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Choux de Siam
1 avril 2015

Réductions d'allégements fiscaux

  • Le gouvernement a aussi présenté les projets de loi mettant en œuvre ses réductions d’allégements fiscaux pour les familles afin qu’elles puissent en profiter avant les prochaines élections. Les conservateurs savent voir à leurs intérêts.
    (Manon Cornellier, dans Le Devoir du 1er avril 2015.)

Si on réduit leurs allégements fiscaux, les familles se retrouveront forcément avec un fardeau fiscal moins léger, donc plus lourd. Quel intérêt le gouvernement conservateur aurait-il à ce qu'elles puissent « profiter » d'une telle mesure avant les prochaines élections? Ou bien je n'y entends rien, ou bien madame Cornellier nous a apprêté un savoureux poisson d'avril, ou bien elle voulait dire :

Le gouvernement a aussi présenté les projets de loi mettant en œuvre ses réductions d’allégements fiscaux pour les familles afin qu’elles puissent en profiter avant les prochaines élections. Les conservateurs savent voir à leurs intérêts.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Poisson budgétaire » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/436090/poisson-budgetaire

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

30 mars 2015

Tirer ses propres ficelles

  • On dit qu’un pouvoir militaire occulte tirerait les ficelles du pouvoir.
    (Odile Tremblay, dans Le Devoir du 28 mars 2015.)

Un pouvoir tirerait les ficelles du pouvoir? Je suggérerais :

On dit qu’un pouvoir militaire occulte tirerait les ficelles du gouvernement.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Conversations à Alger durant le mois des fous » : http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/435668/conversations-a-alger-durant-le-mois-des-fous

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5 avril 2015

S'apparenter de, s'apparenter à

S'apparenter de, s'apparenter à; s'apparenter de quelque chose, s'apparenter à quelque chose; s'apparenter de quelqu'un, s'apparenter à quelqu'un; grammaire française; syntaxe; prépositions.

  • [...] ses 12 sous-régions viticoles marquées par une mosaïque impressionnante de terroir [...]
    (Jean Aubry, dans Le Devoir du 3 avril 2015.)

Au sens figuré, une mosaïque est un « ensemble d'éléments juxtaposés », un « ouvrage fait de pièces et de morceaux » (Petit Robert). Dans la phrase à l'étude, il est question d'une mosaïque composée de nombreux terroirs :

[...] ses 12 sous-régions viticoles marquées par une mosaïque impressionnante de terroirs [...]

  • L’Italie proche fournit tout de même des références ampélographiques avec, par exemple, le terrano (confondu avec le refosco, dont il s’apparente sur le plan organoleptique) [...]

Le complément du verbe s'apparenter est introduit au moyen de la préposition à :

Le goût de l'orange s'apparente à celui de la mandarine. (Petit Robert.)

[...] quelque chose de droit et d'immuable par où il [Tolstoï] s'apparentait à un arbre, à un chêne. (Du Bos, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Il fallait écrire :

L’Italie proche fournit tout de même des références ampélographiques avec, par exemple, le terrano (confondu avec le refoscoauquel il s’apparente sur le plan organoleptique) [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Trouver sa place sur l’échiquier mondial (1) » : http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/vin/436282/croatie-trouver-sa-place-sur-l-echiquier-mondial-1

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18 avril 2015

Tout ce qui bouge

  • Le huis clos, c'est un énorme exercice auquel sont conviés les médias au Centre des congrès de Québec et auquel sont admis tout ce qui bouge et parlotte dans le monde syndical, patronal, communautaire, politique, etc., du Québec.
    (Gilbert Lavoie, dans Le Soleil du 28 mars 2015.)

Tout ce est un singulier :

Le huis clos, c'est un énorme exercice auquel sont conviés les médias au Centre des congrès de Québec et auquel est admis tout ce qui bouge et parlotte dans le monde syndical, patronal, communautaire, politique, etc., du Québec.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Le huis clos du budget, c'est du théâtre! » : http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201503/28/01-4856250-le-huis-clos-du-budget-cest-du-theatre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_gilbert-lavoie_3276_section_POS1

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28 mars 2015

La jeunesse

  • Mais bon, on ne va quand même pas reprocher à la jeunesse sa dissidence devant le conformisme, devant nos capitulations?

