Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 22 août 2013

Montréal à quelque chose de spécial

  • « Il y a une vitalité incroyable dans cette ville. Qu’il s’agisse des chefs ou de la cuisine de rue, Montréal à quelque chose de spécial », confiait Luc Dubanchet, le fondateur du festival rencontré lors de son voyage de prospection dans la métropole en mai dernier.
    (Gwenaëlle Reyt, dans Le Devoir du 17 août 2013.)

Nous n'avons pas affaire à la préposition à, mais plutôt au verbe avoir à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif; on dirait en effet : Montréal et Vancouver ont [et non à] quelque chose de spécial. Il fallait écrire :

« Il y a une vitalité incroyable dans cette ville. Qu’il s’agisse des chefs ou de la cuisine de rue, Montréal a quelque chose de spécial », confiait Luc Dubanchet, le fondateur du festival, rencontré lors de son voyage de prospection dans la métropole en mai dernier.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le retour de la jeune cuisine à Montréal » : http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/alimentation/385128/le-retour-de-la-jeune-cuisine-a-montreal

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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mercredi 21 août 2013

L'IRIS

  • « Cette mesure va empêcher une guerre de prix généralisée qui pourrait mettre en péril l’ensemble des librairies indépendantes », a pour sa part conclu Simon Tremblay-Pépin de l’Institut de recherche et d’information sociconomique.
    (Frédérique Doyon, dans Le Devoir du 20 août 2013.)

Comme l'indique le site Web, le nom de cet organisme s'écrit Institut de recherche et d'informations socio-économiques.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Commission parlementaire – Un débat crucial pour la survie des librairies indépendantes » : http://www.ledevoir.com/culture/livres/385532/un-debat-crucial-pour-la-survie-des-librairies-independantes

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mardi 20 août 2013

Préoccupant

  • [...] la consommation de boissons sucrées est une de leur grande préoccupation.
    (Mélanie Loisel, dans Le Devoir du 17 août 2013.)

Ou bien la consommation de boissons sucrées est leur grande préoccupation, ou bien elle est une de leurs grandes préoccupations, c'est-à-dire une parmi plusieurs. (Il va de soi qu'on ne dirait pas : C'est une de sa grande préoccupation.)

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Quand l’appétit va, tout ne va pas » : http://www.ledevoir.com/societe/sante/385377/quand-l-appetit-va-tout-ne-va-pas

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lundi 19 août 2013

Inspiration

  • Profondément croyant, l’homme ne manque pas de souligner que son « esprit chrétien s’élève spontanément plus haut que les astres » et « va au Créateur de la merveilleuse harmonie des sphères célestes qui comprend toute la science du ciel ». Toutefois, la transcendance qui lui inspire ce ciel relève aussi d’un humanisme immanent.
    (Louis Cornellier, dans Le Devoir du 19 août 2013.)

Je ne crois pas que la transcendance puisse inspirer le ciel, sauf peut-être à un peintre; à un prêtre passionné d'astronomie, c'est plutôt le ciel qui inspire la transcendance :

Toutefois, la transcendance que lui inspire ce ciel relève aussi d’un humanisme immanent.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Lire religieux – Monseigneur à la chasse aux éclipses » : http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/385409/monseigneur-a-la-chasse-aux-eclipses

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dimanche 18 août 2013

Tourner à la dérision

Tourner à la dérision, tourner en dérision.

  • [...] ses invités sont venus tourner à la dérision les querelles entre Québec et Ottawa [...]
    (Mélanie Loisel, dans Le Devoir du 9 août 2013.)

Le Petit Robert, le Multidictionnaire, le Lexis et le Trésor de la langue française informatisé, consultés à l'article « dérision », ne donnent pas tourner à la dérision, mais plutôt tourner en dérision, qui veut dire « se moquer d'une manière méprisante de » (Petit Robert), « tourner en ridicule » (Trésor) :

Il est malséant de tourner en dérision des choses respectables. (Lexis.)

Les Anglais étaient très haïs et très craints, en France [...] On les tournait en dérision de diverses manières. (France dans le Trésor, à l'article « tourner ».)

Il fallait écrire :

[...] ses invités sont venus tourner en dérision les querelles entre Québec et Ottawa [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Spectacle à saveur politique pour Aussant » : http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/384769/spectacle-a-saveur-politique-pour-aussant

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samedi 17 août 2013

Anticosti

  • À Baie-Sainte-Claire, à l’anse aux Fraises, à la pointe aux Foins, la paix s’attrape au filet, comme les papillons. Et les âmes des morts et des vivants marchent ensemble sur la grève et lancent des cailloux dans les vagues.
    (Monique Durand, dans Le Devoir du 16 août 2013.)

