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Choux de Siam
5 octobre 2015

Rendre possible des enquêtes

  • Pensez à la création de cette brigade qui serait créée à la Commission des droits de la personne pour recevoir et analyser les dénonciations anonymes avant même la diffusion d’un prétendu discours.
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 24 septembre 2015.)

Pensez à la création de cette brigade qui serait formée [ou constituéeà la Commission des droits de la personne pour recevoir et analyser les dénonciations anonymes avant même la diffusion d’un prétendu discours [haineux].

  • La pente est glissante. Tellement qu’un député libéral, Sébastien Proulx, est allé en commission jusqu’à lancer l’idée de rendre possible des enquêtes sur les « conversations privées »!

Il s'agirait de rendre des enquêtes possibles; l'attribut du complément d'objet direct doit s'accorder avec ce complément :

La pente est glissante. Tellement qu’un député libéral, Sébastien Proulx, est allé en commission jusqu’à lancer l’idée de rendre possibles des enquêtes sur les « conversations privées »!

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« 59 problèmes » : http://www.ledevoir.com/societe/justice/450828/le-monde-de-la-justice-au-quebec-59-problemes

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

24 juin 2015

La capacité d'accueil réel

  • Le rapporteur spécial sur les droits des migrants aux Nations Unies, François Crépeau, estime [...] que la capacité d'accueil réel des pays développés est largement supérieure à celle qui est timidement évoquée.
    (Marc Thibodeau, dans La Presse du 23 juin 2015.)

Il ne s'agit pas de l'accueil réel, mais de la capacité d'accueil réelle :

Le rapporteur spécial sur les droits des migrants aux Nations Unies, François Crépeau, estime [...] que la capacité d'accueil réelle des pays développés est largement supérieure à celle qui est timidement évoquée.

  • Les personnes qui abandonnent leur foyer pour fuir la persécution ou se chercher un avenir économique ne le font pas par gaieté de cœur. Ils continueront d'affluer, d'une manière ou d'une autre, parce que la répression, la peur ou l'indifférence ne feront pas disparaître leurs aspirations.

Les personnes qui abandonnent leur foyer pour fuir la persécution ou se chercher un avenir économique ne le font pas par gaieté de cœur. Elles continueront d'affluer, d'une manière ou d'une autre, parce que la répression, la peur ou l'indifférence ne feront pas disparaître leurs aspirations.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Faire face » : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/marc-thibodeau/201506/22/01-4880192-faire-face.php

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

25 août 2015

Des cyclistes peu communs

  • Le corps de police n’a pas été en mesure de fournir des statistiques sur le nombre de collisions impliquant uniquement des cyclistes, mais ceux-ci seraient peu communs.
    (Philippe Orfali, dans Le Devoir du 25 août 2015.)

Ce ne sont pas les cyclistes qui sont peu communs, mais les collisions impliquant uniquement des cyclistes :

Le corps de police n’a pas été en mesure de fournir des statistiques sur le nombre de collisions impliquant uniquement des cyclistes, mais celles-ci* seraient peu communes*.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 26 août à 10 h 10, je vois que la correction a été apportée.

« La piste cyclable du pont Jacques-Cartier jugée sécuritaire » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/448344/pont-jacques-cartier-un-accident-mortel-exceptionnel-mais-evitable

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30 janvier 2015

Comment?

Comment et l'inversion du sujet dans l'interrogation directe; grammaire française; syntaxe.
Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale; majuscule ou minuscule.

  • Comment est-ce que cette campagne de haine a-t-elle pu se mettre en marche en Allemagne?
    (Le Devoir, le 23 janvier 2015 à 17 h 33.)

Deux possibilités :

Comment est-ce que cette campagne de haine a pu se mettre en marche en Allemagne?

Comment est-ce que cette campagne de haine a-t-elle pu se mettre en marche en Allemagne?

  • Et depuis la Seconde guerre mondiale, comment les cinéastes ont dépeint la Shoah?