    Eh ben oui. C’est exactement ce qu’on leur reproche. Leur idéalisme, grossièrement maquillé en caprice.
    (David Desjardins, dans Le Devoir du 28 mars 2015.)

« Encore la même chronique », s'intitule aujourd'hui le texte de monsieur Desjardins. De mon côté, j'aurais pu choisir comme titre, ou presque, « Encore le même billet » :

Mais bon, on ne va quand même pas reprocher à la jeunesse sa dissidence devant le conformisme, devant nos capitulations?

Eh ben oui. C’est exactement ce qu’on lui reprocheSon idéalisme, grossièrement maquillé en caprice.

Il est vrai que, au nombre des manifestants, il y avait sans doute beaucoup de ce qu'on appelle parfois, dans une langue vieillie et familière, de belles jeunesses.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Encore la même chronique » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/435750/encore-la-meme-chronique

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29 mars 2015

De Gengis Kahn à François Mitterand

  • [...] de François Mitterand à Marine Le Pen et de Jacques Parizeau à Philippe Couillard.
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 25 mars 2015.)

Le nom de famille de l'ancien président prend deux r : François Mitterrand.

  • [...] Gaétan Barrette, le Gengis Kahn du corps médical [...]

D'après mon Petit Robert des noms propres et les résultats d'une recherche Google, on écrit Gengis Khan.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Nous sommes le peuple! » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/435359/nous-sommes-le-peuple

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22 mars 2015

Vous paranoïez?

Paranoïer.

  • Il paranoïe à l’idée d’être reconnu par un ex-codétenu.
    (Lisa-Marie Gervais, dans Le Devoir du 21 mars 2015.)

Je ne trouve pas le verbe paranoïer dans les dictionnaires (j'ai consulté le Multidictionnaire, le Petit Robert, le Grand Robert et le Trésor de la langue française informatisé). Je proposerais de le remplacer par angoisser, paniquer, être mort de peur, être terrifié.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Briser le cycle infernal des agressions sexuelles » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/435091/des-cercles-pour-briser-l-isolement

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1 mai 2012

Les messagers et son message

  • Sur ce terreau, l’expression des contre-pouvoirs est facile à orchestrer, sans questions gênantes, sans débats éclairés, en passant par des images fortes, des attaques de messagers plutôt que de son message et par l’émotion – dont la peur fait partie – pour faire vibrer les masses.
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 1er mai 2012.)

[...] en passant par des images fortes, des attaques de messagers plutôt que de leur message [...]

Line Gingras
Québec

« #chroniquefd – Populisme 2.0 » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/348911/populisme-2-0

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27 avril 2012

Les étudiants au gouvernement

  • Québec rejette l’idée de nommer un médiateur dans le conflit qui s’enlise entre les étudiants au gouvernement.
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 27 avril 2012.)

Les étudiants ne sont pas au gouvernement :

Québec rejette l’idée de nommer un médiateur dans le conflit qui s’enlise entre les étudiants et le gouvernement.

  • Aux yeux du cabinet de la ministre Line Beauchamp, « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs représentant le gouvernement, menée par l’avocat Pierre Pilote et les trois associations (FEUQ, FECQ et TACEQ).

L'équipe de négociateurs n'est pas menée par l’avocat Pierre Pilote et les trois associations; on a voulu dire, plutôt, que « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs et les trois associations :

Aux yeux du cabinet de la ministre Line Beauchamp, « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs représentant le gouvernement, menée par l’avocat Pierre Pilote, et les trois associations (FEUQ, FECQ et TACEQ).

Le syntagme menée par l'avocat Pierre Pilote ajoute une précision; c'est un élément accessoire qui doit être encadré par des virgules.

Line Gingras
Québec

« Crise étudiante : l’horizon est bouché » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/348609/crise-etudiante-l-horizon-est-bouche

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21 mars 2015

Pour...

