Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Choux de Siam
30 juin 2014

« Quelle importance, le temps qu'il nous reste... »

  • Depuis le début du mois de juillet*, une centaine de familles ont contacté les services d’urgence de leur ville parce qu’elles n’auront plus de logement à partir du 1er juillet.
    (Laura Pelletier, dans Le Devoir du 30 juin 2014.)

Quelques paragraphes plus loin :

  • La majorité des personnes ont donc contacté les services municipaux ou le FRAPRU au début du mois de juillet*.

Mon journal préféré semble avoir un peu de mal avec les dates ces jours-ci. (Voir mon billet du 29 juin.)

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 30 juin à 17 h 45, je vois que la correction a été apportée.

« Plusieurs Québécois à la rue le 1er juillet » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/412273/plusieurs-quebecois-a-la-rue-le-1er-juillet

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

3 septembre 2014

Tout ce qu'il a eu droit

  • De ce rapport de Me Bouchard, tout ce que le public a eu droit mardi a été un résumé de deux pages.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 3 septembre 2014.)

On n'a pas droit quelque chose, mais à quelque chose :

De ce rapport de Me Bouchard, tout ce à quoi le public a eu droit mardi a été un résumé de deux pages.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La faute aux autres » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/417429/evasion-d-orsainville-la-faute-aux-autres

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

2 septembre 2014

La date de quoi?

  • La France étudie encore un projet de réhabilitation généralisée datée de 2011.
    (Stéphane Baillargeon, dans Le Devoir du 2 septembre 2014.)

C'est le projet qui est daté de 2011 :

La France étudie encore un projet de réhabilitation généralisée daté* de 2011.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 7 septembre à 23 h 55, je vois que la correction a été apportée.

« Morts par la patrie » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/417320/morts-par-la-patrie

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

30 août 2014

Le coût des services

  • [...] le coût de ces services est en croissance constante, surtout en santé, où ils ont crû de 3 à 5 % selon les provinces.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 30 août 2014.)

C'est le coût des services qui a augmenté. On aurait pu écrire, par exemple :

[...] le coût de ces services est en croissance constante, surtout en santé, où il a crû de 3 à 5 % selon les provinces.

[...] le coût de ces services est en croissance constante, surtout en santé, où il a augmenté de 3 à 5 % selon les provinces.

[...] le coût de ces services est en croissance constante, surtout en santé, où l'augmentation est de 3 à 5 % selon les provinces.

[...] le coût de ces services est en croissance constante, surtout en santé, où la hausse atteint de 3 à 5 % selon les provinces.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« L'entêtement d'Ottawa » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/417238/desequilibre-fiscal-l-entetement-d-ottawa

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

21 avril 2015

Le SPVM ou sa crédibilité?

  • De son côté, le SPVM [Service de police de la Ville de Montréal] a perdu une telle crédibilité aux yeux d’une grande partie de la population depuis le printemps érable qu’il lui faut prouver qu’elle n’a pas pour seule jauge le deux poids, deux mesures.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 30 août 2014.)

Ce n'est pas la crédibilité perdue ni la population qui ne doit pas avoir pour seule jauge le deux poids, deux mesures :

De son côté, le SPVM a perdu une telle crédibilité aux yeux d’une grande partie de la population depuis le printemps érable qu’il lui faut prouver qu’il n’a pas pour seule jauge le deux poids, deux mesures.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Réviseure pigiste
Québec

« Bravo, mais... » : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/417235/saccage-a-l-hotel-de-ville-bravo-mais

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

29 août 2014

Il y a des parties qui ne sont pas des partis

  • Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu’une enquête avait été ouverte. Mais selon un porte-parole, il est trop tôt pour dire si des accusations seraient portées dans cette affaire. Les policiers devront d’abord déterminer le rôle joué par chacun des partis.
    (Jeanne Corriveau, dans Le Devoir du 29 août 2014.)
  1. L'utilisation du futur du passé (qui a la forme du conditionnel), seraient portées, se justifierait sans s'imposer si l'imparfait était employé dans la proposition principale (il était trop tôt pour dire si des accusations seraient portées); mais l'emploi du présent de l'indicatif dans la principale entraîne, dans le passage à l'étude, celui du futur simple dans la subordonnée.
  2. Il n'est pas question de partis politiques dans le texte de madame Corriveau, mais d'un conflit entre des employés d'une piscine et une femme dont la fille de trois ans se baignait sans haut de maillot de bain. La querelle concerne donc ces deux parties :

