Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

mercredi 28 mai 2008

Un tout petit peu d'analyse

  • À partir du moment où l'inanité musicale de ses Brahms, Debussy, Haydn et Scarlatti n'ont pas suffi [...] à éliminer Takada, on ne peut pas reprocher à ce pianiste expérimenté d'avoir joué le jeu à fond. (Christophe Huss.)

Qu'est-ce qui n'a pas suffi à éliminer Takada, selon le critique? L'inanité musicale de ses Brahms, Debussy, Haydn et Scarlatti. Le noyau du groupe sujet, avec lequel doit s'accorder le verbe, c'est l'inanité musicale - à quoi se rattachent les compléments qui suivent : n'a pas suffi.

Line Gingras
Québec

« Concours musical international de Montréal - Sara Daneshpour, la magnifique » : http://www.ledevoir.com/2008/05/27/191490.html

Posté par Choubine à 00:01 - On ne se relit jamais trop - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

  • J'ai vérifié le sens d'inanité car ce mot employé pour de la musique m'a troublée.
    Peut-on vraiment l'appliquer à l'interprétation d'un pianiste ?

    Posté par Rosa, jeudi 29 mai 2008 à 10:36
  • J'avoue, Rosa, que je m'étais posé la même question, comme c'est un mot que je vois peu souvent. Le «Petit Robert» donne, comme premier sens (rare) : «État de ce qui est vide.» Le «Trésor de la langue française informatisé» précise, mais sans indiquer que l'acception est rare : «Caractère de ce qui est vide, sans réalité, sans intérêt.» J'ai l'impression que cela correspond à la pensée du critique : il veut parler d'une interprétation vide - sans âme.

    Posté par Choubine, jeudi 29 mai 2008 à 13:02
  • Sans doute, mais si on lit trop vite on pourrait presque penser qu'il s'agit de la musique elle-même qui souffre d'inanité.
    Car inanité renvoie à une absence de contenu et pour une interprétation, c'est limite car le contenu existe...

    Posté par Rosa, jeudi 29 mai 2008 à 16:31

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