble que c'est la conjonction et, plutôt que ou, qui convient pour exprimer l'idée que des éléments s'ajoutent l'un à l'autre (ou les uns aux autres) de manière à constituer un ensemble à l'intérieur duquel on choisit. Les exemples recueillis dans le Trésor paraissent confirmer cette opinion :

Hésiter entre la crainte et l'espérance.

... l'âme aurait à faire son choix entre Dieu et le mal. (Green.)

Je proposerais donc de modifier la phrase à l'étude de l'une ou l'autre des façons suivantes :

... les Québécois auront à choisir entre le courage de la saine gouvernance et les déchirements d'une nouvelle campagne référendaire...

... les Québécois auront à choisir soit le courage de la saine gouvernance ou les déchirements d'une nouvelle campagne référendaire...

Line Gingras

«Le courage de gouverner» : http://www.ledevoir.com/2006/05/30/110348.html?338

30 mai 2006

Think tank? Non, merci

Think tank; anglicisme; concordance des temps; coordination d'éléments appelant des prépositions différentes; la proposition relative explicative et la virgule; grammaire française; syntaxe du français; ponctuation.

  • M. Kelly-Gagnon adhère, lui, aux préceptes véhiculés par un réseau de think tanks conservateurs (dont fait partie l'Institut économique de Montréal_ que M. Kelly-Gagnon présidait jusqu'à sa récente nomination au CPQ). Ces think tanks se citent mutuellement, souvent au mépris de ce que nous apprend la recherche scientifique... (Michel Venne.)

Think tank est un terme à la mode, mais l'idée me paraîtrait tout aussi bien rendue par un équivalent français : René Meertens propose groupe/cellule/club de réflexion, groupe d'experts, institut; dans Termium, je vois notamment groupe/équipe d'analystes/de spécialistes/d'intellectuels, centre d'études et de recherches; dans le Grand dictionnaire terminologique, je relève encore laboratoire d'idées.

Je signale par ailleurs qu'il faudrait une virgule après l'Institut économique de Montréal : comme il s'agit d'un établissement unique, la proposition relative qui suit est dite «explicative», c'est-à-dire non nécessaire à la compréhension de la phrase. (J'ai déjà traité de cette question ici.)

* * * * *

  • Lorsqu'il prit sa retraite après 28 années à la présidence du Conseil du patronat, en 1997, Ghislain Dufour s'était réjoui de voir les chefs d'entreprise participer plus volontiers aux débats publics.

Le second fait n'est pas antérieur au premier; il faut donc mettre les deux sur le même plan :

Lorsqu'il a pris sa retraite [...], Ghislain Dufour s'est réjoui...

Lorsqu'il avait pris sa retraite [...], Ghislain Dufour s'était réjoui...

Au moment de prendre sa retraite [...], Ghislain Dufour s'était [ou s'est] réjoui...

* * * * *

  • La garde montante de Québec inc. étant elle-même issue et intégrée à la communauté francophone, les patrons comprenaient la société et partageaient ses valeurs.

La garde montante était issue de la communauté francophone. Je proposerais donc :

La garde montante de Québec inc. étant intégrée à la communauté francophone, dont elle-même était issue, les patrons comprenaient...

(Pour des explications détaillées, voir les autres billets traitant de problèmes de coordination.)

* * * * *

  • Le discours idéologique qu'il défend, désormais au nom des patrons, n'est malheureusement pas propice à la concertation. Le lien de confiance avec les autres acteurs de la société sera difficile à rétablir et favorisera une radicalisation des opposants.

De toute évidence, ce n'est pas le lien de confiance qui favorisera une radicalisation des opposants, mais plutôt un certain discours idéologique, ou la difficulté de rétablir un lien de confiance.

* * * * *

  • Les mouvements sociaux savent mobiliser l'opinion publique, et les attentes envers les entreprises sont grandes. Il leur faut désormais adopter des comportements responsables envers l'environnement, les droits de la personne et la qualité des emplois.

Pour éviter la répétition :

... les attentes à l'égard des entreprises...

... des comportements responsables en ce qui concerne l'environnement...

Line Gingras

«Patronat et société» : http://www.ledevoir.com/2006/05/29/110235.html?338

29 mai 2006

Ni fleurs ni couronnes - Trouvé!