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu’une enquête avait été ouverte. Mais selon un porte-parole, il est trop tôt pour dire si des accusations seront portées dans cette affaire. Les policiers devront d’abord déterminer le rôle joué par chacune des parties.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Une fillette expulsée d’une piscine parce qu’elle n’avait pas de haut de bikini » : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/417077/piscine-municipale-une-mere-expulsee-pour-une-fillette-de-trois-ans-sans-haut

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

7 juin 2014

Il a resté prudent

Il a resté, il est resté; rester, avec être ou avoir; rester, choix de l'auxiliaire; grammaire française.

  • Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a pour sa part resté prudent lorsque la question sur le contrôle des armes à feu lui a été posée.
    (Mélanie Loisel, dans Le Devoir du 6 juin 2014.)

D'après ce que je vois dans le Multidictionnaire et le Hanse-Blampain, le verbe rester doit se conjuguer avec l'auxiliaire être (« dans tous les cas », précise le Hanse-Blampain) :

Il ne lui est resté que l'espérance. (Hanse-Blampain.)

La tache est restée, malgré les lavages répétés. (Petit Robert.)

Sa propre enfance […] lui était restée sur l'estomac comme un chocolat chaud sur des œufs brouillés. (M. Dugain, dans le Petit Robert.)

La France [...] est restée un pays fortement centralisé. (Léon Duguit dans le Grand Robert, à l'article « centraliser ».)

Je lis toutefois la remarque suivante dans le Grand Robert :

« Conjugué de nos jours avec l'auxiliaire être, sauf dans certains emplois dialectaux, rester prenait autrefois (et encore au xixe s.) être ou avoir. »

Voltaire écrivait ainsi :

J'ai resté huit jours dans la maison pour voir si je pourrais y travailler le jour et y dormir la nuit […] (Grand Robert.)

Mais Zola :

À Solférino, c'était dans un champ de carottes, nous y sommes restés cinq heures, le nez par terre. (Grand Robert.)

Aujourd'hui, il faudrait donc écrire :

Le ministre de la Justice, Peter MacKay, est pour sa part resté prudent lorsque la question sur le contrôle des armes à feu lui a été posée.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Moncton en alerte » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/410316/moncton-en-alerte

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

30 mai 2014

Après six mois de l'amputation de la Crimée

  • En Ukraine, après six mois de frictions constantes entre citoyens de l’est et de l’ouest du pays, de rapports de force musclés avec la Russie, de l’amputation de la Crimée, par fusils interposés, commandée par le Kremlin, de proclamations d’indépendance ici et là dans l’est, bref après six mois d’instabilité, la ferveur des Ukrainiens pour l’Europe ne se dément pas.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 29 mai 2014.)

Après six mois de frictions constantes, après six mois de rapports de force musclés, après six mois de proclamations d'indépendance, après six mois d'instabilité, tout cela va bien, d'un point de vue grammatical : les compléments évoquent une situation ou des incidents répétés qui caractérisent les six mois en question. Mais après six mois de l'amputation de la Crimée, cela ne va pas du tout, d'abord parce que l'amputation de la Crimée est un événement en particulier, qui s'est produit à une date relativement précise, ensuite parce que cette amputation ne s'est pas produite il y a six mois, mais en mars dernier, soit il y a un peu plus de deux mois. (Nous sommes donc deux mois après l'amputation de la Crimée, et non pas après deux mois de l'amputation de la Crimée.)

