Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

vendredi 20 juillet 2007

Le chroniqueur et l'apprentie sorcière

  • Pour une fois qu'il ne s'agissait pas d'offrir à nos petits un jeux vidéo, une poupée parlante ou un monstre à piles. (Christian Rioux.)
  • L'affaire aurait été banale si l'une de ces jeunes filles n'avait été étudiante en études littéraires.

... étudiante en littérature.

* * * * *

Monsieur Rioux ne comprend pas que des adultes puissent lire les aventures de Harry Potter : «[...] moi qui m’étais toujours fait une fierté d’avoir lu quelques auteurs qui me paraissaient difficiles à une époque où mes camarades de classe étaient encore plongés dans Bob Morane.»

Toutes mes félicitations rétroactives. Et deux cents points à Slytherin.

Line Gingras
Québec

«Les apprentis sorciers» : http://www.ledevoir.com/2007/07/20/150902.html

Posté par Choubine à 18:55 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

  • En littérature ou en lettres ? Littérature serait le terme québécois ? J'ai suivi des études de lettres modernes (mais mes diplômes français portent la mention Arts et Lettres, sauf le troisième cycle qui a un intitulé trop compliqué à reproduire). Je sais qu'en Belgique ce sont des études de philologie, qu'en Suisse ce sont des études de romanistique, car la part linguistique est plus développée dans ces deux pays qu'en France.

    Ah ! j'ai été aussi amusé d'être cité sur un blogue aussi québéco-québécois et populaire que celui de Patrick Lagacé (le genre de blogue impossible à suivre et à comprendre si l'on n'est pas dans le bain). Merci.

    Posté par Dominique, dimanche 22 juillet 2007 à 15:04
  • Tu me rappelles la rencontre que mes camarades et moi avions eue avec notre directeur de programme, à notre arrivée à l'Université : il nous avait expliqué, si ma mémoire est fidèle, que notre diplôme aurait pour titre «baccalauréat ès arts en études françaises, mention littérature canadienne», mais qu'en fait on dirait couramment «baccalauréat en littérature québécoise» (et tant pis pour Gabrielle Roy et Antonine Maillet). En fait, il y avait un bon nombre de cours de linguistique; et maintenant que tu en parles, je me demande pourquoi on disait «études françaises», et non «lettres»...

    Lorsque je jette un coup d'oeil aux commentaires répondant à des billets de journalistes blogueurs comme Patrick Lagacé ou Michel Vastel, je vois souvent que des lecteurs affirment ne fréquenter aucun autre blogue. Au mieux, ils semblent se limiter à des blogues québécois. J'ai pensé ouvrir un peu la fenêtre...

    Posté par Choubine, dimanche 22 juillet 2007 à 15:49
  • Le même phénomène existe chez certains journalistes-blogueurs français (en vrac Assouline, Birenbaum, l'ignoble Morandini) et même chez la blogostar française par excellence : en fait, les commentateurs viennent là parce qu'ils se rattachent à une personnalité médiatique (je peux écrire à l'homme qui passe à la télé), d'où le grand nombre de commentaires, et ensuite parce qu'il y a déjà beaucoup de commentaires. Cela se transforme alors non plus en forum, mais en une sorte de communauté avec des rites (preum's), des clans, des exclusions, des messages personnels. La plupart n'ont pas de blogue, pas de site, pas de compte Flickr ou Dailymotion ou Wikipedia, même pas une petite page MSN de présentation. Je pense que la logique est différente de celle des blogues plus classiques où en fait il y a une majorité de commentateurs-blogueurs (ou ayant une activité de production personnelle ou collective ailleurs). C'est donc un peu le bistrot où les gens se défoulent. Je suis même frappé dans certains cas de voir que quelques-uns tiennent permanence heure par heure.

    Posté par Dominique, lundi 23 juillet 2007 à 04:27
  • C'est ce que j'ai découvert la semaine dernière, en allant faire un tour sur un blogue de Cyberpresse consacré à notre glorieuse équipe de hockey (le Canadien), «Sans ligne rouge».

    Posté par Choubine, lundi 23 juillet 2007 à 04:51
  • Situation typique, le commentaire de match en direct, comme dans un clavardade. Je l'ai vécu lors du premier Loft Story en France sur des forums Usenet où j'ai vu débarquer des gens qui n'avaient jamais participé et qui décrivaient tout à la minute. Je l'ai revu lors de la présidentielle sur certains blogues qui appelaient à commenter en direct les interventions télévisées des candidats. Bon... on se tient à côté, et puis on réfléchit.

    Posté par Dominique, mercredi 25 juillet 2007 à 13:46

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