Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 3 janvier 2013

N'eut été le souci constant...

  • N'eut été le souci constant des journalistes de dénoncer le coquin, pour reprendre la belle expression d'Henri Bourassa, bien des gens auraient continué de mener leurs magouilles à l'abri de tout souci.
    (Josée Boileau, dans Le Devoir du 18 avril 2012.)

On écrit n'eût été, avec un accent circonflexe sur le u. Dans cette expression, on peut considérer le verbe être comme un plus-que-parfait du subjonctif ou un conditionnel passé deuxième forme.

Dans un autre ordre d'idées, il me paraîtrait souhaitable d'éviter la répétition :

N'eût été le souci constant des journalistes de dénoncer le coquin, pour reprendre la belle expression d'Henri Bourassa, bien des gens auraient continué de mener leurs magouilles en toute tranquillité [ou en toute quiétude].

Line Gingras
Traductrice agréée (OTTIAQ, ATIO)
Québec

« Opération Gravier – Un premier grand coup » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/347671/operation-gravier-un-premier-grand-coup

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

Posté par Choubine à 12:59 - Langue et traduction - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    il n'y a pas que ce que [...]

    Aurions-nous pu écrire : Il n'y a pas que ce l'on dit; la manière dont on le dit est un message aussi.

    Posté par denise, vendredi 11 janvier 2013 à 13:42
  • Je ne retiendrais pas la formulation sur laquelle vous vous interrogez, pour deux raisons :
    1. Il manque un «que». Le premier «que», dans la phrase d'origine (celle que je mets au bas de mes billets), pourrait être remplacé par «seulement» ou «uniquement»; sinon il faut le conserver, ce qu'on a fait d'ailleurs. Mais on a laissé tomber le deuxième «que», pronom relatif ayant pour antécédent le pronom démonstratif «ce»; ce deuxième «que» est indispensable pour donner au verbe «dire» un complément d'objet direct. (Il n'y a pas que ce que l'on dit = Il n'y a pas que les choses que l'on dit. On n'écrirait pas : Il n'y a pas que les choses l'on dit.)
    2. La phrase d'origine exprime une insistance qui ne serait pas rendue, en français, par le simple verbe «être». Le tour de présentation «c'est» marque une mise en relief; je me suis permis une petite allusion à la version française d'une célèbre phrase de McLuhan, «The medium is the message», souvent traduite par «Le médium, c'est le message» (ou par «Le message, c'est le médium»).

    Posté par Choubine, vendredi 11 janvier 2013 à 15:00
  • Merci, je vérifie l’orthographe d'une grammaire extrêmement riche et malheureusement très peu employée, mais qui fait le bonheur de la langue

    Posté par verdarie, lundi 11 décembre 2017 à 11:27

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