  • On tâte la marchandise, on sent la bouffe, on se pousse pour laissez-passer des livreurs qui peinent à avancer.
    (Guillaume Bourgault-Côté dans son blogue, le 21 mars 2015.)

Il ne s'agit pas d'obtenir un laissez-passer pour quoi que ce soit :

On tâte la marchandise, on sent la bouffe, on se pousse pour laisser passer* des livreurs qui peinent à avancer.

Je flaire un vilain tour d'un correcteur orthographique qu'il faudrait avoir à l'œil.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 22 mars à 17 h 35, je vois que la correction a été apportée.

« La vie était ailleurs » : http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-petit-carnet/435182/la-vie-etait-ailleurs

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20 mars 2015

Câlins à la cote

  • Dans la cour d’école, entre chums de gars, collègues ou voisins, le câlin à la cote.
    (Émilie Folie-Boivin, dans Le Devoir du 20 mars 2015.)

L'orthographe fait la distinction entre à et avoir, entre le câlin qui a la cote et les œufs à la coque :

Dans la cour d’école, entre chums de gars, collègues ou voisins, le câlin a la cote.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Le cœur à l'ouvrage » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/434986/le-coeur-a-l-ouvrage

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13 mai 2012

Ce dernier, à bien distinguer de ces derniers

  • En effet, il faut souligner que l'offensive en question a été conçue et poursuivie par le réseau Haqqani. Or il se trouve que ce dernier existait avant les talibans, et que s'il entretient des liens avec ces derniers, il a toujours pris un soin méticuleux à ne pas y être inféodé.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 18 avril 2012.)

Je suggérerais :

Or, il se trouve que celui-ci existait avant les talibans, et que s'il entretient des liens avec ces derniers, il a toujours pris un soin méticuleux à ne pas y être inféodé.

Line Gingras
Québec

« Conflit afghan – Horizon brouillé » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/347663/conflit-afghan-horizon-brouille

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3 janvier 2013

N'eut été le souci constant...

  • N'eut été le souci constant des journalistes de dénoncer le coquin, pour reprendre la belle expression d'Henri Bourassa, bien des gens auraient continué de mener leurs magouilles à l'abri de tout souci.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 18 avril 2012.)

On écrit n'eût été, avec un accent circonflexe sur le u. Dans cette expression, on peut considérer le verbe être comme un plus-que-parfait du subjonctif ou un conditionnel passé deuxième forme.

Dans un autre ordre d'idées, il me paraîtrait souhaitable d'éviter la répétition :

N'eût été le souci constant des journalistes de dénoncer le coquin, pour reprendre la belle expression d'Henri Bourassa, bien des gens auraient continué de mener leurs magouilles en toute tranquillité [ou en toute quiétude].

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Opération Gravier – Un premier grand coup » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/347671/operation-gravier-un-premier-grand-coup

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14 mars 2015

Une pause

  • Ces expressions offrent une pause au locuteur hésitant et lui permet de reprendre le fil de sa pensée.
    (Lysiane Gagnon, dans La Presse du 13 mars 2015.)

Ces expressions offrent une pause au locuteur hésitant et lui permettent de reprendre le fil de sa pensée.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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Québec

« Bouteille à la mer » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201503/10/01-4850973-bouteille-a-la-mer.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_lysiane-gagnon_3265_section_POS1

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15 mars 2015

Justement

  • En Maduro, Washington flaire une proie blessée. Élu d’extrême justement il y a deux ans, avec 50,56 % des voix, après le décès de Chávez d’un cancer, Maduro a vu sa popularité fondre [...]
    (Guy Taillefer, dans Le Devoir du 12 mars 2015.)

Qu'est-ce donc qu'un élu d'extrême? Et pourquoi justement il y a deux ans? Comme il n'y avait que deux candidats à l'élection présidentielle, j'imagine que l'éditorialiste a voulu dire :

Élu d'extrême justesse il y a deux ans, avec 50,56 % des voix [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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Québec

« Provocation maladroite » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/434173/venezuela-provocation-maladroite

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11 mars 2015

Détenus

  • Au Canada, 82 % de la population (70 % au Québec) approuve la loi qui permettra à 17 ministères et organismes fédéraux d’obtenir l’ensemble des renseignements personnels de citoyens détenus par le gouvernement.
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 11 mars 2015.)