Et depuis la Seconde Guerre mondiale, comment les cinéastes ont-ils dépeint la Shoah?

On écrit, avec deux majuscules, la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale. (Voir par exemple le Petit Robert, à l'article « guerre ».)

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Auschwitz, 70 ans plus tard : le souvenir de l’horreur » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/429826/auschwitz-70-ans-plus-tard-le-souvenir-de-l-horreur

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

19 septembre 2015

Au programme

  • [...] une autopsie amusante et parfois lucide du présent par projection dans l’avenir avec, étrangement, une préoccupation pour le papier, dont la mort, à les écouter, est loin d’être parfaitement programmées.
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 30 mars 2015.)

La mort du papier est loin d'être parfaitement programmée.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Éloge du papier » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/435872/chroniquefd-eloge-du-papier

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

25 juin 2015

Mettre fin au climat d'impunité

  • Ils nous rappellent aussi qu'il ne peut y avoir de changement de culture si les officiers de haut rang ne donnent pas eux-mêmes le ton et mettent fin au climat d'impunité.
    (Rima Elkouri, dans La Presse du 23 juin 2015.)

Il ne peut y avoir de changement de culture si les officiers de haut rang... mettent fin au climat d'impunité? Ce n'est évidemment pas ce que la chroniqueuse voulait dire :

Ils nous rappellent aussi qu'il ne peut y avoir de changement de culture si les officiers de haut rang ne donnent pas eux-mêmes le ton et ne mettent pas fin au climat d'impunité.

Ils nous rappellent aussi qu'il ne peut y avoir de changement de culture si les officiers de haut rang ne donnent pas eux-mêmes le ton pour mettre fin au climat d'impunité.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Si le viol vous intéresse » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/rima-elkouri/201506/20/01-4879676-si-le-viol-vous-interesse.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_rima-elkouri_3263_section_POS1

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

25 juin 2015

L'opposition et la fonction publique

  • À ceux qui craignaient qu’une fois majoritaire il fasse preuve d’autoritarisme, Stephen Harper avait répondu lors de la campagne électorale de 2011 que l’opposition, la fonction publique et les tribunaux feraient contrepoids. Il a réussi à museler les deux premiers, mais heureusement pas les tribunaux.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 20 juin 2015.)

L'opposition et la fonction publique sont deux féminins :

Il a réussi à museler les deux premières, mais heureusement pas les tribunaux.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« L'esprit d'autorité » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/443300/gouvernement-harper-l-esprit-d-autorite

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

13 juillet 2015

Ils ne s'improviseraient pas en docteurs de la foi

S'improviser en + attribut; s'improviser + attribut; grammaire française; syntaxe.

  • S’ils avaient conscience d’appartenir à un État laïque, ils ne s’improviseraient pas en docteurs de la foi [...]
    (Christian Rioux, dans Le Devoir du 19 juin 2015.)

D'après les exemples que je vois dans les dictionnaires, s'improviser, employé au sens de « devenir subitement », « se doter subitement d'une compétence » (Trésor de la langue française informatisé), construit l'attribut directement, sans la préposition en :

On ne s'improvise pas maçon ou peintre aussi facilement. (Lexis.)

On ne s'improvise pas chef d'entreprise. (Petit Robert.)

Il a voulu s'improviser financier. (Grand Robert.)

D'ailleurs, on ne pouvait s'improviser vendeuse, il fallait un apprentissage. (Zola, dans le Trésor.)

On ne s'improvise pas amoureux d'un jour à l'autre. (Duhamel, dans le Trésor.)

Il fallait écrire :

S’ils avaient conscience d’appartenir à un État laïque, ils ne s’improviseraient pas en docteurs de la foi [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Salmigondis » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/443234/salmigondis

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

21 juin 2015

Celui...?

