Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 31 janvier 2013

Aurait-il mieux fallu...?

Il aurait mieux fallu, il aurait mieux valu; il faudrait mieux, il vaudrait mieux; il faut mieux, il vaut mieux; falloir et valoir; paronymes.

  • Aurait-il mieux fallu que Podz édulcore le propos des scénaristes [...]?
    (Marc Cassivi, dans La Presse du 29 janvier 2013.)

Le verbe falloir marque une nécessité :

Aurait-il fallu que Podz édulcore le propos des scénaristes [...]?

Pour indiquer ce qu'on estime préférable, on dit plutôt qu'il vaut mieux faire quelque chose :

Aurait-il mieux valu que Podz édulcore le propos des scénaristes [...]?

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Les choix de 19-2 » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marc-cassivi/201301/29/01-4616082-les-choix-de-19-2.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_marc-cassivi_3259_section_POS1

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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mercredi 30 janvier 2013

Action!

  • Je me permets de rappeler à Mario qu’avec mon appui enthousiaste, ma collègue Diane De Courcy a déposé en décembre une mise à jour de la loi 101 qui fera en sorte que les entreprises ne puissent pas réclamer sans raison la connaissance de l’anglais, comme ils le font beaucoup trop aujourd’hui.
    (Jean-François Lisée, dans Le Devoir du 30 janvier 2013.)

[...] une mise à jour de la loi 101 qui fera en sorte que les entreprises ne puissent pas réclamer sans raison la connaissance de l’anglais, comme elles le font beaucoup trop aujourd’hui.

  • Surtout, l’action linguistique de notre gouvernement se concentre sur des actions essentielles pour enrayer le déclin du français à Montréal.

L'action qui se concentre sur des actions, je ne doute pas que ce soit très efficace, mais je proposerais tout de même :

Surtout, l’action linguistique de notre gouvernement se concentre sur des mesures essentielles pour enrayer le déclin du français à Montréal.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Libre opinion – Français : mener les bons combats » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/369559/francais-mener-les-bons-combats

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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mardi 29 janvier 2013

Ils sont arrivés

  • Après être arrivé ici en décembre 2008, les parents et leurs trois enfants, qui préfèrent ne pas révéler leur identité par crainte des représailles, espèrent la clémence du Canada [...]
    (Marie-Andrée Chouinard dans le site du Devoir, le 19 janvier 2013 à 12 h 44.)

Le sujet implicite de l'infinitif passé être arrivé est un pluriel : les parents et leurs trois enfants sont arrivés en décembre 2008. Il fallait écrire :

Après être arrivés ici en décembre 2008, les parents et leurs trois enfants, qui préfèrent ne pas révéler leur identité par crainte des représailles, espèrent la clémence du Canada [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Les Reyes Mendez sont déportés au Mexique » : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/368825/reyes-mendez

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lundi 28 janvier 2013

Un peu de sérieux

  • Erreur majeure : ce n’est pas parce que c’est drôle que cela ne doit pas être prix* au sérieux.
    (Christophe Huss, dans Le Devoir du 28 janvier 2013.)

Erreur majeure : ce n’est pas parce que c’est drôle que cela ne doit pas être pris au sérieux.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 28 janvier à 18 h 55, je vois que la faute a été corrigée.

« Concerts classiques – Poussif boulevard et odieuse trahison » : http://www.ledevoir.com/culture/musique/369410/poussif-boulevard-et-odieuse-trahison

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dimanche 27 janvier 2013

Prescrire et proscrire

Proscrire et prescrire; paronymes.

  • Les universitaires insistent tout de même pour restreindre et contrôler le temps passer* par les enfants devant les écrans. Les jeux violents, par exemple, sont à prescrire* et la modération a toujours bien meilleur goût…
    (Stéphane Baillargeon, dans Le Devoir du 26 janvier 2013.)

Les universitaires recommanderaient les jeux violents? À mon avis, ils souhaiteraient plutôt qu'on les interdise :

Les universitaires insistent tout de même pour restreindre et contrôler le temps passé par les enfants devant les écrans. Les jeux violents, par exemple, sont à proscrire et la modération a toujours bien meilleur goût…

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Le 27 janvier à 21 h 15, je vois que la faute a été corrigée.

« Les enfants de la télé » : http://www.ledevoir.com/societe/medias/369292/les-enfants-de-la-tele

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samedi 26 janvier 2013

Le rythme qu'elle s'est imposée

S'imposer quelque chose; accord du participe passé du verbe pronominal.

  • La chef de la diplomatie américaine s'était elle-même déclarée il y a quelques mois « épuisée » par le rythme effréné qu'elle s'est imposée pendant quatre ans.
    (AFP, dans lapresse.ca du 25 janvier 2013.)

Dans presque tous les cas*, lorsque le verbe pronominal a un complément d'objet direct (c.o.d.), c'est avec ce complément, s'il est placé devant le verbe, que s'accorde le participe passé. Si le c.o.d. vient après le verbe, le participe passé reste invariable.

