Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 8 décembre 2016

Fusillade

  • Une fusillade* inspirée de Polytechnique évitée
    (Titre d'un article de Philippe Orfali, dans Le Devoir du 8 décembre 2016.)

Le titre ci-dessus n'a rien d'étrange au premier abord; mais l'article nous apprend ensuite :

« Équipé d’un véritable arsenal de guerre, un jeune Torontois comptait rendre "hommage" à l’auteur de la tuerie de l’École polytechnique en ciblant les élèves d’une école secondaire de la ville, a annoncé mercredi la police.

Une machette, une hachette, deux épées, quatre couteaux et des flèches ont été récupérés au domicile d’un jeune homme de 17 ans [...] »

On peut sans doute commettre un massacre ou une tuerie avec de telles armes (surtout si l'on possède un arc), mais pour une fusillade, un fusil me paraît indispensable.

Line Gingras
Québec

* Le 9 décembre à 15 h 45, je vois que la faute a été corrigée : on a remplacé fusillade par attaque.

http://www.ledevoir.com/societe/justice/486593/toronto-une-fusillade-evitee-le-jour-de-l-anniversaire-de-poly

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 2 décembre 2016

Deux jours d'affilés

  • Pour Mathieu Bertrand, c’en est trop. « Le gérant a eu le culot de me demander, Noël dernier, de fermer deux jours d’affilés. »
    (Francine Pelletier, dans Le Devoir du 1er décembre 2016.)

L'expression d'affilée est une locution adverbiale; elle reste donc invariable :

Il a débité plusieurs histoires d'affilée. (Petit Robert.)

Il fallait écrire :

Pour Mathieu Bertrand, c’en est trop. « Le gérant a eu le culot de me demander, Noël dernier, de fermer deux jours d’affilée. »

Line Gingras
Québec

« Renaissance, la vertu et le commerce » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/485984/renaissance

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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jeudi 1 décembre 2016

Dans les nuages

  • « Depuis mon arrivée à Montréal en 2006, j’ai passé pas mal de temps à Montréal-Nord. L’OSM a donné un concert en plein air, on ne savait pas combien de temps allait venir et on a eu plus de 10 000 personnes dans la rue. »
    (Propos de Kent Nagano rapportés par Jessica Nadeau dans le site du Devoir, le 30 novembre 2016 à 14 h 12.)

La personne qui a transcrit les propos du chef de l'OSM devait être dans les nuages... De toute évidence, il faudrait lire :

« Depuis mon arrivée à Montréal en 2006, j’ai passé pas mal de temps à Montréal-Nord. L’OSM a donné un concert en plein air, on ne savait pas combien de gens allaient venir et on a eu plus de 10 000 personnes dans la rue. »

Line Gingras
Québec

« De la musique classique à la maternelle » : http://www.ledevoir.com/societe/education/485965/la-maternelle-en-musique

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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mardi 29 novembre 2016

Il a été conseillé du ministre

Conseillé, conseiller; orthographe.

  • Il a aussi, dans les quelques années qui ont précédé son retour en politique québécoise en 2013, été conseillé du ministre saoudien responsable de la Santé [...]
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 29 novembre 2016.)

Être conseillé (ou conseillée) par le ministre et être conseiller (ou conseillère) du ministre, ce n'est pas exactement la même chose. Il fallait écrire :

Il a aussi, dans les quelques années qui ont précédé son retour en politique québécoise en 2013, été conseiller* du ministre saoudien responsable de la Santé [...]

Line Gingras
Québec

* Le 29 novembre à 13 h 40, je vois que la correction a été apportée.

« Couper les ponts » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/485832/arabie-saoudite-l-oif-et-couillard-couper-les-ponts

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

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dimanche 27 novembre 2016

Le choix de laisser choisir

  • [...] compte tenu du choix fait par le gouvernement de donner aux parents l’entière liberté de choisir où ils feront garder leurs enfants.
    (Isabelle Paré, dans Le Devoir du 26 novembre 2016.)

[...] compte tenu de la décision prise par le gouvernement de donner aux parents l’entière liberté de choisir où ils feront garder leurs enfants.

Line Gingras
Québec

« La déconfiture d’une bonne idée » : http://www.ledevoir.com/societe/education/485674/la-deconfiture-d-une-bonne-idee

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vendredi 25 novembre 2016

Ah! ces journalistes

Ah! ces journalistes
c'est tenace comme le chiendent
et en plus ça mord

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mardi 15 novembre 2016

Relations entre...