  • Les agressions contre les femmes s’appuient sur un rapport de domination qui a plusieurs dimensions. Cela n’a rien à voir avec le désir mais tout avec celui de considérer l’autre comme une inférieure en imposant le silence à l’entourage.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 18 juin 2015.)

Quel nom représente le pronom démonstratif celui? Les possibilités ne sont pas légion. Faut-il comprendre : Cela n'a rien à voir avec le désir, mais tout avec le désir...? (Considérer l'autre comme une inférieure, est-ce même un désir?) Ou l'éditorialiste aurait-elle plutôt voulu dire : Cela n'a rien à voir avec le désir, mais tout avec le rapport...? (Le rapport de considérer...? Considérer l'autre comme une inférieure, ce serait un rapport?)

Je proposerais :

Les agressions contre les femmes s’appuient sur un rapport de domination qui a plusieurs dimensions. Cela n’a rien à voir avec le désir, mais tout avec le fait de considérer l’autre comme une inférieure en imposant le silence à l’entourage.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Non mon général! » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/443049/agressions-dans-l-armee-non-mon-general

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

18 juin 2015

Leur possibilité d'être soutenue

  • Il en résulte, et c’est là une défaillance cruciale de l’institution, une méfiance profonde des femmes agressées quant à leur possibilité d’être soutenue ou crue par leurs supérieurs.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 18 juin 2015.)

Ce n'est pas la possibilité ni la méfiance qui sera ou ne sera pas soutenue ou crue, mais les femmes agressées :

Il en résulte, et c’est là une défaillance cruciale de l’institution, une méfiance profonde des femmes agressées quant à la possibilité d’être soutenues ou crues par leurs supérieurs.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Non mon général! » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/443049/agressions-dans-l-armee-non-mon-general

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

3 avril 2015

Juger bons de...

  • Pourquoi notre société accepte-t-elle qu’on subventionne grassement des imprimés insignifiants, ceux précisément que les épiciers jugent bons* de vous offrir en priorité en guise d’alimentation intellectuelle?
    (Jean-François Nadeau, dans Le Devoir du 30 mars 2015.)

Les épiciers ne jugent pas nécessairement que ces imprimés sont bons, mais ils jugent qu'il est bon de les offrir en priorité, ils jugent bon de les offrir en priorité :

Pourquoi notre société accepte-t-elle qu’on subventionne grassement des imprimés insignifiants, ceux précisément que les épiciers jugent bon de vous offrir en priorité en guise d’alimentation intellectuelle?

  • Décidément, il n’y a pas que les récentes manœuvres militaires des Russes dans l’arctique* qui indiquent que nous perdons vraiment le nord.

Je ne sais pas si nous perdons le nord, mais l'Arctique doit retrouver sa majuscule.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 10 avril à 19 h 30, je vois que la faute a été corrigée.

« À vos marques » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/435912/a-vos-marques

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

18 janvier 2015

Provocation

  • Il fallait quitter le quartier pour entendre des couacs. Le chauffeur de taxi iranien a abordé le sujet en premier. En gros, il avait été révolté par les meurtres de Charlie Hebdo, tout en trouvant, comme d’autres le chuchotent, qu’ils avaient trop provoqué les extrémistes. Et joué leur jeu.
    (Odile Tremblay, dans Le Devoir du 17 janvier 2015.)

Ils? Non, ce ne sont pas les meurtres qui « avaient trop provoqué les extrémistes ». Je suggérerais :

En gros, il avait été révolté par les meurtres de Charlie Hebdo, tout en trouvant, comme d’autres le chuchotent, que ses artisans avaient trop provoqué les extrémistes.

En gros, il avait été révolté par les meurtres de Charlie Hebdo, tout en trouvant, comme d’autres le chuchotent, que la publication avait trop provoqué les extrémistes.

Il est vrai que, si des articles réclamant une plus grande liberté de religion valent mille coups de fouet à leur auteur, et dix ans de prison, et dix ans d'interdiction de voyage, et 300 000 $ d'amende...