  • Et on trouve aussi des universitaires versés en gestion qui trouvent au contraire que cette réforme ne s'est pas attaquée à l'essentiel. (Serge Truffaut.)

On trouve des universitaires qui estiment...

  • La loi stipule que le Québec ne peut pas avoir moins de 75 sièges à la Chambre des communes, mais cette même loi n'interdit pas d'accroître le nombre total de sièges. Dans les faits, la «dilution» du Québec à Ottawa s'opère malgré tout, mais cette obligation minimale oblige Élections Canada à augmenter constamment le nombre de circonscriptions... (Hélène Buzzetti.)

Cette exigence minimale oblige...

«Fin de partie» : http://www.ledevoir.com/2006/05/27/110177.html
«Élections à date fixe à Ottawa» : http://www.ledevoir.com/2006/05/27/110206.html

28 mai 2006

Place du complément du verbe

Complément du verbe; ordre des éléments dans la phrase; syntaxe du français; style.

  • Il faut relire à ce sujet l'article très pertinent de Christian Rioux sur ce que pensent maintenant les historiens les plus chevronnés de la France de cette démarche. (Gil Courtemanche.)

Cette phrase n'est pas incorrecte, mais on pourrait l'améliorer.

À la première lecture, on hésite un instant sur l'élément auquel se raccroche le complément de cette démarche : on lit d'abord la France de cette démarche, avant de se rendre compte, très vite il est vrai, que cela ne tient pas.

Pour dissiper cette équivoque momentanée, il suffirait que le complément soit rapproché du verbe auquel il se rattache :

Il faut relire à ce sujet l'article très pertinent de Christian Rioux sur ce que pensent maintenant de cette démarche les historiens les plus chevronnés de la France.

La phrase paraît plus claire, mais aussi mieux équilibrée, puisque l'élément qui la termine, le groupe sujet les historiens les plus chevronnés de la France, est nettement plus long que le syntagme qui vient d'être déplacé. Marcel Cressot dirait sans doute que ces éléments se trouvent ainsi disposés par masses croissantes, ce qui correspond à une tendance caractéristique de la phrase française*.

Line Gingras

* Voir Le style et ses techniques, page 218.

«Le laboratoire scolaire» : http://www.ledevoir.com/2006/05/27/110160.html

22 avril 2013

Où sont passés les médecins?

  • Il y a 21 mois, Alexis Guimond se trouvait plongé dans un coma. Il avait été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) alors qu'il roulait en vélo de montagne dans le parc de la Gatineau.

    Les médecins ne croyaient pas qu'il marcherait à nouveau. Il lui avait même présenté un fauteuil roulant, quelques jours après son réveil.

    (Martin Comtois, dans Le Droit du 21 avril 2013. Les deux paragraphes qui précèdent sont les premiers de l'article.)

Le contexte l'indique clairement : ce sont les médecins qui avaient présenté à leur patient un fauteuil roulant. Il fallait écrire :

Les médecins ne croyaient pas qu'il marcherait à nouveau. Ils lui avaient même présenté un fauteuil roulant, quelques jours après son réveil.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Gatineau a son "Petit Miracle" » : http://www.lapresse.ca/le-droit/sports/autres-sports/201304/20/01-4642926-gatineau-a-son-petit-miracle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_ottawagatineau_546_section_POS1

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

7 novembre 2015

La réponse

  • La réponse qui sera donnée à la demande d’aide financière de Bombardier donnera un sérieux indice sur le degré d’influence dont jouira le Québec en cette matière.
    (Michel David, dans Le Devoir du 7 novembre 2015.)

Je proposerais :

La réponse qui sera donnée à la demande d’aide financière de Bombardier fournira un sérieux indice sur le degré d’influence dont jouira le Québec en cette matière.

Line Gingras
Québec

« La nouvelle ère » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/454645/la-nouvelle-ere

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

30 novembre 2015

Elle a conclut

Elle a conclut, elle a conclu; participe passé du verbe conclure; grammaire française; orthographe.