Je proposerais peut-être :

En Ukraine, après six mois de frictions constantes entre citoyens de l’est et de l’ouest du pays, de rapports de force musclés avec la Russie, de proclamations d’indépendance ici et là dans l’est, bref après six mois d’instabilité, qui ont vu entre autres l'amputation de la Crimée, par fusils interposés, commandée par le Kremlin, la ferveur des Ukrainiens pour l’Europe ne se dément pas.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Désir d'Europe » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/409479/nouveau-president-en-ukraine-desir-d-europe

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

1 septembre 2014

Guillemet fermant, point final

  • On insiste : pour Montebourg, le carnet de route fixé par Hollande est un « sinistre politique»
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 26 août 2014.)
  • À propos de l’Allemagne, dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Montebourg avance qu’il faut au plus vite « hausser le ton»
    (Même source.)
  • On comprend d’ailleurs bien que le secrétaire d’État américain, John Kerry, ait qualifié le dernier en date « d’une occasion qui n’est pas une certitude. »
    (Même éditorialiste, dans Le Devoir du 28 août 2014.)

En français, le point final doit se mettre après les guillemets lorsque ceux-ci n'encadrent pas une phrase complète :

On insiste : pour Montebourg, le carnet de route fixé par Hollande est un « sinistre politique ».

À propos de l’Allemagne, dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Montebourg avance qu’il faut au plus vite « hausser le ton ».

On comprend d’ailleurs bien que le secrétaire d’État américain, John Kerry, ait qualifié le dernier en date d'« une occasion qui n’est pas une certitude ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Encore une crise! » : http://www.ledevoir.com/international/europe/416810/demission-de-ministres-en-france-encore-une-crise

« Faut-il y croire? » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/417003/cessez-le-feu-a-gaza-faut-il-y-croire

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

8 septembre 2014

Capitale du laxisme et la corruption

  • La vieille métropole, désormais capitale du laxisme et la corruption, s’illustre aussi par une inaptitude à fournir des services essentiels.
    (Jean-Claude Leclerc, dans Le Devoir du 25 août 2014.)

Comme je le rappelais il y a peu, les prépositions à, de et en se répètent normalement devant chacun des compléments :

La vieille métropole, désormais capitale du laxisme et de la corruption*, s’illustre aussi par une inaptitude à fournir des services essentiels.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 14 septembre à 23 h, je vois que la correction a été apportée.

« Pourquoi inventer une autre lubie québécoise? » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/416720/l-autonomie-municipale

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

26 août 2014

Deux-points

  • Beaucoup de choses sont en jeu; les conditions de vie, la pauvreté, la violence envers les femmes, l'implication des services sociaux et des forces policières, les politiques adoptées.
    (Chantal Guy, dans La Presse du 25 août 2014.)

Le segment de phrase qui introduit une énumération est suivi du
deux-points, et non pas du point-virgule :

Beaucoup de choses sont en jeu : les conditions de vie, la pauvreté, la violence envers les femmes, l'implication des services sociaux et des forces policières, les politiques adoptées.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Il faut qu'on parle de Tina » : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/chantal-guy/201408/25/01-4794284-il-faut-quon-parle-de-tina.php

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

28 août 2014

Ah! les vilaines commissaires

  • Comme un ministre de l’Éducation doit avoir envie de morigéner les commissaires scolaires. Elles qui ont négligé les bibliothèques dans leurs écoles, prêtes à y investir seulement si Québec les y poussait (ce qu’il n’a pas fait, honte, pendant des années), les voilà qu’encore une fois, entre deux coupes, elles optent pour les livres.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 24 août 2014.)
  1. Mais pourquoi donc le ministre devrait-il avoir envie de morigéner les femmes commissaires? Leurs collègues masculins s'esquiveraient-ils au moment de prendre les décisions? Je croirais plutôt que l'éditorialiste a voulu parler des commissions scolaires. (Oui, on nous dit que ces organismes devraient porter le nom de conseils scolaires, mais cela n'excuse pas la confusion.)
  2. Les voilà qu'encore une fois elles optent...? Je proposerais :

Comme un ministre de l’Éducation doit avoir envie de morigéner les commissions scolaires. Elles qui ont négligé les bibliothèques dans leurs écoles, prêtes à y investir seulement si Québec les y poussait (ce qu’il n’a pas fait, honte, pendant des années), les voilà qu’encore une fois, entre deux coupes, elles optent pour les livres.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Assez lu ou assez vu? » : http://www.ledevoir.com/societe/education/416645/yves-bolduc-assez-lu-ou-assez-vu

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

21 août 2014

À lui et les autres

  • À lui et les autres chefs ont donc succédé des Ukrainiens moins rompus à la culture militaire.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 21 août 2014.)