À la première lecture, j'ai cru qu'il était question de renseignements concernant des détenus; il serait souhaitable de dissiper l'équivoque. Je suggérerais :

Au Canada, 82 % de la population (70 % au Québec) approuve la loi qui permettra à 17 ministères et organismes fédéraux d’obtenir l’ensemble des renseignements personnels que détient le gouvernement sur les citoyens.

Au Canada, 82 % de la population (70 % au Québec) approuve la loi qui permettra à 17 ministères et organismes fédéraux d’obtenir l’ensemble des renseignements personnels que le gouvernement possède sur les citoyens.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Les origines de Big Brother » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/434027/les-origines-de-big-brother

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

3 mars 2015

Propre de favoriser, propre à favoriser

Propre de + infinitif, propre à + infinitif; grammaire française; syntaxe; préposition.

  • Or, constatent à leur tour les évêques, les institutions publiques qui devaient servir de garde-fou, notamment les ordres professionnels — se sont révélées d’une faiblesse propre de favoriser la corruption.
    (Jean-Claude Leclerc, dans Le Devoir du 2 mars 2015.)

Pour dire « de nature à », on emploie l'adjectif propre avec la préposition à devant un infinitif :

C'était peu propre à me rassurer. (Hanse et Blampain.)

Un ouvrage propre à former les esprits. (Petit Robert.)

[Rien] n'était plus propre à me toucher que cette émotion contenue. (Gide, dans le Petit Robert.)

[...] vous avez carte blanche pour user de tous les moyens qui vous paraîtront propres à le dompter. (Mauriac, dans le Grand Robert.)

[...] cette discipline était énergique, bien propre à former des hommes. (G. Duhamel, dans le Grand Robert.)

Les humanités classiques sont-elles seules propres à former l'élite directrice d'un pays moderne? (Thibaudet, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Rien n'était plus propre à surexciter les Parisiens, après les souffrances et l'énervement du siège... (Bainville, dans le Trésor.)

Il fallait écrire :

Or, constatent à leur tour les évêques, les institutions publiques qui devaient servir de garde-fou, notamment les ordres professionnels, se sont révélées d’une faiblesse propre à* favoriser la corruption.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 4 mars à 15 h 25, je vois que la correction a été apportée.

« Réflexion pour le Québec » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/433238/reflexion-pour-le-quebec

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15 juillet 2015

Autoriser quelqu'un de faire quelque chose

Autoriser à ou de; autoriser de faire quelque chose, autoriser à faire quelque chose; autoriser de + infinitif; autoriser à + infinitif; autoriser quelqu'un de faire quelque chose; autoriser quelqu'un à faire quelque chose; grammaire française; syntaxe; prépositions.

  • Jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a dit clairement qu'il n'était pas question d'autoriser les directions d'école de forcer des élèves à se déshabiller.
    (Légende de la photo accompagnant un article de Jocelyne Richer, PC, dans lapresse.ca; texte mis à jour le 19 février 2015 à 16 h 24.)

D'après les exemples qui figurent à l'article « autoriser » dans le Multidictionnaire, le Hanse-Blampain, le Lexis, le Petit Robert, le Grand Robert et le Trésor de la langue française informatisé, on autorise quelqu'un à faire quelque chose (et non de faire quelque chose) :

Elle les a autorisés à sortir. (Multidictionnaire.)

Autoriser son secrétaire à signer les lettres en son absence. (Lexis.)

On l'a autorisé à exploiter cette mine. (Petit Robert.)

M'autorisez-vous à parler en votre nom? (Grand Robert.)

Autoriser un établissement public à recevoir un legs. (Grand Robert.)

