Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

samedi 14 juin 2014

Les États-Unis et ses opérations d'espionnage

  • Car si effectivement tout un chacun espionne tout le monde, les États-Unis se distinguent, ainsi que nous l’apprend le journal Le Monde ces jours-ci, par l’ampleur de ses opérations et la volonté de systématisation.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 24 octobre 2013.)

Je verrais deux possibilités :

Car si effectivement tout un chacun espionne tout le monde, les États-Unis se distinguent, ainsi que nous l’apprend le journal Le Monde ces jours-ci, par l’ampleur de leurs opérations et la volonté de systématisation.

Car si effectivement tout un chacun espionne tout le monde, les États-Unis se distinguent, ainsi que nous l’apprend le journal Le Monde ces jours-ci, par l’ampleur des opérations et la volonté de systématisation.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Espionnage des Français par la NSA – De la domination » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/390733/de-la-domination

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 13 juin 2014

Raconte-t-elle, dit-elle

  • Il y a quelques années, elle a couché durant deux semaines dans la rue, au métro Berri, dans la peur et l’angoisse constante d’être attaquée. « J’avais tellement peur que je me cachais, raconte-t-elle. Moi, je ne bois pas, je ne me drogue pas », dit-elle.
    (Caroline Montpetit, dans Le Devoir du 27 mai 2014.)

Une incise aurait suffi :

« J’avais tellement peur que je me cachais, raconte-t-elle. Moi, je ne bois pas, je ne me drogue pas. »

« J’avais tellement peur que je me cachais. Moi, je ne bois pas, je ne me drogue pas », dit-elle.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Des femmes âgées envoyées à la rue après un séjour à l’hôpital » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/409312/des-femmes-agees-envoyees-a-la-rue-apres-un-sejour-a-l-hopital

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jeudi 12 juin 2014

Ça n'a rien à avoir

  • Une éducation parallèle, qui n’a rien à avoir avec l’école officielle.
    (Lisa-Marie Gervais, dans Le Devoir du 16 mai 2014.)

Pour dire « n'avoir aucun rapport » ou « cela n'a aucun rapport », « c'est tout différent, ce n'est pas comparable » (Petit Robert), on emploie les expressions n'avoir rien à voircela n'a rien à voir :

La patience n'a rien à voir avec la simple attente. (Gide, à l'article « voir ».)

L'éducation, l'instruction n'ont rien à voir avec les dispositions artistiques. (F. Léger, à l'article « disposition ».)

Tous les hommes ont peur. Tous. Celui qui n'a pas peur n'est pas normal; ça n'a rien à voir avec le courage. (Sartre, à l'article « peur ».)

Il fallait écrire :

Une éducation parallèle, qui n’a rien à voir avec l’école officielle.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« À la petite école des zapatistes » : http://www.ledevoir.com/societe/education/408505/documentaire-a-la-petite-ecole-des-zapatistes

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samedi 7 juin 2014

Il a resté prudent

Il a resté, il est resté; rester, avec être ou avoir; rester, choix de l'auxiliaire; grammaire française.

  • Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a pour sa part resté prudent lorsque la question sur le contrôle des armes à feu lui a été posée.
    (Mélanie Loisel, dans Le Devoir du 6 juin 2014.)

D'après ce que je vois dans le Multidictionnaire et le Hanse-Blampain, le verbe rester doit se conjuguer avec l'auxiliaire être (« dans tous les cas », précise le Hanse-Blampain) :

Il ne lui est resté que l'espérance. (Hanse-Blampain.)

La tache est restée, malgré les lavages répétés. (Petit Robert.)

Sa propre enfance […] lui était restée sur l'estomac comme un chocolat chaud sur des œufs brouillés. (M. Dugain, dans le Petit Robert.)

La France [...] est restée un pays fortement centralisé. (Léon Duguit dans le Grand Robert, à l'article « centraliser ».)

Je lis toutefois la remarque suivante dans le Grand Robert :

« Conjugué de nos jours avec l'auxiliaire être, sauf dans certains emplois dialectaux, rester prenait autrefois (et encore au xixe s.) être ou avoir. »

Voltaire écrivait ainsi :

J'ai resté huit jours dans la maison pour voir si je pourrais y travailler le jour et y dormir la nuit […] (Grand Robert.)

Mais Zola :

À Solférino, c'était dans un champ de carottes, nous y sommes restés cinq heures, le nez par terre. (Grand Robert.)

Aujourd'hui, il faudrait donc écrire :

Le ministre de la Justice, Peter MacKay, est pour sa part resté prudent lorsque la question sur le contrôle des armes à feu lui a été posée.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Moncton en alerte » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/410316/moncton-en-alerte

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vendredi 6 juin 2014

Content, contents

  • Ce que le Canadien de Montréal nous fait vivre depuis le début des séries n'est pas banal. Il nous offre une raison d'être content en même temps.
    (Stéphane Laporte, dans La Presse du 18 mai 2014.)