Elle a imposé quoi? Un rythme effréné. Le c.o.d. précède le verbe, mais c'est un masculin singulier; il fallait donc écrire :

La chef de la diplomatie américaine s'était elle-même déclarée il y a quelques mois « épuisée » par le rythme effréné qu'elle s'est imposé pendant quatre ans.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

* Font exception s'écrier et s'exclamer; ces deux verbes essentiellement pronominaux s'accordent avec le sujet, « même s'ils ont comme complément d'objet direct une interjection ou une proposition » (Hanse et Blampain) : « Attention! » s'est-elle écriée. Ils se sont exclamés que c'était trop injuste.

« Hillary la binoclarde » : http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201301/25/01-4615234-hillary-la-binoclarde.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4615282_article_POS1

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vendredi 25 janvier 2013

Mener-mener

  • Il y avait d’abord eu le fiasco de l’îlot Voyageur, mené par l’UQAM, qui l’avait amenée à déposer un projet de loi sur la gouvernance des universités [...]
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 19 janvier 2013.)

Il serait souhaitable d'éviter la répétition; de toute manière, je ne pense pas que l'on puisse mener un fiasco. Je suggérerais :

Il y avait d’abord eu le fiasco de l’îlot Voyageur, imputable à l’UQAM [ou imputable principalement à l'UQAM, si c'est l'idée à exprimer], qui l’avait amenée à déposer un projet de loi sur la gouvernance des universités [...]

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Universités - À corriger! » : http://www.ledevoir.com/societe/education/368774/a-corriger

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jeudi 24 janvier 2013

Ses mémoires ont été publiées

Mémoires, masculin ou féminin; genre du nom mémoires.

  • À cette époque, Richard était âgé d'une douzaine d'années. Dans ses mémoires publiées en 1992, il dresse un portrait saisissant de la vie quotidienne durant sa jeunesse.
    (Philippe Cantin, dans La Presse du 21 janvier 2013.)

Au sens de « relation, parfois œuvre littéraire, que fait une personne à partir d'événements historiques ou privés auxquels elle a participé ou dont elle a été le témoin » (Trésor de la langue française informatisé), mémoires est un nom masculin pluriel. Même avis dans le Petit Robert et le Lexis.

Il fallait écrire :

À cette époque, Richard était âgé d'une douzaine d'années. Dans ses mémoires publiés en 1992, il dresse un portrait saisissant de la vie quotidienne durant sa jeunesse.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Richard Garneau : un homme d'exception » : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/philippe-cantin/201301/21/01-4613248-richard-garneau-un-homme-dexception.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_philippe-cantin_1254613_section_POS1

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mercredi 23 janvier 2013

Sans le savoir

Sujet implicite de l'infinitif; grammaire française; syntaxe.

  • Celle-ci, violentée par son mari qui menaçait d'ailleurs de la tuer, ainsi que sa fille, avait voulu engager un tueur à gages pour se débarrasser de son conjoint. Mais sans le savoir, l'homme qu'elle avait voulu embaucher était un agent d'infiltration de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
    (PC dans le site du Devoir, le 18 janvier 2013 à 15 h 7.)

L'homme savait forcément qu'il était un agent d'infiltration de la GRC; c'est plutôt elle qui l'ignorait. La phrase serait mieux construite si le sujet implicite de l'infinitif, savoir, était le même que celui du verbe de la proposition principale :

Celle-ci, violentée par son mari qui menaçait d'ailleurs de la tuer, ainsi que sa fille, avait voulu engager un tueur à gages pour se débarrasser de son conjoint. Mais sans le savoir, elle s'était adressée à un agent d'infiltration de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Il y aurait d'autres façons de s'en tirer :

Celle-ci, violentée par son mari qui menaçait d'ailleurs de la tuer, ainsi que sa fille, avait voulu engager un tueur à gages pour se débarrasser de son conjoint. Mais sans qu'elle le sache, l'homme qu'elle avait voulu embaucher était un agent d'infiltration de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Celle-ci, violentée par son mari qui menaçait d'ailleurs de la tuer, ainsi que sa fille, avait voulu engager un tueur à gages pour se débarrasser de son conjoint. Mais l'homme qu'elle avait voulu embaucher était en fait un agent d'infiltration de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Victime de violence, une femme ne peut invoquer la contrainte comme défense » : http://www.ledevoir.com/societe/justice/368726/victime-de-violence-une-femme-ne-peut-invoquer-la-contrainte-comme-defense

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mardi 22 janvier 2013

Les taux les plus élevés

  • On retrouve les taux de première génération les plus élevés dans trois antennes régionales de l’UQ (Chicoutimi, Abitibi et Rimouski), où il dépasse 70 %. À l’UQAM, il est de 55 %.
    (Michel David, dans Le Devoir du 17 janvier 2013.)

Je proposerais :

On retrouve les taux de première génération les plus élevés dans trois antennes régionales de l’UQ (Chicoutimi, Abitibi et Rimouski), où ils dépassent 70 %. À l’UQAM, le taux est de 55 %.

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« La première génération » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/368553/la-premiere-generation

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