Vous saviez que ce chien était à moi et, même si vous l'aviez ignoré, rien ne vous autorisait à le tuer. (Aymé, dans le Trésor; le sujet désigne ici une chose abstraite.)

Il fallait écrire :

Jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a dit clairement qu'il n'était pas question d'autoriser les directions d'école à forcer des élèves à se déshabiller.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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Québec

« Fouilles à nu d'élèves : c'est terminé, dit Couillard » : http://www.lapresse.ca/actualites/education/201502/19/01-4845569-fouilles-a-nu-deleves-cest-termine-dit-couillard.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4845809_article_POS2

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14 février 2015

Visa le noir

  • Ça se passait le 5 avril 1970, au dernier match de la saison régulière alors que Canadien visait les Black Hawks, alors en deux mots, à Chicago.
    (Jean Dion, dans Le Devoir du 10 février 2015.)

Euh... visitait*?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
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Québec

* Le 16 février à 19 h 30, je vois que la correction a été apportée.

« Y en aura pas » : http://www.ledevoir.com/sports/hockey/431382/c-est-du-sport-y-en-aura-pas

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10 février 2015

Boucar Diouf et sa nomination de Michael Sabia

  • À la rigueur, on admet que Boucar Diouf est francophone. Mais souvenez-vous de la polémique autour de sa nomination de Michael Sabia à la Caisse de dépôt et placement!
    (Jean-Benoît Nadeau, dans Le Devoir du 9 février 2015.)

Boucar Diouf est humoriste; cela m'étonnerait donc qu'il ait nommé Michael Sabia à la Caisse de dépôt et placement :

À la rigueur, on admet que Boucar Diouf est francophone. Mais souvenez-vous de la polémique autour de la* nomination de Michael Sabia à la Caisse de dépôt et placement!

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

* Le 16 février à 19 h 30, je vois que la correction a été apportée.

« Les cinq francophonies » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/431271/les-cinq-francophonies

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12 février 2015

Ils se sont aimé leurs enfants?

  • Des amoureux qui se sont beaucoup aimés. Aimé leurs enfants. Qui ont aimé leurs voisins. Et qui aiment encore. Et qui s'aiment encore. Encore plus.
    (Stéphane Laporte, dans La Presse du 9 février 2015.)

Il faut exprimer l'auxiliaire avoir, étant donné qu'on vient d'employer l'auxiliaire être :

Des amoureux qui se sont beaucoup aimés. Qui ont aimé leurs enfants. Qui ont aimé leurs voisins. Et qui aiment encore. Et qui s'aiment encore. Encore plus.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« L'amour Deschamps » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201502/07/01-4842112-lamour-deschamps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_stephane-laporte_3270_section_POS1

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

3 février 2015

Fondatrice de l'hôpital

  • Berthe Lemay, sœur supérieure des Augustines (fondatrice de l’hôpital) confia avoir « eu le souffle coupé ».
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 2 février 2015.)

L'hôpital en question, c'est l'Hôtel-Dieu de Québec, « fondé en 1639 », peut-on lire dans l'éditorial de monsieur Robitaille. Je ne pense donc pas que sœur Berthe Lemay en soit la fondatrice. On pouvait écrire :

Berthe Lemay, sœur supérieure des Augustines (fondatrices de l’hôpital) confia avoir « eu le souffle coupé ».

Berthe Lemay, sœur supérieure des Augustines (congrégation fondatrice de l’hôpital) confia avoir « eu le souffle coupé ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Pour une commission » : http://www.ledevoir.com/societe/sante/430586/fin-de-l-hotel-dieu-a-quebec-pour-une-commission

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

2 février 2015

Jamais l'Hexagone n'aura-t-elle vécu...

Jamais et l'inversion du sujet; grammaire française; syntaxe.
Hexagone, genre; Hexagone, masculin ou féminin.

  • De fait, jamais depuis 25 ans l’Hexagone n’aura-t-elle vécu pareille vague d’immigration vers Israël qu’en 2014.
    (Odile Tremblay, dans Le Devoir du 31 janvier 2015.)