  • « J’espère que ce sera la dernière vigile et que l’an prochain, c’est un pow-wow qu’on va célébrer », a quant à elle conclut Mme Mollen Dupuis.
    (Sarah R. Champagne, dans Le Devoir du 30 octobre 2015.)

On écrit conclut à la troisième personne du singulier du passé simple ou du présent de l'indicatif, mais conclu, sans t, au participe passé :

« J’espère que ce sera la dernière vigile et que l’an prochain, c’est un pow-wow qu’on va célébrer », a quant à elle conclu Mme Mollen Dupuis.

Line Gingras
Québec

« Une vigile pour être entendues… et pour être crues » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/453973/femmes-autochtones-une-vigile-pour-etre-entendues-et-pour-etre-crues

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

25 juin 2006

Connaissances

Ils vivent au coeur du labyrinthe; n'en sortent presque jamais. Le monde vient à eux.

Ils vivent au bord d'un canal. Sur le campiello, devant leur porte, il y a une fontaine, un robinet toujours ouvert. Les pigeons s'y mouillent les pattes. Les chiens, les chats s'y abreuvent. Les femmes y lavent les mains des petits. Des hommes, le jour, se garent tout près; ils grimpent sur la place, saisissent le seau de plastique blanc, en jettent le contenu sur leur barque; vont livrer quelque marchandise; échangent deux mots avec les habitants, repartent.

Le soir, des trains de gondoles promènent les touristes, avec chanteur et accordéon. On ouvre de grands yeux devant la vieille église, la terrasse illuminée, le petit pont de biais. Aux tables de la terrasse, les clients, aussi, regardent. Du haut du pont, on dirait une noce.

Eux, qui tiennent la trattoria familiale et à qui le monde, ainsi, rend visite, vont et viennent avec les napperons à carreaux, les plats de pâtes, les assiettes de pizza, les bouteilles d'eau minérale. Le soir, ils n'ont pas le temps de parler. L'après-midi, à l'heure de fermer, ils se disputent. Souvent des voisins passent entre les tables, en maugréant.

Depuis des années je viens là, manger près de la fontaine. Je suis patiente avec le fils retardé. La petite-fille boudeuse, j'étais sur place la veille de sa naissance, lorsque sa mère - l'une des deux filles de la maison, mais l'autre ne travaille plus à la trattoria - a pris l'ambulance; elle aura, je pense, quatorze ans bientôt. Le père, jadis, a fait escale à Montréal, quand il était marin. La mère, la dernière fois, m'a demandé des nouvelles de la mienne; j'ai dû lui apprendre qu'elle était morte, peu après ma visite précédente.

De simples connaissances. Qui peut-être pensent à moi, là-bas, et ne savent pas mon nom.

Line Gingras

28 mars 2006

Toutes les boutiques et commerces...

Tout, accord; accord de l'adjectif indéfini tout; orthographe d'accord; grammaire française; syntaxe du français.

  • Le joueur apprendra au même rythme que le personnage et, une fois toutes les boutiques et commerces d'arrière-boutique sous son contrôle, le jeune homme passera aux tâches plus sérieuses de la famille. (Bruno Guglielminetti.)

Tout, adjectif indéfini, s'accorde en genre et en nombre avec le ou les noms auxquels il se rapporte. Dans le cas présent, il s'agit de deux noms coordonnés, l'un féminin, l'autre masculin; en principe, il doit donc se mettre au masculin pluriel.

On hésite cependant à faire cet accord : le nom qui suit immédiatement est féminin et l'ordre des éléments ne saurait être inversé, pour des raisons de logique et de rythme (on préfère d'habitude, en français, placer en dernier l'élément le plus long).

Des solutions? On peut mettre l'adjectif indéfini, accompagné de l'article, devant chacun des noms coordonnés :

... une fois toutes les boutiques et tous les commerces d'arrière-boutique sous son contrôle...

On peut aussi remplacer l'adjectif indéfini par un nom collectif :

... une fois la totalité des boutiques et des commerces d'arrière-boutique sous son contrôle...

Line Gingras

«Technologie : Dans les méandres de la mafia» : http://www.ledevoir.com/2006/03/27/105309.html?338

26 mai 2006

Déambuler une rue

Déambuler; déambuler une rue; déambuler, verbe transitif ou intransitif; grammaire française; syntaxe du français; vocabulaire.