Les prépositions à, de et en se répètent normalement devant chacun des compléments :

À lui et aux autres chefs ont donc succédé des Ukrainiens moins rompus à la culture militaire.

* * * * *

  • Ce faisant, ils se sont aliénés des pans importants des citoyens qui vivent dans ces environs.

Dans presque tous les cas*, lorsque le verbe pronominal a un complément d'objet direct (c.o.d.), c'est avec ce complément, s'il précède le verbe, que s'accorde le participe passé. Si le c.o.d. vient après le verbe, le participe passé reste invariable.

Ils ont aliéné qui? Des pans importants des citoyens... Le c.o.d. étant placé après le verbe, le participe passé ne doit pas s'accorder :

Ce faisant, ils se sont aliéné des pans importants des citoyens qui vivent dans ces environs.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Font exception s'écrier et s'exclamer; ces deux verbes essentiellement pronominaux s'accordent avec le sujet, « même s'ils ont comme complément d'objet direct une interjection ou une proposition » (Hanse et Blampain) : « Attention! » s'est-elle écriée. Ils se sont exclamés que c'était trop injuste.

« Possible embellie » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/416372/changement-de-garde-en-ukraine-possible-embellie

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

22 août 2014

Existence prolongée

  • Le risque de complaisance est réel. Même si ces enquêtes étaient menées avec la rigueur professionnelle qui s’impose, il y aurait toujours un doute qui existerait.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 20 août 2014.)

Il existerait toujours un doute, c'est bien vrai. On aurait pu toutefois employer le verbe subsister, plus précis :

Bien que l'enquête ait mis la comtesse hors de cause, un doute subsiste, en effet. La médisance n'a pas désarmé. (Bernanos, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Le risque de complaisance est réel. Même si ces enquêtes étaient menées avec la rigueur professionnelle qui s’impose, il subsisterait toujours un doute qui existerait.

Je serais même tentée d'enlever l'adverbe toujours...

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Servir et protéger? » : http://www.ledevoir.com/politique/montreal/416281/police-de-montreal-servir-et-proteger

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

13 août 2014

Confusion

  • L’entente servira de jurisprudence dans d’autres causes similaires au Québec, assure un autre des avocats des victimes, Pierre Boivin. Il espère que l’entente l’aidera dans une autre cause qu’il défend, et qui oppose d’anciens pensionnaires de l’Institut des sourds et muets de Montréal disant avoir été membres de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur de Montréal entre 1967 et 1982.
    (Bahador Zabihiyan et Daphnée Hacker-B., dans Le Devoir du 13 août 2014.)

Cette cause opposerait d'anciens pensionnaires de l'Institut disant avoir été membres de la Congrégation? Vraiment? Et à qui les opposerait-elle?

Les journalistes ont peut-être voulu dire (je ne sais pas contre qui exactement l'action en justice a été intentée) :

[...] et qui oppose d’anciens pensionnaires de l’Institut des sourds et muets de Montréal à des membres de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur de Montréal, qui les auraient agressés entre 1967 et 1982.

[...] et qui oppose d’anciens pensionnaires de l’Institut des sourds et muets de Montréal à la Congrégation des clercs de Saint-Viateur de Montréal, dont certains membres les auraient agressés entre 1967 et 1982.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Les Rédemptoristes devront payer 20 millions à leurs victimes » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/415728/redemptoristes-entente-de-20-millions-de-dollars-pour-les-victimes

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

12 juin 2014

Ça n'a rien à avoir

  • Une éducation parallèle, qui n’a rien à avoir avec l’école officielle.
    (Lisa-Marie Gervais, dans Le Devoir du 16 mai 2014.)