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Sous le crachin et les roses de Charlie » : http://www.ledevoir.com/culture/cinema/429078/sous-le-crachin-et-les-roses-de-charlie

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17 janvier 2015

Je suis Charlie, je suis le mouvement?

  • Au fil des décennies qui ont suivi, cette devise simple [« Nous sommes tous des Juifs allemands »], faite d'un sujet, d'un verbe et d'un complément, allait se décliner en d'innombrables avatars.
    (Agnès Gruda, dans La Presse du 17 janvier 2015.)

La devise est simple, sans doute, mais elle est faite d'un sujet, du verbe être et d'un attribut du sujet.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Je suis celui qui souffre » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/agnes-gruda/201501/17/01-4836044-je-suis-celui-qui-souffre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_agnes-gruda_1094446_section_POS1

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19 juin 2015

Pas si simple

  • M. Péladeau dit avoir « lu dans le journal qu’ils étaient contre », ajoute avoir « entendu parler de Sylvain », puis taxe la position de ce dernier de simpliste.

    Le nouveau chef, un néophyte en politique, semble clairement avoir des ennuis de communication avec ses ouailles, et inversement. Il prend connaissance de leur position « dans le journal »! Les traite de simpliste!
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 18 juin 2015.)

Comme si le nouveau chef du Parti québécois n'avait pas déjà suffisamment d'ennuis de communication...

Si M. Péladeau avait traité ses ouailles de simplistes, il aurait fallu faire accorder l'adjectif, attribut du complément d'objet direct représenté par le pronom les. Toutefois, d'après ce que vient d'affirmer l'éditorialiste, c'est plutôt la position de Sylvain Gaudreault qui a été taxée de simpliste. Si c'était bien l'idée à exprimer, il fallait écrire :

M. Péladeau dit avoir « lu dans le journal qu’ils étaient contre », ajoute avoir « entendu parler de Sylvain », puis taxe la position de ce dernier de simpliste.

Le nouveau chef, un néophyte en politique, semble clairement avoir des ennuis de communication avec ses ouailles, et inversement. Il prend connaissance de leur position « dans le journal »! La traite de simpliste!

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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« Incohérences » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/443050/quebec-et-l-oleoduc-energie-est-incoherences

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27 avril 2015

Ça compte

  • Le secteur compte quelque 750 élèves qui sont admissibles à l’éducation de langue française. L’école en compte 350, alors que le bâtiment aurait une capacité de moins de 200 inscrits.
    (Philippe Orfali, dans Le Devoir du 25 avril 2015.)

On pouvait éliminer la répétition :

Le secteur compte quelque 750 élèves qui sont admissibles à l’éducation de langue française. L’école en reçoit 350, alors que le bâtiment aurait une capacité de moins de 200 inscrits.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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« Un cas qui fera école » : http://www.ledevoir.com/societe/justice/438389/droits-linguistiques-un-cas-qui-fera-ecole

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17 avril 2015

Sommes toutes

Sommes toutes, somme toute; orthographe.

  • En vertu de la loi conservatrice, déplore la juge, même dans ces cas sommes toutes banals, les personnes devraient passer un minimum de trois ans derrière les barreaux [...]
    (Hélène Buzzetti dans le site du Devoir, le 14 avril 2015 à 19 h 49.)

D'après le résultat de mes recherches, la locution adverbiale somme toute ne prend jamais la marque du pluriel :

[...] une sagesse souriante; assez semblable, somme toute, à celle de Montaigne. (Gide dans le Petit Robert, à l'article « semblable ».)

Somme toute, et pour tout résumer d'un mot, le gamin est un être qui s'amuse, parce qu'il est malheureux. (Hugo dans le Grand Robert, à l'article « gamin ».)

Je me réveillais en sursaut, pensant que j'avais perdu ma vie, que je la perdais encore, que je travaillais comme un forçat, pour un loyer somme toute médiocre […] (G. Duhamel dans le Grand Robert, à l'article « loyer ».)

