Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

vendredi 29 janvier 2016

La confusion des « on »

  • On ose affirmer que, dans des domaines artistiques comme le cinéma et la littérature, l’unique critère devrait être la qualité intrinsèque des œuvres, et l’on vous traite aussitôt de raciste.
    (Christian Rioux, dans Le Devoir du 29 janvier 2016.)

Le on qui ose affirmer... n'est pas le on qui vous traite aussitôt de raciste. Il faut éviter toute confusion :

Osez affirmer que, dans des domaines artistiques comme le cinéma et la littérature, l’unique critère devrait être la qualité intrinsèque des œuvres, et l’on vous traite aussitôt de raciste.

Line Gingras
Québec

« Un Oscar pour les César » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/461579/un-oscar-pour-les-cesar

Traductrice agréée anglais-français, j'offre des services de révision comparative et de révision linguistique.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 21:06 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Hier..

    Lorsque j'étais à l'école primaire, il y a un....certain....temps, le maître disait que "on" c'est mon cochon.

    Posté par le vieux bougon, samedi 30 janvier 2016 à 04:31
  • Merci pour ce passionnant cas là encore que je n'aurais pas su expliquer mais qui m'a arrêtée une fraction de seconde à cause du sens global bancal de la phrase. J'avais mentalement reformulé le deuxième "on" par cette tournure "et vous vous verrez aussitôt traité de raciste".

    Cela dit, la remarque de l'auteur procède du truisme et j'ose ajouter d'une sans doute malhonnêteté intellectuelle à mon sens; Line, si vous me permettez de dire ma pensée, je crois que si la qualité invoquée est le critère de sélection des acteurs nominables (principe normal), ce qui cloche c'est qu'à la base, l'égalité des chances permettant de pouvoir concourir sur la base de la qualité n'y est pas : les acteurs noirs/afro ne sont pas forcément aussi favorisés que le profil des nominables retenus. C'est aussi un peu l'oeuf et la poule. Un peu d'honnêteté dans le débat conduirait à admettre que le filtre au départ pose souci, et que le souci ni le débat ne consistent à pointer du doigt la protestation des afro qui subissent au départ la mise à l'écart de ce qui concourt à la qualité ou aux normes de qualité reconnues par l'Académie des Oscars.
    Evidemment cela vaut pour toutes les fractions mises à l'écart de la société et qui pour certaines cumulent ce qui est perçu comme des freins par les décideurs : femme tout court, femme afro ou d'une ethnie non considérée; personnes handicapées ou de corpulence.
    J'imagine une femme hispanique hypertrichosique avec des talents d'actrice plutôt que de peintre comme Frida Kahlo...

    Posté par Yamina, samedi 30 janvier 2016 à 05:09
  • «"On", c'est mon cochon»?

    Parce que le cochon fait «on, on, on»? Chez nous, «on», c'était Yvon. Je trouvais que la maîtresse lui en mettait beaucoup sur le dos.

    Posté par Line, samedi 30 janvier 2016 à 14:46

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