Pour dire « n'avoir aucun rapport » ou « cela n'a aucun rapport », « c'est tout différent, ce n'est pas comparable » (Petit Robert), on emploie les expressions n'avoir rien à voircela n'a rien à voir :

La patience n'a rien à voir avec la simple attente. (Gide, à l'article « voir ».)

L'éducation, l'instruction n'ont rien à voir avec les dispositions artistiques. (F. Léger, à l'article « disposition ».)

Tous les hommes ont peur. Tous. Celui qui n'a pas peur n'est pas normal; ça n'a rien à voir avec le courage. (Sartre, à l'article « peur ».)

Il fallait écrire :

Une éducation parallèle, qui n’a rien à voir avec l’école officielle.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« À la petite école des zapatistes » : http://www.ledevoir.com/societe/education/408505/documentaire-a-la-petite-ecole-des-zapatistes

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

14 août 2014

Acceptation acceptable

  • Aide d’urgence et reconstruction, croit-on, rendraient plus acceptable aux communautés du pays l’acceptation de réfugiés. Mais les diocèses catholiques sont-ils disposés à en accueillir?
    (Jean-Claude Leclerc, dans Le Devoir du 11 août 2014.)

Rendre plus acceptable l'acceptation? Je suggérerais :

Aide d’urgence et reconstruction, croit-on, rendraient plus acceptable aux communautés du pays l’admission de réfugiés. Mais les diocèses catholiques sont-ils disposés à en accueillir?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Que faire alors que le chaos menace le Moyen-Orient? » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/415591/les-eglises-et-les-refugies-que-faire-alors-que-le-chaos-menace-le-moyen-orient

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

28 avril 2014

Il est temps

  • Certes, il n’est pas le premier à dire que le temps des décisions difficiles est venu et qu’il est temps de recentrer l’État sur ses missions essentielles.
    (Michel David, dans Le Devoir du 24 avril 2014.)

On pouvait éviter la répétition :

Certes, il n’est pas le premier à dire que le moment des décisions difficiles est venu et qu’il est temps de recentrer l’État sur ses missions essentielles.

Certes, il n’est pas le premier à dire que l'heure des décisions difficiles est venue et qu’il est temps de recentrer l’État sur ses missions essentielles.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Une affaire de gars » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/406362/une-affaire-de-gars

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

24 avril 2014

Le barbarisme de Bachar al-Assad

Barbarisme ou barbarie; paronymes.

  • [...] on retient que le barbarisme de Bachar al-Assad nourrit la sauvagerie des réseaux islamistes et vice-versa.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 23 avril 2014.)

Accuser le président de la Syrie de barbarisme au lieu de barbarie, il me semble que c'est commettre un barbarisme. D'après le Grand Robert, en effet, si barbarie signifie « cruauté de barbare », le barbarisme est une « faute grossière de langage, particulièrement celle qui consiste à employer des mots forgés ou déformés, à se servir d'un mot dans un sens qu'il n'a pas ». (J'ai consulté aussi le Multidictionnaire, le Lexis, le Petit Robert et le Trésor de la langue française informatisé.)

Il fallait écrire :

[...] on retient que la barbarie de Bachar al-Assad nourrit la sauvagerie des réseaux islamistes et vice-versa.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le roi cynique » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/406164/guerre-civile-syrienne-le-roi-cynique

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

7 août 2014

Un lutteur de lutte arrangé

  • Mais comme un lutteur de lutte arrangé qui se retrouve à moitié mort et se relève soudain pour terrasser son adversaire ahuri devant un tel regain, Bouchard est passée à la vitesse supérieure à l’avènement d’une nouvelle manche.
    (Jean Dion, dans Le Devoir du 6 août 2014.)

Il me semble que c'est plutôt la lutte qui est arrangée.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Bouchard mord la poussière » : http://www.ledevoir.com/sports/tennis/415245/coupe-rogers-bouchard-mord-la-poussiere

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

10 août 2014

Au 17e et au XVIIIe siècle

  • « C’était un honnête homme de culture universelle au sens où on le définissait au 17e et au XVIIIe siècle », soutient son ami Jean Hénaire.
    (Lisa-Marie Gervais, dans Le Devoir du 5 août 2014.)