S'il avait moins de sévérité que son frère pour le monde actuel, s'il s'en accommodait, somme toute, assez bien [...] (Martin du Gard dans le Grand Robert, à l'article « opportunisme ».)

Je vous cache les blessures secrètes, sans nombre, infinies; elles n'étaient rien, si je les compare aux consolations qui aussitôt les guérissaient. Somme toute, j'étais heureux... (Fromentin dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « somme ».)

Il fallait écrire :

En vertu de la loi conservatrice, déplore la juge, même dans ces cas somme toute banals, les personnes devraient passer un minimum de trois ans derrière les barreaux [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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« Revers important pour le gouvernement conservateur » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/437138/peines-minimales-revers-majeur-au-programme-de-loi-et-d-ordre-au-gouvernement-conservateur

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

20 avril 2015

Citations

  • [...] l’hymne national du Canada est aussi religieux. Son bras, du moins en français, ne fait pas que porter l’épée, « il sait aussi porter la croix ».
    (Jean-Claude Leclerc, dans Le Devoir du 20 avril 2015.)

L'hymne national dit « Il sait porter la croix », et non pas « Il sait aussi porter la croix ». On pouvait conserver l'adverbe, mais à condition de supprimer les guillemets*.

  • L’État démocratique doit rester neutre pour favoriser, écrivent les juges [de la Cour suprême], la « libre participation de tous à la vie publique », ce à quoi on applaudira volontiers. Mais un espace public libre de contraintes en matière de spiritualité, ajoutent-ils, « favorise la préservation et la promotion du caractère multiculturelle** de la société canadienne ».

La faute d'accord ne se trouve pas dans le texte du jugement. Bien entendu, il fallait lire :

Mais un espace public libre de contraintes en matière de spiritualité, ajoutent-ils, « favorise la préservation et la promotion du caractère multiculturel de la société canadienne ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 21 avril à 23 h 15, je vois que l'on a résolu le problème en mettant aussi entre crochets.

** Le 21 avril à 23 h 15, je vois que la faute a été corrigée.

« L’affaire de Saguenay interpelle tout le pays » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/437782/l-etat-et-la-priere-l-affaire-de-saguenay-interpelle-tout-le-pays

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10 avril 2015

Problème de traduction

Un criminel de guerre soupçonné, a suspected war criminal; calque de structure; calque de l'anglais; anglicisme.

  • Problème de traduction : un criminel de guerre soupçonné accepté au Canada
    (Titre d'un article de Vincent Larouche, dans La Presse du 10 avril 2015.)

Et de quoi peut-il bien être soupçonné, ce criminel de guerre?

Mais non, la question ne se poserait pas si le titre était rédigé dans un français authentique; la formulation un criminel de guerre soupçonné est en fait le calque de l'anglais a suspected war criminal. Monsieur Larouche, qui n'est peut-être pas l'auteur du titre, écrit très clairement dans la première phrase de son texte : « Un homme soupçonné d'être un criminel de guerre a trouvé une façon toute simple d'entrer au Canada malgré ses antécédents [...] » Plus loin, il précise : « En 2014, avant que sa demande d'asile politique ne soit étudiée, l'Agence des services frontaliers annonce qu'elle va demander qu'il soit expulsé rapidement du Canada, car elle a de bonnes raisons de croire qu'il est mêlé à des crimes de guerre ou à des crimes contre l'humanité. »

Le titre aurait pu se lire :

Problème de traduction : un homme soupçonné de crimes de guerre accepté au Canada

Cela ne règle pas le « problème de traduction » dont il est question dans l'article, mais on fait ce qu'on peut.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Problème de traduction : un criminel de guerre soupçonné accepté au Canada » : http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201504/09/01-4859753-probleme-de-traduction-un-criminel-de-guerre-soupconne-accepte-au-canada.php

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

4 avril 2015

Instrumentalisation

  • Au final, c’est malheureusement mais très exactement cette instrumentalisation de la peur et des sentiments anti-arabes qui lui ont évité la défaite.
    (Guy Taillefer, dans Le Devoir du 19 mars 2015.)

