Choux de Siam

Parce que j'aime les choux de Siam, et pas seulement la grammaire (carnet dédié à monsieur Raymond Laganière, autrefois professeur de français à la polyvalente Donnacona)

lundi 15 mai 2006

Ni fleurs ni couronnes - Le présent historique, je veux bien...

Présent historique.

  • ... les experts médicolégaux montrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoua son crime et fut condamné. (Pauline Gravel.)

On peut très bien raconter des faits passés au présent historique, ou commencer le récit au passé et opter pour le présent lorsqu'on arrive au point central de l'action. On peut aussi, évidemment, tout relater au passé. Mais dans l'exemple à l'étude, la journaliste utilise tantôt l'un tantôt l'autre sans raison apparente, alors qu'il y aurait lieu, en principe*, de choisir entre ces trois possibilités :

... les experts médicolégaux montrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique est très semblable et contient la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoue son crime et est condamné.

... les experts médicolégaux montrèrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police met finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoue son crime et est condamné.

... les experts médicolégaux montrèrent toutefois du doigt un jeune garçon de 14 ans dont le profil génétique était très semblable et contenait la fameuse singularité génétique. Après avoir enquêté sur la famille de l'adolescent, la police mit finalement la main au collet de l'oncle paternel du jeune garçon, qui avoua son crime et fut condamné.

Line Gingras

* Je dis «en principe», parce que le récit commence en fait plusieurs lignes plus haut, au présent historique, et que les deux dernières reformulations supposeraient bien entendu une révision du passage que je n'ai pas cité.

«Arrêter un criminel grâce à l'ADN d'un proche parent» : http://www.ledevoir.com/2006/05/15/109261.html

Posté par Choubine à 02:43 - Ni fleurs ni couronnes - Commentaires [0] - Permalien [#]