C'est beau, non? Ainsi se termine une série de quatre merveilleux articles sur l'île d'Anticosti, malheureusement réservée aux abonnés du Devoir.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Anticosti, en marge du monde (4) – Que faire de cette île mythique? » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/385307/que-faire-de-cette-ile-mythique

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jeudi 15 août 2013

Gabrielle Manon-Rivard

  • Gabrielle aborde de son côté les désirs d’autonomie et l’histoire d’amour d’une jeune femme aux prises avec un handicap mental (Gabrielle Manon-Rivard) au sein d’une chorale pour handicapés, ce qui choque l’entourage paternaliste [...]
    (Odile Tremblay, dans Le Devoir du 14 août 2013.)
  • « Gabrielle Manon-Rivard a un don réel pour le chant et une luminosité naturelle, précise Louise Archambault. »
    (Cette phrase se trouve à la fois dans le corps du texte et dans la légende de la photo qui accompagne l'article.)

Comme le montre une recherche Google, la comédienne s'appelle Gabrielle Marion-Rivard.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Gabrielle a conquis des milliers de spectateurs au Festival de Locarno » : http://www.ledevoir.com/culture/cinema/385060/gabrielle-a-conquis-des-milliers-de-spectateurs-au-festival-de-locarno

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mardi 13 août 2013

Une destinée amène

  • « Anne Hébert rend hommage à ces femmes, dit Florence Davaille, de l’Université de Rouen. Elle en offre une vision sensuelle, mais souvent ambiguë. Une vision féministe qui montre aussi leur caractère tragique et illustre la destinée amène de ces filles. »
    (Christian Rioux, dans Le Devoir du 7 août 2013.)

Amène se dit d'une personne, d'un ton ou de propos aimables, agréables, avenants. On voulait sûrement évoquer la destinée amère des Filles du Roy.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Les Filles du Roy (3) – Les mères de la nation? » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/384590/les-meres-de-la-nation

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lundi 12 août 2013

« Et qui » et l'antécédent du pronom relatif

  • Le journaliste s’est fait un nom en s’attaquant à des sujets ruraux qui n’intéressent pas les patrons de presse des grands médias urbains de Delhi – et qui en déduisent présomptueusement que, ce faisant, les lecteurs s’en fichent eux aussi.
    (Guy Taillefer, dans Le Devoir du 5 août 2013.)

Les deux propositions relatives semblent coordonnées par la conjonction et, ce qui laisse entendre que le pronom qui, dans les deux cas, a le même antécédent; ce ne sont pourtant pas les sujets ruraux qui déduisent quoi que ce soit, mais les patrons de presse. Je suggérerais peut-être :

Le journaliste s’est fait un nom en s’attaquant à des sujets ruraux qui n’intéressent pas la direction des grands médias urbains de Delhi, laquelle en déduit présomptueusement que, ce faisant, les lecteurs s’en fichent eux aussi [ou laquelle en déduit présomptueusement qu'ils ne retiendraient pas non plus l'attention des lecteurs].

Le journaliste s’est fait un nom en s’attaquant à des sujets ruraux qui n’intéressent pas les grands médias urbains de Delhi, ce dont les patrons de presse déduisent présomptueusement que, ce faisant, les lecteurs s’en fichent eux aussi [ou ce dont les patrons de presse déduisent présomptueusement qu'ils ne retiendraient pas non plus l'attention des lecteurs].

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le marché de la soif en Inde » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/384401/le-marche-de-la-soif-en-inde

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dimanche 11 août 2013

À ne pas méprendre

Méprendre, se méprendre; grammaire française; syntaxe; variante, variation.

  • Étant donné qu’elle ne cesse de se réinventer et qu’on ne compte plus ses déclinaisons exotiques telles que homard, spaghetti au fromage, gras de canard et pacanes, moelle et cerise fumée – des variations complètement givrées à ne pas méprendre pour une table d’hôte chez Joe Beef [...]
    (Émilie Folie-Boivin, dans Le Devoir du 2 août 2013.)

Le verbe méprendre s'emploie uniquement à la forme pronominale; on ne méprend pas quelque chose, mais on se méprend (on se trompe) sur quelque chose ou sur quelqu'un :

[...] il se méprend sur moi et méconnaît [...] qui je suis. (Gide, dans le Petit Robert.)

Elle s'est méprise sur son silence. (Multidictionnaire.)

Pour ne pas se méprendre sur la nature de la réception [...] (Jouhandeau, dans le Lexis.)

Ça doit être pour ça que vous marchez comme un gendarme à pied. Déodat se méprit sur le sens de la comparaison. (Aymé, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Mademoiselle, vous vous méprenez sur mes intentions. (Montherlant, dans le Trésor.)

Dans la phrase à l'étude, on pouvait très bien employer le verbe confondre (c'est d'ailleurs ce qu'on a fait dans la légende de la photo accompagnant l'article) :

[...] des variantes complètement givrées à ne pas confondre avec une table d'hôte chez Joe Beef [...]

Je signale au passage que d'après le Multidictionnaire, une « forme légèrement différente d'une forme usuelle » est une variante, et non pas une variation, ce dernier nom étant synonyme de modification, changement.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« À la folie – Jamais sans la crème glacée » : http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/alimentation/384201/jamais-sans-la-creme-glacee

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