Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 4 décembre 2014

Peu faire grincer

  • L’ensemble est en parfaite symbiose avec cette courtepointe de mots, d’ambiances, de cris dont la fibre, les coutures, les motifs n’offrent finalement qu’un niveau très homéopathique de faiblesses. Peu faire grincer.
    (Fabien Deglise, dans Le Devoir du 4 décembre 2014.)

Peu faire grincer? La phrase est courte et chacun des mots est français, et pourtant l'ensemble est incompréhensible.

J'ai pensé d'abord qu'on avait voulu dire Pour faire grincer ou Peut faire grincer. Mais j'ai changé d'avis à la lecture de la phrase suivante :

Tout est là pour faire sourire, émouvoir, faire vibrer devant cette pensée qui se détache avec élégance de ces grappes dangereusement consensuelles, cette idée qui éclaire avec acuité un geste, ou cette remarque qui porte atteinte à un préjugé, avec la dextérité du verbe.

Finalement, ce que le journaliste a voulu écrire, je crois, c'est plutôt :

Peu fait* grincer.

Ou bien :

Peu pour faire grincer.

Que ne l'a-t-il écrit.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Pigiste
Québec

* Le 4 décembre à 15 h 10, je vois que la correction a été apportée.

« Du terrorisme à grands coups de plumes » : http://www.ledevoir.com/culture/theatre/425720/du-terrorisme-a-grands-coups-de-plumes

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 02:56 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]

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