10 juillet 2008
Faire ou ne pas faire attendre
- ... votre appel est important pour nous, mais pas assez pour que ce ne soit pas une machine qui vous le dise et qu'on vous fasse attendre... (Jean Dion.)
... votre appel est important pour nous, mais pas assez pour [...] qu'on vous fasse attendre...? M'est avis que l'auteur a voulu dire :
... votre appel est important pour nous, mais pas assez pour [...] qu'on ne vous fasse pas attendre...
... votre appel est important pour nous, mais pas assez pour [...] qu'on évite de vous faire attendre...
Line Gingras
Québec
« Et puis euh - En attendant » : http://www.ledevoir.com/2008/07/10/197154.html
08 juillet 2008
Le prix, toujours le prix
- Désolé de faire rager les banlieusards et les chauffeurs de taxi, mais 80 cents, c’est le prix du litre d’essence ici en Chine. Un prix fixé par l’État pour ne pas faire grincer les automobilistes, mais qui posent d’autres problèmes. (Stéphane Paquet.)
Si les automobilistes posent des problèmes, je l'ignore; on a plutôt voulu dire, ici, que le prix fixé par l'État ne fait pas grincer les automobilistes, mais qu'il pose d'autres problèmes. Le verbe devrait s'accorder en conséquence :
Un prix fixé par l'État pour ne pas faire grincer les automobilistes, mais qui pose d'autres problèmes.
Line Gingras
Québec
« L'essence à 80 cents le litre » : http://blogues.cyberpresse.ca/paquet/?p=33
04 juillet 2008
De l'ordre dans les idées
- Le sondage CROP-La Presse dont les résultats ont été publiés hier sont sensiblement différents de ceux du dernier Léger Marketing-Le Devoir en ce qui concerne le PLQ et l'ADQ, mais ils concordent sur le surplace du PQ depuis un an. (Michel David.)
Lorsqu'on commence à lire cette phrase, on a l'impression que Le sondage CROP-La Presse est le sujet de la proposition principale, à quoi se rattache la subordonnée relative dont les résultats ont été publiés hier; celle-ci devrait pouvoir être retranchée sans que la phrase cesse d'être complète. Mais on cherche en vain le verbe au singulier qui s'accorderait avec sondage; c'est que l'auteur aurait écrit sans doute, s'il avait mis de l'ordre dans ses idées :
Les résultats du sondage CROP-La Presse, publiés hier, sont sensiblement différents...
Line Gingras
Québec
« Sans le rêve » : http://www.ledevoir.com/2008/06/28/195683.html
30 juin 2008
Admettons
- Avec la guerre en Afghanistan sur les bras, une guerre sans bon sens dont personne ne veut admettre qu'il faudrait y mettre fin... (Lise Payette.)
... une guerre sans bon sens dont personne ne veut reconnaître qu'il faudrait y mettre fin...
Line Gingras
Québec
« Ça grouille et ça grenouille » : http://www.ledevoir.com/2008/06/27/195464.html
23 juin 2008
La peur de, de, de...
- La peur de perdre ses amis, d’être tout seul dans une grande école, de se perdre, de se faire battre ou voler, d’avoir beaucoup de devoirs et des profs qui n’expliquent pas grand-chose comptent parmi les craintes des élèves inquiets. (Louise Leduc, dans La Presse.)
La peur a plusieurs compléments déterminatifs, mais demeure le noyau, singulier, du groupe sujet - avec lequel le verbe doit s'accorder. Seulement, on n'apprend rien à personne en disant que la peur... compte parmi les craintes. J'écrirais peut-être :
Les élèves inquiets [ou Certains élèves] ont peur, entre autres, de perdre leurs amis, d'être tout seuls dans une grande école, de se perdre, de se faire battre ou voler, d'avoir beaucoup de devoirs et des profs qui n'expliquent pas grand-chose.
La peur de perdre ses amis, d’être tout seul dans une grande école, de se perdre, de se faire battre ou voler, d’avoir beaucoup de devoirs et des profs qui n’expliquent pas grand-chose donne des cauchemars aux élèves inquiets [ou à certains élèves].
Line Gingras
Québec
« Vaincre la peur du secondaire » : http://www.cyberpresse.ca/article/20080623/CPACTUALITES/80622109/1019/CPACTUALITES/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=ACTUALITES
21 juin 2008
En passant par
- Du Mexique au Guatemala voisin - en passant par le Canada -, la mise en valeur muséologique de l'héritage autochtone n'en est pas à une hypocrisie près. (Guy Taillefer.)
(Puis-je suggérer un détour par la Lorraine?)
La phrase serait moins divertissante si l'on renonçait à l'emploi figuré du verbe passer, mais cela me paraîtrait souhaitable :
Au Mexique et au Guatemala voisin - comme au Canada -, la mise en valeur muséologique de l'héritage autochtone n'en est pas à une hypocrisie près.
Line Gingras
Québec
« Perspectives - Calme trompeur au Chiapas » : http://www.ledevoir.com/2008/06/21/194941.html
18 juin 2008
Vu du ciel
- Vu du ciel, au temps des récoltes, la campagne argentine est une mine d'or à ciel ouvert. (Lisa-Marie Gervais.)
Qu'est-ce qui est vu du ciel? La campagne argentine :
Vue du ciel, au temps des récoltes...
Article par ailleurs intéressant et très bien écrit.
Line Gingras
Québec
« L'Argentine en crise (1) - Le campo contre le pouvoir politique » : http://www.ledevoir.com/2008/06/18/194517.html
13 juin 2008
Qui dispose impose
- ... en renonçant à son pouvoir de dépenser, qui constitue le seul moyen dont Ottawa dispose pour imposer ses objectifs aux provinces. (Michel David.)
On peut faire mieux :
... en renonçant à son pouvoir de dépenser, seul moyen que possède Ottawa pour imposer ses objectifs aux provinces.
Line Gingras
Québec
« Les vilaines provinces » : http://www.ledevoir.com/2008/06/10/193374.html
08 juin 2008
La relève
- La relève lève le nez sur la langue seconde, alors qu'on rêvait pour 2013 d'une moitié d'élèves bilingues au pays... (Marie-Andrée Chouinard.)
Je proposerais :
Les jeunes dédaignent la langue seconde, alors qu'on rêvait pour 2013 d'une moitié d'élèves bilingues au pays...
Line Gingras
Québec
« La claque » : http://www.ledevoir.com/2008/05/31/192146.html
04 juin 2008
Remettre en question
Syntaxe.
- Car ce n’est pas seulement du jugement de Maxime Bernier qu’il est question ici.
C’est surtout de celui du premier ministre lui-même qui est remis en question. (André Pratte, dans La Presse.)
Ne mélangeons pas les deux constructions : il est question de quelque chose, mais on remet en question quelque chose, et non de quelque chose. D'un point de vue syntaxique, les deux formulations suivantes auraient été acceptables :
Car ce n'est pas seulement du jugement de Maxime Bernier qu'il est question ici, mais surtout de celui du premier ministre lui-même.
Car ce n'est pas seulement le jugement de Maxime Bernier qui est remis en question ici, mais surtout celui du premier ministre lui-même.
Et si l'on trouve une valeur stylistique à la répétition :
Car ce n'est pas seulement du jugement de Maxime Bernier qu'il est question ici.
C'est surtout celui du premier ministre lui-même qui est remis en question.
Line Gingras
Québec
« Dites tout, M. Harper » : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080527/CPOPINIONS03/80526238/-1/LAINFORMER0502