Le sujet implicite du verbe être, avec lequel doit s'accorder l'attribut content, c'est le pronom nous, qui désigne ici l'ensemble des Québécois :

Ce que le Canadien de Montréal nous fait vivre depuis le début des séries n'est pas banal. Il nous offre une raison d'être contents en même temps.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La fête du hockey » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201405/17/01-4767618-la-fete-du-hockey.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_stephane-laporte_3270_section_POS1

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mercredi 4 juin 2014

Une révélation désopilante

Désopilant ou désolant; paronymes.

  • Le problème, c’est qu’il existe déjà un parti qui incarne ces mêmes valeurs, Québec solidaire. Problème aggravé par le fait que le terrain « de gauche » qu’occupe QS — et c’est l’autre désopilante révélation de ce sondage — se porte assez mal merci.
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 4 juin 2014.)

Un lecteur me signale cet emploi de l'adjectif désopilant — emploi qui paraît bien étrange, dans le contexte. La chroniqueuse écrit en effet, au début de son article :

Comme si les nouvelles n’étaient pas suffisamment déprimantes (déficits, décroissance, désastres environnementaux…), la « radiographie d’une génération » proposée par le dernier sondage CROP-La Presse pourrait plomber le moral pour de bon.

Et encore, un peu plus bas :

Le sondage peint un portrait d’un Québec désengagé, ignorant de son passé et replié sur lui-même.

Il n'y a rien là de comique ni de réjouissant. Or, désopilant signifie « hilarant » (Multidictionnaire), « qui fait rire de bon cœur » (Petit Robert), « qui fait rire de bon cœur, très amusant, très drôle » (Grand Robert), « qui provoque le rire ou déchaîne la gaieté » (Trésor de la langue française informatisé); il « se dit d'une personne ou d'une chose qui fait beaucoup rire » (Lexis).

Madame Pelletier a sans doute voulu parler d'une révélation désolante. Une syllabe de plus ou de moins...

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le mur » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/409964/le-mur

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mardi 3 juin 2014

Nul

  • Étant tous tenus à un secret d’élection papale, nul ne pouvait toutefois s’épancher publiquement.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 28 mai 2014.)

Le sujet implicite de étant tenus devrait être le même que celui du verbe de la proposition principale :

Étant tous tenus à un secret d’élection papale, ils ne pouvaient toutefois s’épancher publiquement.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Nadon… et les autres » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/409353/nominations-de-juges-nadon-et-les-autres

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lundi 2 juin 2014

En intervenant en restreignant les interventions

  • Ici, le gouvernement Harper fait un pas de plus en intervenant dans le domaine moral en restreignant les interventions autorisées dans le domaine de la planification familiale et en refusant tout appui à la pratique d’avortements.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 31 mai 2014.)

En intervenant... en restreignant, ce n'est pas très heureux; en intervenant... en restreignant les interventions, ce l'est encore moins. Je suggérerais :

Ici, le gouvernement Harper fait un pas de plus en intervenant dans le domaine moral : il restreint les mesures autorisées en planification familiale et refuse tout appui à la pratique d’avortements.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La morale Harper » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/409726/sante-maternelle-et-infantile-la-morale-harper

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dimanche 1 juin 2014

Statistiques

  • Les statistiques sur le nombre de permis de conduire chez les jeunes, ici comme ailleurs, témoigne de la chute de l’attrait pour la voiture, surtout chez les 16 à 34 ans.
    (Isabelle Paré, dans Le Devoir du 31 mai 2014.)

Les statistiques sur le nombre de permis de conduire chez les jeunes, ici comme ailleurs, témoignent de la chute de l’attrait pour la voiture, surtout chez les 16 à 34 ans.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Le rêve du char pâlit en Amérique » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/409759/le-reve-du-char-palit-en-amerique

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samedi 31 mai 2014

Indice de développement humain

  • La détérioration des revenus, des niveaux d’éducation et des conditions sanitaires a fait passer la Syrie du groupe des pays dont l’indice de développement humain se situent près de la moyenne au groupe qui affiche des indices « bas ».
    (Claude Lévesque, dans Le Devoir du 30 mai 2014.)

La détérioration des revenus, des niveaux d’éducation et des conditions sanitaires a fait passer la Syrie du groupe des pays dont l’indice de développement humain se situe près de la moyenne au groupe qui affiche des indices « bas ».

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La Syrie, 40 ans en arrière » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/409686/la-syrie-40-ans-en-arriere

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