  • Que de souvenirs qui défilent dans ma tête alors que, sur mon vélo, je déambule cette rue. (Claude Chiasson.)

Déambuler, c'est «marcher sans but précis, selon sa fantaisie» (Petit Robert; c'est moi qui souligne); verbe intransitif, il n'admet pas de complément d'objet direct :

Nous devisions en déambulant au long des trottoirs. (Duhamel, dans le Petit Robert.)

Faut recommencer à déambuler entre les baraques. (Céline, dans le Lexis.)

Nous déambulions toutes les nuits à travers de lointains quartiers. (Carco, dans le Lexis.)

Le Trésor de la langue française informatisé signale qu'il peut s'employer, par extension, avec un sujet désignant une chose qui se déplace :

Le véhicule qui déambulait était une véritable [...] automobile fonctionnant au pétrole. (P. Rousseau.)

Il reste que les êtres humains, eux, ne déambulent qu'à pied.

Line Gingras

«Des bouffeurs d'électrons à rabais» : http://www.ledevoir.com/2006/05/24/109850.html?338

24 mai 2006

Coordination et changement de préposition

Coordination et prépositions; grammaire française; syntaxe du français.

  • Au final, ce sont rarement les membres du régime visé qui trinquent, mais tout le reste de la population. Cette dernière ne sera pas portée, ou n'aura pas les moyens, de le reprocher à ses dirigeants, mais se ralliera plutôt à eux contre l'agresseur étranger. (Éric Desrosiers.)

La population n'a pas les moyens de blâmer ses dirigeants, mais elle n'est pas portée non plus à leur faire des reproches. Les deux éléments coordonnés - avoir les moyens et être porté - ne se construisent pas de la même manière; il est donc préférable de ne pas leur attribuer un même complément*.

Première solution : placer le complément après l'un des deux éléments, et employer avec l'autre un pronom de rappel :

Cette dernière n'aura pas les moyens de le reprocher à ses dirigeants, ou ne sera pas portée à le faire, mais se ralliera plutôt à eux contre l'agresseur étranger.

J'ai inversé l'ordre des éléments de manière à éloigner le substantif moyens du pronom eux.

Deuxième solution : substituer à l'un des deux éléments un équivalent qui se construit de la même façon que l'élément restant, ou remplacer les deux :

Cette dernière ne voudra pas - ou n'osera pas - le reprocher à ses dirigeants, mais se ralliera plutôt à eux contre l'agresseur étranger.

Line Gingras

* Voir aussi : http://chouxdesiam.canalblog.com/archives/2006/04/02/1389227.html

«Perspectives - Comment faire la guerre sans se faire mal?» : http://www.ledevoir.com/2006/05/23/109750.html?338

21 mai 2006

L'apocalypse environnemental

Apocalypse, masculin ou féminin; un ou une apocalypse; genre du nom apocalypse.

  • ... une civilisation [...] dont le mode de vie préparerait l'apocalypse environnemental_. (Antoine Robitaille.)

Apocalypse est un nom féminin :

Une terrifiante apocalypse. (Multidictionnaire.)

Oui, je l'avoue, mon premier soin a été de vérifier ce détail, en dépit de la gravité du sujet. On fait ce qu'on peut...

Line Gingras

«Le choc des cultures» : http://www.ledevoir.com/2006/05/20/109724.html
Légende de photographie parue à la une du journal : http://www.ledevoir.com/2006/05/20/index.html

15 mai 2006

Ni fleurs ni couronnes - Le présent historique, je veux bien...

Présent historique.

  • ... les experts médicolégaux montrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoua son crime et fut condamné. (Pauline Gravel.)

On peut très bien raconter des faits passés au présent historique, ou commencer le récit au passé et opter pour le présent lorsqu'on arrive au point central de l'action. On peut aussi, évidemment, tout relater au passé. Mais dans l'exemple à l'étude, la journaliste utilise tantôt l'un tantôt l'autre sans raison apparente, alors qu'il y aurait lieu, en principe*, de choisir entre ces trois possibilités :

... les experts médicolégaux montrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique est très semblable et contient la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoue son crime et est condamné.