Deux possibilités :

« C’était un honnête homme de culture universelle au sens où on le définissait au 17e et au 18e siècle », soutient son ami Jean Hénaire.

« C’était un honnête homme de culture universelle au sens où on le définissait au XVIIe et au XVIIIe siècle », soutient son ami Jean Hénaire.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Décès de Robert Cadotte, "mouton noir" de l’éducation » : http://www.ledevoir.com/societe/education/415171/deces-de-robert-cadotte-mouton-noir-de-l-education

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

23 juillet 2014

Un tiers de chanson

  • Les Francofolies de Spa 2014 peinent à présenter un tiers de chanson en français [...]
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 23 juillet 2014.)

Tout juste le tiers d'une seule chanson? Allons donc :

Les Francofolies de Spa 2014 peinent à présenter un tiers de chansons en français [...]

C'est déjà bien assez ridicule au pluriel.

* * * * *

  • Après avoir utilisé des mots français, ils se sentent souvent obligés de « préciser » leur idée à l’aide d’anglicismes. « C’est vous qui êtes le “boss”, vous êtes le grand chef. »

Pour illustrer ce qui précède, l'exemple devrait se lire :

« C’est vous qui êtes le grand chef, vous êtes le “boss”. »

Il est vrai que « boss » figure dans le Petit Robert, comme nom masculin relevant du registre familier...

* * * * *

Je signale par ailleurs que l'on écrit en anglais windshield, et non « winshield ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Nouveaux tabous » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/414094/inquietudes-linguistiques-nouveaux-tabous

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

22 juillet 2014

Dès que vous l'approchez, elle plonge aussitôt

  • [...] pour assurer la survie de cette tortue, qui est difficile à apercevoir. Dès que vous l’approchez, elle plonge aussitôt dans l’eau.
    (Le Devoir, 22 juillet 2014.)

Aussitôt est superflu :

[...] pour assurer la survie de cette tortue, qui est difficile à apercevoir. Dès que vous l’approchez, elle plonge aussitôt dans l’eau.

Elle disparaît plus vite comme cela, non?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La tortue géographique a besoin de protection » : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/414044/la-tortue-geographique-a-besoin-de-protection

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

18 mars 2014

Des questions et des réponses

  • La magnifique profession de reporter consiste pour l’essentiel à poser la même question de 36 façons différentes afin d’obtenir une réponse satisfaisante, mais l’exercice est fréquemment voué à l’échec.

    Cela dit, même si les réponses ne s’avèrent pas satisfaisantes du fait qu’elles sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire, on les publie quand même parce qu’il faut bien nourrir cette bête qu’est l’information.
    (Jean Dion, dans Le Devoir du 18 mars 2014.)

Il me semble que ce ne sont pas les réponses qui sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire (en l'occurrence une vedette du sport), mais plutôt les questions :

La magnifique profession de reporter consiste pour l’essentiel à poser la même question de 36 façons différentes afin d’obtenir une réponse satisfaisante, mais l’exercice est fréquemment voué à l’échec.

Cela dit, même si les réponses ne s’avèrent pas satisfaisantes du fait que les questions sont adressées à quelqu’un qui n’a rien de particulier à dire, on les publie quand même parce qu’il faut bien nourrir cette bête qu’est l’information.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Dans la tête » : http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/402920/c

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

11 juillet 2014

Mouvance

  • La mouvance conservatrice reproche au gouvernement de Barack Obama d’avoir évolué vers une attitude plus accueillante envers les enfants non accompagnés. Les chiffres leur donneraient raison [...]
    (Claude Lévesque, dans Le Devoir du 10 juin 2014.)

La mouvance conservatrice reproche au gouvernement de Barack Obama d’avoir évolué vers une attitude plus accueillante envers les enfants non accompagnés. Les chiffres lui donneraient raison [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« L’odyssée des enfants sans papiers » : http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/413022/reperes-l-odyssee-des-enfants-sans-papiers

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Archives