  • À l’heure aujourd’hui d’un durcissement possible des relations entre le Cuba de Raoul Castro et des États-Unis de Donald Trump, Justin Trudeau s’apprête-t-il à offrir une suite à cette politique dont son père se faisait en 1976 le porte-voix?
    (Jean-François Nadeau, dans Le Devoir du 15 novembre 2016.)

Ne perdons pas le fil :

À l’heure aujourd’hui d’un durcissement possible des relations entre le Cuba de Raoul Castro et les* États-Unis de Donald Trump [...]

Line Gingras
Québec

* À 22 h 10, je vois que la correction a été apportée.

« Du Cuba de Diefenbaker aux Castro des Trudeau » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/484685/du-cuba-de-diefenbaker-aux-castro-des-trudeau

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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samedi 12 novembre 2016

Mettre sur le même pied

  • On a ainsi mis sur le même pied la seule histoire des courriels non sécurisés d’Hillary Clinton à l’ensemble des scandales visant Donald Trump, et ce, par souci d’équité…
    (Pierre Duchesne, ancien journaliste et ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans Le Devoir du 12 novembre 2016.)

On met sur le même pied deux choses, une chose et une autre :

On a ainsi mis sur le même pied la seule histoire des courriels non sécurisés d’Hillary Clinton et l’ensemble des scandales visant Donald Trump, et ce, par souci d’équité…

Line Gingras
Québec

« Trump dévore les médias » : http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/484558/trump-devore-les-medias

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

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vendredi 4 novembre 2016

Ils s'obsèdent à comprendre

S'obséder à faire quelque chose; s'obséder à suivi d'un infinitif; s'obséder, verbe pronominal; grammaire française; syntaxe.

  • Les bons terminologues, qu’ils soient professeurs ou fonctionnaires, s’obsèdent tous à comprendre l’insaisissable usage.
    (Jean-Benoît Nadeau, dans Le Devoir du 3 novembre 2016.)

C'est la première fois, je crois bien, que je vois le verbe obséder à la forme pronominale. D'ailleurs cette construction ne se trouve pas dans les dictionnaires que j'ai sous la main. Une chose ou une personne obsède quelqu'un, on est obsédé par ou de quelque chose :

La peur d'une agression l'obsède. (Multidictionnaire.)

Il était si obsédé par le froid qu'il parlait de voler les lampions de l'église. (Blais, dans le Lexis.)

L'idée fixe qui l'obsède depuis plusieurs jours. (Petit Robert.)

Sa mémoire est obsédée par ce souvenir, de ce souvenir. (Grand Robert.)

Il était obsédé par le désir de commencer enfin son travail [...] (R. Rolland, dans le Grand Robert.)

Dès son enfance il [Byron] est obsédé par son pied bot, que ses parents lui reprochent constamment. (Mounier, dans le Trésor de la langue française informatisé.)

Peut-être le chroniqueur a-t-il confondu obséder et obstiner; on peut en effet s'obstiner, s'acharner ou s'attacher à faire quelque chose. Dans le cas qui nous occupe, toutefois, je proposerais plutôt :

Les bons terminologues, qu’ils soient professeurs ou fonctionnaires, ont tous l'obsession de comprendre l’insaisissable usage.

Line Gingras
Québec

« Les anglicismes » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483752/les-anglicismes

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mardi 1 novembre 2016

Un prix Nobel à Borduas?

  • [...] dont les cris et hurlements, rétrospectivement, ne font que renforcer la valeur d’un Nobel de littérature attribué en 1997 à un dramaturge — oh, scandale, a-t-on dit à l’époque! —, Dario Fo, pour le nommer, ou à des gouaches d’un Borduas exposées en 1942 dans le Foyer de l’Ermitage à Montréal [...]
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 31 octobre 2016.)

Je ne pense pas qu'un Nobel de littérature ait été attribué à des gouaches de Borduas. Le chroniqueur voulait parler plutôt de la valeur de ces œuvres et de l'intérêt que présentait leur exposition :

[...] dont les cris et hurlements, rétrospectivement, ne font que renforcer la valeur d’un Nobel de littérature attribué en 1997 à un dramaturge — oh, scandale, a-t-on dit à l’époque! —, Dario Fo, pour le nommer, ou celle* des gouaches d’un Borduas exposées en 1942 dans le Foyer de l’Ermitage à Montréal [...]

Line Gingras
Québec

* Le 1er novembre à 17 h, je vois que la correction a été apportée.

« Éloge de l'audace » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483474/chroniquefd-eloge-de-l-audace

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

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