... les experts médicolégaux montrèrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoue son crime et est condamné.

... les experts médicolégaux montrèrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police mit finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoua son crime et fut condamné.

Line Gingras

* Je dis «en principe», parce que le récit commence en fait plusieurs lignes plus haut, au présent historique, et que les deux dernières reformulations supposeraient bien entendu une révision du passage que je n'ai pas cité.

«Arrêter un criminel grâce à l'ADN d'un proche parent» : http://www.ledevoir.com/2006/05/15/109261.html

14 mai 2006

Mettre en garde

Mettre en garde de + infinitif; sous examen; anglicisme; calque de l'anglais; grammaire française; syntaxe du français.

  • Présente hier au débat, la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest, a mis en garde le réseau de l'éducation de ne pas répéter les erreurs de la santé. (Marie-Andrée Chouinard.)
  • ... le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a mis en garde jeudi soir d'éviter de faire une règle générale de l'anecdote. (Même journaliste, même article, deux paragraphes plus loin.)

Je n'ai rien trouvé dans le Multidictionnaire ni dans le Hanse-Blampain, consultés aux articles «mettre» et «garde», sur l'expression mettre en garde. Toutefois, d'après ce que j'ai vu dans le Petit Robert, le Lexis et le Trésor de la langue française informatisé, on met quelqu'un en garde contre quelqu'un ou quelque chose, c'est-à-dire qu'on lui conseille d'adopter une attitude vigilante, de se montrer circonspect à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose :

[Je] l'ai mise en garde contre la confusion du sacré et du profane. (Montherlant, dans le Petit Robert.)

Je la mettais justement en garde contre les tentations d'un milieu et d'une vie qui ne sont pas les siens. (Anouilh, dans le Lexis.)

Me mettant en garde contre mes idées généreuses. (Balzac, dans le Trésor.)

Je dois me mettre en garde contre [= me défier d'] un danger qui m'a toujours menacé. (Du Bos, dans le Trésor.)

Je pense donc qu'il aurait fallu étoffer la première phrase à l'étude, et reformuler en partie la seconde :

... la présidente [...] a mis en garde le réseau de l'éducation contre le danger de répéter les erreurs...

... le ministre de l'Éducation [...] a déclaré jeudi soir qu'il faut éviter de faire une règle générale de l'anecdote.

* * * * *

Je signale par ailleurs que Le Colpron donne pour anglicisme le tour sous examen (calque de under examination), utilisé dans le titre de l'article. On recommande de le remplacer par à l'examen; je crois cependant qu'il signifie plutôt, ici, remise en question.

Line Gingras

«La politique d'adaptation scolaire sous examen» : http://www.ledevoir.com/2006/05/13/109108.html

8 mai 2006

Rater de + infinitif

Rater de suivi d'un infinitif; rater de + infinitif; grammaire française; syntaxe du français.

  • Les lecteurs distraits ne ratent jamais de reprocher aux écrivains leurs obsessions. (Gilles Archambault.)

J'ai vu sept ouvrages de difficultés, qui ne disent rien sur le verbe rater; cependant, aucun des dictionnaires généraux que j'ai sous la main n'admet la construction rater de + infinitif. On trouve, bien entendu, le tour rater une occasion de + infinitif :

Tu ne rateras pas une occasion de lui rentrer dedans. (Mac Orlan, dans le Petit Robert.)

... il ne rate pas une occasion de l'humilier, parce qu'il n'est pas fort. (Aragon, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Dans la phrase qui nous intéresse, il aurait mieux valu, à mon avis, employer le verbe manquer :

Les lecteurs distraits ne manquent jamais de reprocher aux écrivains leurs obsessions.

* * * * *

  • À remarquer également la remarquable préface de Viviane Forrester.

Comment la rater...

Line Gingras

«La petite chronique - L'obsession de l'instant» : http://www.ledevoir.com/2006/05/06/108518.html

9 juin 2006

Attention, on joue!

  • Malgré un prix très abordable, 29.95 $ chez nous comparativement à 53,95 $ en France, cette collection qui traite du développement durable peut-être considérée comme une véritable encyclopédie dans son domaine. (Bruno Guglielminetti.)

Chez nous comme en France, on utilise la virgule décimale.