Deux observations :

  1. Hexagone est un nom masculin, même lorsqu'il désigne la France métropolitaine. J'ai consulté là-dessus le Petit Robert, le Grand Robert, le Trésor de la langue française informatisé, le Multidictionnaire et le Hanse-Blampain.
  2. Suivant ce que je peux voir dans le Petit Robert, le Grand Robert et le Trésor, on ne fait généralement pas l'inversion du sujet après jamais :

Jamais vocation d'écrivain ne fut plus évidente. (Maurois, dans le Petit Robert.)

Jamais, au grand jamais, je n'accepterai. (Petit Robert, Grand Robert.)

Il faut être juste : jamais on n'a vécu plus à l'aise que de 1830 à 1848. (Renan, dans le Trésor.)

Depuis dix ans qu'il était à Rio de Janeiro jamais Kéroual n'avait raté l'arrivée ou le départ d'un bateau de France. (Cendrars, dans le Trésor.)

Jamais encore Jean n'avait embrassé Henriette. (Zola, dans le Trésor.)

Au grand jamais je ne ferai cela. (Académie, dans le Trésor.)

Jamais, au grand jamais, il ne se serait attendu à être torturé par un bourreau. (Lautréamont, dans le Trésor.)

[...] malgré ce qu'on dit du bavardage des femmes, jamais secret ne fut mieux gardé. (Th. Gautier dans le Grand Robert, à l'article « garder ».)

Jamais nous ne fûmes plus attentifs. (Grand Robert.)

Jamais, au grand jamais je ne me suis occupé de marché noir, sinon comme client et dans la mesure où mes moyens me le permettent. (Aymé, dans le Grand Robert.)

Jamais, au grand jamais ne s'était vue pareille fricassée d'armée, de voitures, d'artillerie. (Grand Robert.)

Je recommanderais d'écrire :

De fait, jamais depuis 25 ans l’Hexagone n’aura vécu pareille vague d’immigration vers Israël qu’en 2014.

 * * * * *

  • « On ne peut plus rester en France, disait au Musée du Louvre deux gardiens d’origine juive. Il faut partir là-bas. »

Ce sont deux gardiens qui disaient cela :

« On ne peut plus rester en France, disaient au Musée du Louvre deux gardiens d’origine juive. Il faut partir là-bas. »

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Anne Frank en chacun de nous » : http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/430396/anne-frank-en-chacun-de-nous

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29 janvier 2015

Les cinq y ont tous répondu

  • Les cinq candidats à la chefferie du PQ ont tous répondu à l’invitation de l’Association des jeunes péquistes de l’Université de Montréal (AJPUM) et du Mouvement des étudiants souverainistes de l’Université de Montréal (MESUM).
    (Marco Bélair-Cirino, dans Le Devoir du 29 janvier 2015.)

Si les cinq candidats ont répondu à l'invitation, il va de soi qu'ils y ont tous répondu :

Les cinq candidats à la chefferie du PQ ont tous répondu à l’invitation de l’Association des jeunes péquistes de l’Université de Montréal (AJPUM) et du Mouvement des étudiants souverainistes de l’Université de Montréal (MESUM).

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Pleins feux sur le passé antisyndical de PKP » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/430215/debat-direction-parti-quebecois

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11 avril 2013

Transparence

  • Un travail de moine, nécessaire pour aider les citoyens à comprendre, mais que le gouvernement ne s’est évidemment pas donné la peine de faire. Ç’aurait été poussé la transparence trop loin.
    (Manon Cornellier, dans Le Devoir du 10 avril 2013.)

Le verbe pousser doit se mettre à l'infinitif. Il suffit, pour s'en rendre compte, de le remplacer par un verbe du deuxième ou du troisième groupe, dont la prononciation diffère selon le mode :

Ç'aurait été faire preuve d'un souci de transparence exagéré.

Il fallait écrire :

Un travail de moine, nécessaire pour aider les citoyens à comprendre, mais que le gouvernement ne s’est évidemment pas donné la peine de faire. Ç’aurait été pousser la transparence trop loin.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Sabrer fait mal » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/375296/sabrer-fait-mal

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