Le noyau du groupe sujet, qui commande l'accord du verbe, c'est instrumentalisation :

Au final, c’est malheureusement mais très exactement cette instrumentalisation de la peur et des sentiments anti-arabes qui lui a évité la défaite.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Régression politique » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/434813/israel-regression-politique

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

20 janvier 2015

Il se moque

  • Il se moque des économistes qui se proposent de quantifier le bonheur avec le PIB, et les altermondialistes qui en font autant du développement durable.
    (David Desjardins, dans Le Devoir du 17 janvier 2015.)

Il ne s'agit pas de quantifier les altermondialistes, mais de se moquer d'eux :

Il se moque des économistes qui se proposent de quantifier le bonheur avec le PIB, et des altermondialistes qui en font autant du développement durable.

* * * * *

  • Et que l’on se rend compte que, malgré toute notre volonté de demeurer critique, la morale qu’elle sous-tend nous a souvent infectés.

Le sujet implicite de demeurer, verbe attributif, c'est nous (un nous pluriel, comme l'indique l'accord du participe infectés) :

Et que l’on se rend compte que, malgré toute notre volonté de demeurer critiques, la morale qu’elle sous-tend nous a souvent infectés.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Leur règne absolu » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/429190/leur-regne-absolu

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

23 janvier 2015

Odieux

  • On peut certes trouver odieux la tentative de récupération de cet événement tragique par le parti de M. Harper [...]
    (Amir Khadir, dans Le Devoir du 14 janvier 2015.)

On peut trouver que la tentative de récupération est odieuse; on peut trouver la tentative odieuse. L'adjectif attribut du complément d'objet direct doit s'accorder avec ce complément, même s'il y a inversion :

On peut certes trouver odieuse la tentative de récupération de cet événement tragique par le parti de M. Harper [...]

* * * * *

  • Mais je voudrais nous rappeler qu’un régime similaire existe déjà. Il s’appelle l’Arabie saoudite. , pour la seule période du 4 et 22 août 2014, Amnistie internationale y dénonce pas moins de 22 exécutions, la plupart par décapitation!

Trois observations :

  1. Je ne dirais pas que le régime s'appelle l'Arabie saoudite, mais qu'il est celui de l'Arabie saoudite.
  2. Il s'agit évidemment de la période du 4 au 22 août.
  3. Les pronoms et y font double emploi.

On aurait pu écrire :

Mais je voudrais nous rappeler qu’un régime similaire existe déjà. C'est celui de l’Arabie saoudite. , pour la seule période du 4 au 22 août 2014, Amnistie internationale y dénonce pas moins de 22 exécutions, la plupart par décapitation!

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Un "Charlie" nommé Badawi » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/428819/un-charlie-nomme-badawi

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

16 août 2014

Le Fatah ou le Hamas? Une question d'antécédent...

  • Mahmoud Abbas appartient au Fatah, le mouvement rival du Hamas, qui contrôle la Cisjordanie, où vivent près de 2 millions de Palestiniens. Et qui accepte le principe du partage de la Palestine historique entre deux États.
    (Agnès Gruda, dans La Presse du 14 août 2014.)

La syntaxe du passage ci-dessus n'est pas fautive, mais à mon avis elle n'a pas toute la clarté souhaitable. Le lecteur pourrait croire que le relatif qui a pour antécédent le Hamas, alors que c'est en fait le Fatah qui est représenté par le pronom. Il y aurait avantage à rapprocher les deux éléments :

Mahmoud Abbas appartient au mouvement rival du Hamas, le Fatah, qui contrôle la Cisjordanie, où vivent près de deux millions de Palestiniens. Et qui accepte le principe du partage de la Palestine historique entre deux États.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Gaza : l'engrenage meurtrier » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/agnes-gruda/201408/14/01-4791628-gaza-lengrenage-meurtrier.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_agnes-gruda_1094446_section_POS1

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

14 juillet 2014

Porter main-forte

Porter main-forte, prêter main-forte; usage; paronymes.