Il faut éviter de confondre l'adverbe peut-être et le verbe pouvoir suivi de l'auxiliaire être. Comment s'y prendre? On pourrait substituer à peut-être l'adverbe possiblement (régionalisme); ou remplacer le verbe pouvoir par devoir.

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  • Même si l'information y est pointue, la présentation demeure attrayante et ludique grâce à l'utilisation de nombreuses séquences en images de synthèse 3D, de séquences vidéo, des centaines de photos, graphiques, cartes et animations.

... grâce à l'utilisation [...] de centaines de photos...

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  • ... l'outil demeure pertinent grâce à sa base de données indexée par thèmes et __ son glossaire accessible par hypertexte...

La préposition à se répète devant chacun des compléments, lorsque ceux-ci désignent des réalités bien distinctes.

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  • L'éditeur à même eu la bonne idée d'y intégrer un module qui permet la création de dossiers.

L'éditeur a même eu cette bonne idée, on est à même de le constater.

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  • On y aborde autant le thème de la santé dans le monde que celui de l'éducation, __ l'alimentation, __ l'agriculture, __ la biodiversité que la gestion des déchets.

On y aborde autant le thème de la santé dans le monde que ceux de l'éducation, de l'alimentation, de l'agriculture, de la biodiversité et de la gestion des déchets.

La préposition de, comme la préposition à, se répète devant chacun des compléments, lorsque ceux-ci désignent des réalités bien distinctes. (Et je me répète aussi, mais c'est pour la bonne cause.)

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  • ... le jeu aborde les questions des différents milieux de notre planète, la diversité de ses habitants, aborde la faune et la flore et explique l'importance du facteur météo.

... le jeu présente les différents milieux de notre planète, la diversité de ses habitants, aborde la faune et la flore...

Line Gingras

«Technologie - Le développement durable expliqué aux jeunes» : http://www.ledevoir.com/2006/05/01/108040.html?338

1 mai 2006

Ni fleurs ni couronnes - Cesser à travailler

  • ... elle [la militante Jane Jacobs, «icône des batailles pour une ville à dimension et à visage humains»] n'a jamais cessé de donner son avis, à intervenir dans le débat public, à travailler, écrire et réfléchir. (Manon Cornellier.)

Il ne faut pas cesser, non plus, de suivre le fil de sa phrase...

«Revue de presse - Hommage ne rime pas avec silence» : http://www.ledevoir.com/2006/04/29/107959.html

3 mai 2006

Ni fleurs ni couronnes - Au conditionnel

  • D'où l'idée, pas bête, de procéder autrement. Par exemple, dès réception de la plainte d'un propriétaire (après un retard minimal de trois semaines, comme actuellement), la Régie déléguerait un huissier chez le locataire qui devait dès lors choisir s'il conteste ou non. S'il ne remplit pas son formulaire de contestation, c'est un greffier qui tranchera son cas dix jours plus tard. (Josée Boileau.)

Nous étions dans le domaine de l'hypothèse, où il fallait rester :

... la Régie déléguerait un huissier chez le locataire, qui devrait dès lors choisir s'il conteste ou non. S'il ne remplissait pas son formulaire de contestation, c'est un greffier qui trancherait son cas dix jours plus tard.

J'ai ajouté une virgule devant le premier qui, parce que le pronom introduit une relative explicative (on n'a pas à distinguer entre deux locataires, un qui devrait choisir s'il conteste ou non et un autre qui n'aurait pas à le faire - si c'était le cas, la proposition subordonnée serait une relative déterminative et ne devrait pas être précédée de la virgule -, mais on sait déjà de quel locataire il s'agit : c'est celui qui fait l'objet d'une plainte).

Line Gingras

«Dix jours pour payer» : http://www.ledevoir.com/2006/04/25/107543.html

19 avril 2006

L'antécédent et la relative

Antécédent du pronom personnel; proposition relative; parallélisme; grammaire française; syntaxe du français.

  • La Loi sur la statistique, dont l'article 17 protège les renseignements personnels, prévoit déjà plusieurs exceptions. Il dit bien : «Sous réserve des autres dispositions du présent article...» (Stéphane Baillargeon.)

