Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

lundi 30 avril 2012

Ce qui aura remplacé quoi?

  • L'émission L'après-midi porte conseil est symboliquement sortie des ondes alors que le gouvernement annonçait les compressions. Qui sait ce qui l'aura remplacé en 2015?
    (Stéphane Baillargeon, dans Le Devoir du 10 avril 2012.)

Le participe passé employé avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le complément d'objet direct, si celui-ci précède le verbe. Qui sait ce qui aura remplacé quoi? L'émission, représentée par le pronom l' :

Qui sait ce qui l'aura remplacée en 2015?

Line Gingras
Québec

« Médias – Radio-Canada en 2015 » : http://www.ledevoir.com/societe/medias/347017/medias-radio-canada-en-2015

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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dimanche 29 avril 2012

Être ou ne pas être des êtres humains

  • Cette lèpre a produit des dégâts que l'on sait monstrueux alors que l'infrastructure agricole de la planète Terre pourrait nourrir, selon les études chiffrées de la FAO, pas moins de 12 milliards d'être* humains.
    (Serge Truffaut, dans Le Devoir du 10 avril 2012.)

Il ne s'agit pas du verbe, mais du nom masculin :

... pas moins de 12 milliards d'êtres humains.

Line Gingras
Québec

* Le 30 avril à 17 h 55, je vois que la faute a été corrigée.

« Crise alimentaire – Banalité du mal » : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/347027/crise-alimentaire-banalite-du-mal

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Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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samedi 28 avril 2012

L'étudiant en médecine, on leur court après

  • Pour l'étudiant en médecine, la formation, même à deux fois le prix actuel de 2200 $ par année, est une aubaine. Ce n'est pas pour rien que les banques leur courent après dès leur première année de médecine...
    (Yves Boisvert, dans La Presse du 28 avril 2012.)

« Les étudiants savent compter », écrit monsieur Boisvert (ou le pupitreur). Tant mieux, mais faisons d'abord la distinction entre un singulier et un pluriel :

Pour les étudiants en médecine, la formation, même à deux fois le prix actuel de 2200 $ par année, est une aubaine. Ce n'est pas pour rien que les banques leur courent après dès leur première année de médecine...

Line Gingras
Québec

« Les étudiants savent compter » : http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201204/27/01-4519923-les-etudiants-savent-compter.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_yves-boisvert_3256_section_POS1

Merci de votre visite. Une question? Je serai heureuse d'y répondre, dans la mesure de ma disponibilité. Voir la rubrique « Contactez l'auteur », dans la colonne de droite.

Il n'y a pas que ce que l'on dit; la manière dont on le dit, c'est un message aussi.

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vendredi 27 avril 2012

Les étudiants au gouvernement

  • Québec rejette l’idée de nommer un médiateur dans le conflit qui s’enlise entre les étudiants au gouvernement.
    (Antoine Robitaille, dans Le Devoir du 27 avril 2012.)

Les étudiants ne sont pas au gouvernement :

Québec rejette l’idée de nommer un médiateur dans le conflit qui s’enlise entre les étudiants et le gouvernement.

  • Aux yeux du cabinet de la ministre Line Beauchamp, « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs représentant le gouvernement, menée par l’avocat Pierre Pilote et les trois associations (FEUQ, FECQ et TACEQ).

L'équipe de négociateurs n'est pas menée par l’avocat Pierre Pilote et les trois associations; on a voulu dire, plutôt, que « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs et les trois associations :

Aux yeux du cabinet de la ministre Line Beauchamp, « l’heure est à la discussion » entre l’équipe de négociateurs représentant le gouvernement, menée par l’avocat Pierre Pilote, et les trois associations (FEUQ, FECQ et TACEQ).

Le syntagme menée par l'avocat Pierre Pilote ajoute une précision; c'est un élément accessoire qui doit être encadré par des virgules.

Line Gingras
Québec

« Crise étudiante : l’horizon est bouché » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/348609/crise-etudiante-l-horizon-est-bouche

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jeudi 26 avril 2012

L'intolérance qui... et que...

  • [...] on peut dire qu'une majorité d'Albertains a rejeté l'intolérance qui transpirait des propos de certains candidats du Wildrose Party et que la chef Danielle Smith n'a pas déplorés avec assez de vigueur.
    (Manon Cornellier, dans Le Devoir du 25 avril 2012.)

La conjonction et unit deux propositions relatives qui se rattachent à l'intolérance :

[...] l'intolérance qui transpirait des propos [...] et que la chef [...] n'a pas déplorée avec assez de vigueur.

Pour que le participe passé puisse s'accorder avec propos, il faudrait supprimer la conjonction de coordination :

[...] l'intolérance qui transpirait des propos de certains candidats du Wildrose Party, et que la chef Danielle Smith n'a pas déplorés avec assez de vigueur.

