Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

mardi 22 juillet 2008

Syntaxe du gérondif

  • Que nous dit cette décision? Que la citoyenneté n'est pas une simple formalité, un bout de papier que l'on décerne à n'importe qui en prêtant serment sur n'importe quoi. (Christian Rioux.)

Contrairement aux apparences, on ne décerne pas un bout de papier en prêtant serment; la personne qui doit prêter serment n'est pas celle qui décerne le bout de papier, mais celle à qui le bout de papier est décerné. Pour que la phrase soit claire dès la première lecture, il faudrait que le gérondif se rapporte au sujet de la proposition, comme dans les exemples suivants :

Ils allaient à la mort en chantant.
Tu peux réussir en travaillant fort.
Elle essayait de m'attendrir en me parlant de son petit-fils.

On pourrait écrire :

... un bout de papier que n'importe qui peut recevoir en prêtant serment sur n'importe quoi.

... un bout de papier que n'importe qui peut se voir décerner en prêtant serment sur n'importe quoi.

... un bout de papier que n'importe qui peut se voir remettre en prêtant serment sur n'importe quoi.

Line Gingras
Québec

« La citoyenneté n'est pas une formalité » : http://www.ledevoir.com/2008/07/18/198195.html

Posté par Choubine à 23:59 - Langue et traduction - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    (bis)

    Je me pose d'autres questions sur cette phrase.
    Je me demande si le verbe «est» peut avoir ces deux compléments sans une forme ou une autre de répétition, j'essaierais le gérondif «en faisant...», et j'ai l'impression que «décerne» ne convient pas tant qu'on parle d'un bout de papier, justement.
    Essayons:
    «Que la citoyenneté n'est *ni* une simple formalité, *ni* un bout de papier que l'on *remet* à n'importe qui *en faisant prêter serment* sur n'importe quoi.

    Posté par Yves Lanthier, lundi 28 juillet 2008 à 03:15

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