Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 13 mai 2010

Liseurs de bonne aventure

Liseuse de bonne aventure; liseur de bonne aventure; liseuses de bonne aventure; liseurs de bonne aventure; diseuse de bonne aventure; diseur de bonne aventure; diseuses de bonne aventure; diseurs de bonne aventure.

  • ... les astrologues, les liseurs de bonne aventure, les devins qui voient l'avenir dans les entrailles des poulets... (Patrick Lagacé, dans La Presse du 23 avril 2010.)

Je n'ai pas trouvé liseur de bonne aventure dans les ouvrages consultés (j'ai vu le Petit Robert, le Lexis, le Multidictionnaire et le Trésor de la langue française informatisé aux articles «liseur», «diseur» et «aventure»), mais diseur de bonne aventure, dire la bonne aventure. Le Trésor donne les exemples suivants :

Je me connais en chiromancie, j'ai dit souvent la bonne aventure. (Balzac.)

Un ton de diseuse de bonne aventure. (France.)

Dès qu'un diseur de bonne aventure vous explique minutieusement les faits connus de vous seul, dans votre vie antérieure, il peut vous dire les événements que produiront les causes existantes. (Balzac.)

[...] cette folie endémique qui [...] a remis en crédit, chez le peuple le plus éclairé, dans la première ville du monde, les sorcières et les diseuses de bonne aventure... (Jouy.)

Il fallait écrire :

... les astrologues, les diseurs de bonne aventure...

Line Gingras
Québec

«L'esprit troué» : http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201004/23/01-4273354-lesprit-troue.php

Posté par Choubine à 05:14 - Langue et traduction - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    en revanche, on aurait peut-être pu écrire "les devins qui lisent l'avenir dans les entrailles..." :-)

    Posté par Fabienne, jeudi 13 mai 2010 à 06:13
  • Vous avez raison...

    Liseur, ou liseuse de bonne aventure n'est jamais employé. Il ne serait pas pour autant illogique de le faire, comme Fabienne en fait la remarque.
    En fait, ce qui compte pour le client, c'est le discours rassurant, lénifiant, ou stimulant, que la "diseuse" extrait de ses cartes, de son marc de café, ou de sa boule de cristal.

    Posté par Sceptique, vendredi 14 mai 2010 à 00:08

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