Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

jeudi 6 juillet 2006

«Mon pays, ce n'est pas un pays*»

  • Il faut savoir que les phytocides sont interdits d'usage en forêt publique depuis 2001 au Québec, qui est d'ailleurs le seul gouvernement au Canada à l'avoir fait. (Alain Castonguay, rédacteur en chef du journal Le Monde forestier.)

Les phytocides sont interdits d'usage en forêt publique, où cela? - Au Québec, complément circonstanciel de lieu désignant le territoire du Québec, et non pas le gouvernement.

J'ai abordé il y a une semaine la question de l'emploi de faire comme verbe substitut. Dans le cas présent, on ne saurait mettre en parallèle une construction active - un gouvernement qui a fait quelque chose - et un tour passif, où il est question de produits qui sont interdits.

Comment résoudre ces deux difficultés? Je proposerais :

Il faut savoir que le Québec interdit l'usage des phytocides en forêt publique depuis 2001; c'est d'ailleurs le seul gouvernement à le faire au Canada.

* * * * *

  • Mais si le Québec cessait demain matin de couper des arbres en forêt, d'autres pays continueraient de le faire.

Je ne voudrais chagriner personne, mais il faudrait tout de même s'en rendre compte : le Québec n'est pas un pays, au sens politique du terme.

Par ailleurs, le verbe faire est correctement utilisé, ici, comme substitut de couper.

* * * * *

  • Ce projet est issu de la réflexion d'un ingénieur forestier, Daniel Bélanger, de la Société d'exploitation des ressources de La Neigette, qui a vu dans ce projet de remise en forme un bon moyen de valoriser les métiers de la forêt.

Pour éviter une répétition pas très heureuse : ... qui y a vu un bon moyen... ou ... qui a vu un bon moyen...

Si le contexte n'était pas assez clair, on pourrait conserver le syntagme de remise en forme :

Ce projet de remise en forme est issu de la réflexion d'un ingénieur forestier, Daniel Bélanger, de la Société d'exploitation des ressources de La Neigette, qui a vu là un bon moyen de valoriser les métiers de la forêt.

Line Gingras

* Gilles Vigneault

«Viser la cible, mais la bonne!» : http://www.ledevoir.com/2006/07/05/112938.html

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