Line Gingras
Québec

« Des pas qui parlent » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/348397/des-pas-qui-parlent

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mercredi 25 avril 2012

Exprimer le ras-le-bol à l'intransigeance

  • Cette marche pour la Terre, on l'a répété, est devenue l'occasion, à la veille de possibles élections provinciales, d'exprimer le ras-le-bol devant un pourrissement du climat politique et à l'intransigeance gouvernementale dans plus d'un dossier, dont celui de la grève étudiante.
    (Manon Cornellier, dans Le Devoir du 25 avril 2012.)

On a exprimé le ras-le-bol devant deux choses : le pourrissement du climat politique et l'intransigeance gouvernementale. Je ne vois pas ce qui pourrait justifier l'emploi de la préposition à :

Cette marche pour la Terre, on l'a répété, est devenue l'occasion, à la veille de possibles élections provinciales, d'exprimer le ras-le-bol devant le pourrissement du climat politique et l'intransigeance gouvernementale dans plus d'un dossier, dont celui de la grève étudiante.

Line Gingras
Québec

« Des pas qui parlent » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/348397/des-pas-qui-parlent

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mardi 24 avril 2012

Prédécesseur ou successeur?

  • L’ancien chef libéral fédéral Stéphane Dion a pour sa part déclaré sur les ondes de RDI que son prédécesseur a simplement exprimé certaines frustrations que tous ressentent de temps en temps. [Monsieur Dion réagissait à des propos tenus par Michael Ignatieff.]
    (La Presse canadienne dans le site du Devoir, le 24 avril 2012 à 13 h 49.)

Le prédécesseur de Stéphane Dion au poste de chef du Parti libéral du Canada, c'était Paul Martin. Michael Ignatieff a succédé à Stéphane Dion le 10 décembre 2008. Monsieur Dion parlait donc de son successeur.

Line Gingras
Québec

« Indépendance du Québec : Charest surpris des propos d’Ignatieff » : http://www.ledevoir.com/politique/canada/348340/independance-du-quebec-charest-surpris-des-propos-d-ignatieff

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lundi 23 avril 2012

Faites marcher vos doigts

Annuaire et annulaire; paronymes.

  • Au parc Jeanne-Mance, 800 bénévoles ont aidé la foule à recréer une immense main. « Par ici, pour faire l’annuaire*! Le majeur, c’est ici et c’est le meilleur doigt aujourd’hui! », criaient des bénévoles, en riant.
    (Mélissa Guillemette, dans Le Devoir du 23 avril 2012.)

La journaliste a-t-elle vraiment voulu nous dire que les bénévoles ne faisaient pas la distinction entre un doigt, l'annulaire, et un annuaire téléphonique?

Line Gingras
Québec

* Le 25 avril à 12 h 30, je vois que la faute a été corrigée.

« Un grand cri du peuple » : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/348244/un-grand-cri-du-peuple

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jeudi 19 avril 2012

À bientôt

Je vous reviens dans quelques jours. Bonne fin de semaine à tous!

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mercredi 18 avril 2012

L'adversité entre les partis

Adversité.

  • L'adversité extrême entre les partis avait rendu impossible la recherche de terrains d'entente ces dernières années.
    (Bernard Descôteaux, dans Le Devoir du 10 décembre 2011.)

Le Dictionnaire historique de la langue française de la maison Robert fait observer que le mot adversité « s'est dit [...] pour "antipathie, hostilité" (1160) ». Dans ses notes sur l'étymologie et l'histoire, le Trésor de la langue française informatisé propose en effet des exemples évocateurs de cet emploi, qui est cependant « sorti d'usage » selon le Robert historique – alors qu'adversaire désigne toujours un concurrent, un rival, un antagoniste ou un ennemi (Petit Robert).

Adversité ne s'utilise donc plus au sens d'antagonisme ou de rivalité; il est aujourd'hui synonyme de malchance, de malheur ou d'infortune. D'après ce que je vois dans les dictionnaires que j'ai sous la main, on le trouve surtout dans la langue littéraire; le Trésor de la langue française informatisé le définit de la façon suivante : « Sort contraire, circonstances malheureuses (deuil, revers de fortune, etc.) s'imposant comme une épreuve à subir ou à surmonter. »

Exemples :

Il est possible d'être homme même dans l'adversité. (Sartre, dans le Petit Robert.)

Dans cette adversité, son courage ne fléchit pas. (Lexis.)

J'ai su payer par des années d'adversité quelques erreurs de jeunesse. (Cendrars, dans le Lexis.)

Mais je constate [...] que dans l'adversité, ou du moins dans les grandes circonstances de la vie, chacun de nous trouve dans l'Église son plus parfait bien-être. (Barrès, dans le Trésor.)

On aurait pu écrire, à mon avis :

L'antagonisme extrême entre les partis avait rendu impossible la recherche de terrains d'entente ces dernières années.

Line Gingras
Québec

« Assemblée nationale – Le meilleur et le pire » : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/338105/assemblee-nationale-le-meilleur-et-le-pire

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