Le pronom personnel qui commence la deuxième phrase a beau être du masculin singulier, le lecteur cherche d'abord à le rattacher au sujet de la phrase précédente, même si celui-ci est un nom féminin, avant de se rendre compte que l'antécédent est un autre terme (l'article 17). L'hésitation n'aura duré qu'un instant, c'est certain, mais un malaise persiste. Et l'on n'a qu'à imaginer, à la place du nom féminin, un autre substantif masculin singulier pour se convaincre que cette gêne est justifiée :

Le Règlement sur la statistique, dont l'article 17 protège les renseignements personnels, prévoit déjà plusieurs exceptions. Il dit bien...

Le pronom il a tout l'air de renvoyer à Règlement; on aura besoin de la suite de la phrase pour dissiper le malentendu (sans gravité, en l'occurrence). Quelle est la cause de cette hésitation? Je ne crois pas qu'il existe une règle là-dessus; mais c'est une réaction que j'aimerais expliquer.

La première phrase du passage à l'étude se compose de deux propositions, dont la principale pourrait former à elle seule une phrase complète : La Loi sur la statistique prévoit déjà plusieurs exceptions. À cet énoncé de base s'ajoute une subordonnée relative explicative, dont l'article 17 protège les renseignements personnels, qui fournit une information accessoire - ou présentée comme telle - se rapportant à la Loi sur la statistique. Mais voilà, cette proposition subordonnée est en relation avec le sujet de la première phrase; elle n'est pas sur le même plan que la phrase suivante. En outre, l'esprit met spontanément en parallèle le nom sujet de la proposition principale (ou de la proposition indépendante) avec le pronom personnel sujet de la phrase suivante, comme le montrent ces exemples :

Cette jeune mère, dont c'était la première journée de travail à l'extérieur de la maison, a conduit sa fille à la garderie ce matin. Elle avait les larmes aux yeux en l'embrassant.

Il ne fait pas de doute que c'est la mère qui avait les larmes aux yeux.

Ce jeune père a conduit sa fille à la garderie ce matin. Elle avait les larmes aux yeux en l'embrassant.

Cet enchaînement, même après que l'on a trouvé - facilement, il est vrai - les antécédents des pronoms sujet (elle) et complément (l'), ne paraît pas aussi naturel que le précédent.

Cette jeune mère, dont c'était la première journée de travail à l'extérieur de la maison, a conduit sa fille à la garderie ce matin. Elle semblait ne devoir jamais se terminer.

On finit par comprendre qu'il est question de la journée...

Mais revenons au passage qui nous occupe. Je proposerais une légère reformulation pour résoudre la difficulté :

La Loi sur la statistique prévoit déjà plusieurs exceptions; l'article 17, qui protège les renseignements personnels, dit bien : «Sous réserve des autres dispositions du présent article...»

Line Gingras

«Recensement - Statistique Canada offre l'anonymat éternel» : http://www.ledevoir.com/2006/04/18/107022.html

22 avril 2006

Ni fleurs ni couronnes - Réanimation

  • ... le père, obligé d'aller répondre à la porte [...] a laissé son fils seul quelques instants. Lorsqu'il est redescendu au sous-sol le rejoindre un peu plus tard, le petit garçon était pendu au plafond, et toutes les manoeuvres de réanimation tentées sur son petit corps inanimé n'ont pas permis de le sauver. (Marie-Andrée Chouinard.)

Il aurait suffi d'écrire : ... toutes les manoeuvres de réanimation n'ont pas permis de le sauver.

«La mort tragique d'un garçonnet relance le débat sur la violence à la télévision» : http://www.ledevoir.com/2006/04/12/106607.html

11 avril 2006

Ni fleurs ni couronnes - Ça ravigote!

  • Durant la nuit, N'OUBLIE PAS DE BIEN T'HYDRATER (eau et boisson énergétiques) et de prendre des pauses. (Recette simple pour un party réussi!, dans le programme du Bal en Blanc; d'après Jean-Claude Leclerc.)

De l'eau énergétique! Serait-ce de la vodka?

«La nuit de la libération - Réveillez-vous, le Bal en Blanc est arrivé!» : http://www.ledevoir.com/2006/04/10/106425.html

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