  • Elle croisait les doigts afin que les activités de commémoration contribuent à apaiser sa tristesse — et celles des autres survivants de la catastrophe ferroviaire.
    (Marco Bélair-Cirino, dans Le Devoir du 7 juillet 2014.)

On ne dirait pas que les activités de commémoration contribuent à apaiser les tristesses des survivants, mais plutôt la tristesse des survivants. Le pronom démonstratif doit donc être au singulier :

Elle croisait les doigts afin que les activités de commémoration contribuent à apaiser sa tristesse — et celle des autres survivants de la catastrophe ferroviaire.

* * * * *

  • La communauté de Lac-Mégantic s’est affairée tout au long du week-end à « redonner la vie » à l’air, la terre, l’eau et le ciel étoilé salis par le pétrole brut [...]

La préposition à se répète normalement devant chacun des compléments :

La communauté de Lac-Mégantic s’est affairée tout au long du week-end à « redonner la vie » à l’air, à la terre, à l’eau et au ciel étoilé salis par le pétrole brut [...]

* * * * *

  • « Il pêchait tout le temps », fait remarquer la mère du petit Nicolas, Geneviève Boulanger, pendant que son petit garçon nu-pieds porte main-forte aux responsables de l’« opération ensemencement ».

D'après le résultat de mes recherches (j'ai consulté le Multidictionnaire, le Petit Robert, Usito, le Grand Robert et le Trésor de la langue française informatisé), on ne dit pas porter main-forte, mais prêter main-forte :

Les voisins nous ont prêté main-forte pour rebâtir la grange incendiée. (Multidictionnaire, à l'article « main-forte ».)

Louise prêtait main-forte à la ménagère devant ses fourneaux, Albert allait aux champs avec les paysans. (Edmonde Charles-Roux dans le Grand Robert, à l'article « fauchaison ».)

[...] d'un coup de sifflet il réquisitionne les voitures et chacun lui prête main-forte. (Paul Morand dans le Grand Robert, à l'article « lyncher ».)

Le clergé et la noblesse se résignaient déjà à prêter main-forte aux vainqueurs pour écraser l'ennemie commune, la République. (Zola dans le Trésor de la langue française informatisé, à l'article « noblesse ».)

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Se souvenir pour mieux regarder devant » : http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/412804/se-souvenir-pour-mieux-regarder-devant

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

3 juillet 2014

Il à fait main basse

  • Tan-Tan, porte du Sahara occidental, territoire contesté sur lequel le Maroc à fait main basse.
    (Valérian Mazataud, dans Le Devoir du 28 juin 2014.)

Beaucoup de gens semblent avoir du mal à distinguer entre la préposition à et l'auxiliaire avoir :

Le voleur a fait main basse sur de belles pièces faites à la main.

Il fallait écrire :

Tan-Tan, porte du Sahara occidental, territoire contesté sur lequel le Maroc a fait main basse.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le marathon des sables » : http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/voyage/411884/le-marathon-des-sables

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

4 septembre 2014

Confiance

  • La Fraternité des policiers veut que l'enquête soit confié* à la SQ
    (Titre d'un article de Jeanne Corriveau, dans Le Devoir du 27 août 2014.)

Le participe passé d'un verbe employé avec l'auxiliaire être, à la forme passive, s'accorde avec le sujet du verbe :

La Fraternité des policiers veut que l'enquête soit confiée à la SQ

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 14 septembre à 23 h, je vois que la faute a été corrigée.

http://www.ledevoir.com/politique/montreal/416882/manfestation-a-l-hotel-de-ville-de-montreal-la-fraternite-des-policiers-demande-que-l-enquete-soit-confiee-a-la-sq

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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